Virtua Fighter : Quête d’authenticité et pureté du geste, retour sur un pionnier de la 3D

La popularité n’est jamais acquise : elle dépend de multiples facteurs, des époques comme des individus. En 2026, Virtua Fighter n’impose plus autant. Il attire moins le regard, charme moins les joueurs et joueuses. Il n’est plus, du moins en surface, à la hauteur de ses héritiers. Pourtant, au-delà de l’importance historique de la licence dans le jeu de combat et dans le médium vidéoludique, son retour — via ce que l’on nomme encore le New Virtua Fighter Project — se fait attendre, comme la promesse d’une évