Tchia : Nous avons pu reposer les mains sur le jeu d’Awaceb inspiré de la Nouvelle-Calédonie et on a aimé ça !

Tchia keyart

Annoncé aux Game Awards 2020, Tchia a fait sensation par la liberté que semblait nous offrir son monde ouvert dans lequel une jeune fille se retrouvait à évoluer toute seule grâce à ses pouvoirs lui permettant bien des choses.

À chacune de ses apparitions, et notamment grâce à plusieurs journaux de développeurs, le jeu a su ravir les joueurs et joueuses par la beauté, la fidélité mais aussi l’amour apporté aux paysages de la Nouvelle-Caledonie, dont il est grandement inspiré.

Maison d’origine des co-fondateurs du studio, Tchia est une ode aux îles du Pacifique et après l’avoir approché à la Gamescom cet été, nous avons pu y jouer à nouveau, cette fois-ci pendant plusieurs heures.

Conditions d’aperçu : Au cours de cette nouvelle prise en main, nous avons pu visiter l’intégralité de la première île du jeu, en long en large ou en travers, pour un total de 6h de jeu sur PC.

Bienvenue à Weliwele

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Notre nouvelle incursion dans les terres néo-calédoniennes débutait lors du chapitre 4 de l’aventure, tandis que Tchia débarque dans le petit village de Weliwele. Là, accueillie à coup de fusil, elle rencontre Gaby et sa fille Louise. L’occasion pour nous de nous rendre compte une nouvelle fois du soin apporté à la culture, au langage, aux coutumes et aux populations locales.

Mais ce fut également l’opportunité de commencer à apercevoir ce que pouvait donner la partie narrative du titre qui, même s’il nous proposera un monde ouvert bac-à-sable à explorer de fond en comble en semi-liberté, nous offrira une histoire qui semble touchante au premier coup d’œil.

Pour la faire bref, Tchia et son père vivent reclus sur un petit bout de l’archipel, quand ce dernier se fait enlever par un homme mystérieux, bras droit du dirigeant des îles, Meavora. Tchia va alors devoir demander une audience afin de faire libérer son père. Mais pour cela, il lui faut réunir toutes les offrandes nécessaires pour accomplir la Coutume, sorte de rituel pour remercier quelqu’un du temps accordé.

Une fois ce décor planté, nous retrouvons Tchia à Weliwele, à la recherche d’un crabe rouge. Direction une petite zone au sud pour le trouver avant d’aller le cuisiner en compagnie de Louise, qui se lit d’amitié avec la jeune fille. Un ensemble un peu FedEx mais on se réservera sur ce point concernant la suite du jeu que nous n’avons pas encore vu. Le repas prêt, il est temps de le déguster en musique avec toute la troupe du village, l’occasion pour nous de nous essayer au ukulélé et de se rendre compte qu’il ne sera pas aisé de réussir toutes les notes. Pas de panique, vous pouvez passer en jeu automatique pour simplement profiter de ces séquences musicales exceptionnelles, empreintes de nostalgie et d’hommage vibrant à la Nouvelle-Calédonie.

À la fin de notre quête nous liant à Louise, la jeune fille nous a remis un appareil photo nous permettant d’illustrer nos découvertes. Photos que nous ne pourrons découvrir qu’en les développant dans des zones dédiées, comme à « l’ancienne ». Et c’est d’ailleurs ce qui va caractériser le global de l’expérience joueur dans Tchia. Ne pas tout donner tout de suite aux joueurs et joueuses, mais les laisser visiter, chercher, galérer aussi pour avancer et ne pas tout leur servir sur un plateau à coup de repères ou de fenêtres d’aides contextuelles.

Débrouille-toi et profite !

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Nous en avons d’ailleurs fait les frais dans nos premières minutes d’aventure. La faute à une mauvaise habitude des jeux récents et leur « ubisoftisation » du monde ouvert. Tchia mettra à votre disposition une carte et une boussole, mais ne vous indiquera jamais en temps réel la position de la jeune fille aux cheveux noirs.

Il vous faudra trouver des éléments remarquables dans le décor, utiliser votre deltaplane ou les arbres pour vous balancer, ou encore trouver des feux de camp, panneaux d’orientation ou points de vue pour révéler la carte et par la même occasion votre position sur l’île. Une bonne idée dans l’absolu mais qui pourra engendrer quelques frustrations pour les non-initiés. Surtout que Tchia ne se déplace pas très rapidement à pied, ce qui sera un peu mieux en radeau pour faire le tour de l’île ou traverser les lagons.

Ce radeau est d’ailleurs assez complet à manœuvrer puisqu’il vous faudra gérer l’intensité de la voile ainsi que la barre pour vous diriger où vous le souhaitez. Bonne nouvelle, des ports sont disponibles un peu partout autour de l’île, vous permettant de rapatrier votre radeau ou encore de procéder à un voyage rapide vers ceux que vous aurez débloqués. Mais là où nous avons pris notre pied, ce fut tout de même lors de la découverte des terres intérieures, des montagnes et des environnements magiques et magnifiques que nous a offerts la seule île accessible, représentant un tiers du territoire modélisé. À pied certes, mais pas que.

Petit oiseau si tu n’as pas d’ailes

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L’une des particularités de l’aventure Tchia réside dans le fait que la jeune fille possède un pouvoir mystérieux, dont on ignore encore pour l’heure l’origine. Grâce à son œil gauche, la fillette va pouvoir viser n’importe quel objet inanimé ou encore n’importe quel animal et bondir dans son âme afin d’en prendre le contrôle durant un temps limité. S’envoler vers les cieux ou scruter les profondeurs marines devient aussi grisant que nous l’espérions.

Une mécanique de gameplay ultra-punchy et qui répond du tac au tac quand il s’agit de se servir des animaux ou objets pour se défendre notamment contre des poupées de tissus présentes dans des camps spécifiques, seul aspect néfaste par ailleurs de toute l’aventure onirique et pacifique de Tchia, mais aussi pour enchainer les cascades par exemple.

Tchia proposera par ailleurs pléthore d’activités pour remplir son monde ouvert, bien que l’on pourrait regretter le vide entre ces zones très localisées et qu’il restera à déterminer : jeux de rythme, courses de radeaux, défis de plongeon, totems à sculpter etc., le tout associé à des collectables en grande quantité comme des fruits d’endurance, des figurines tressées ou encore des statues de Meavora à détruire, mais aussi à une quantité astronomique d’objets de personnalisation pour notre personnage ou nos outils.

Nous avons même pu participer à une chasse au trésor à plusieurs étapes dans laquelle nous avons déjà progressé de 5 coffres avant de s’arrêter là pour ne pas se gâcher la surprise avant la sortie finale. Nous avons également pu débloquer davantage de possibilités avec notre ukulélé (grâce aux empilements de pierres) qui nous réserve davantage de surprises que nous ne l’aurions cru (ajouter une bulle d’air autour de notre tête pour nager sous l’eau sans restriction ou encore changer l’heure de la journée par exemple), une très belle trouvaille qui nous a conquis.

Le tout semble fonctionner de manière cohérente et proposer tellement de contenu aux joueurs et joueuses qu’il n’a rien à envier à certains jeux AAA devenus trop insipides dans leur manière de récompenser le joueur. En parlant de récompense, il faut noter que pour augmenter sa jauge de bond d’âme, il nous faudra ouvrir des portes à totems, totems que l’on aura sculptés dans des stands dédiés.

Il faut savoir que nous avons subi quelques chutes de framerates, des lags et crashs, mais il faut remettre en perspective qu’il s’agit d’un jeu en cours de développement. Un mot de l’aspect sonore qui est parfaitement dépaysant à souhait avec des mélodies et chansons qui sont tout simplement à la fois poétiques mais aussi organiques, que l’on sent intiment réfléchies et voulues comme telles par les développeurs.

Bref, nous n’avons certainement pas tout vu lors de ce long aperçu de l’univers de Tchia. Reste encore à découvrir l’aspect narratif qui semble tenir une place importante, mais aussi les autres îlots de l’archipel du Pacifique. Nous avons été séduits par ce deuxième rendez-vous néo-calédonien, aux paysages, musiques, effets visuels de très grande qualité, il n’y a plus qu’à patienter quelques semaines avant de découvrir Tchia, prévu sur PC et consoles PlayStation dès le début de cette année.

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Jango Jack
Jango Jack
7 jours plus tôt

Alors Tchia ne m’attire toujours pas plus que ça. Toutefois, ça à l’air si rafraichissant, emprunt d’une certaine « pédagogie », du moins d’un partage et d’une volonté de transmettre cet amour pour la Nouvelle-Calédonie, en utilisant le JV, que je ne peux que saluer la proposition. De nos jours, ca me semble peu courant d’utiliser ce ludisme pour faire la « carte postale » d’une culture (si vous avez des exemples). Pour cette distinction, j’encourage vivement la démarche, en espérant que les développeurs rencontreront le succès escompté! Merci pour votre « preview » au passage,… Lire plus »

Dernière modification 7 jours plus tôt par Jango Jack
Jango Jack
Jango Jack
2 jours plus tôt
Répondre à  Florian

Eh bien merci de votre réponse à mon tour! C’est vrai que Ghostwire propose à sa manière un Tokyo plus fidèle que ce que nous ayions l’habitude de voir (dommage au passage qu’il ait souffert d’un développement quelque peu houleux et d’une réception globale mitigée, car il regorge de bonnes idées en dépit de ses défauts). L’autre que j’avais en tête, c’est Aurion : L’Héritage des Kori-Odan (un action RPG de 2016), développé par un studio camerounais (Kiro’o Games). S’il a réussi à se mettre en lumière par son origine… Lire plus »

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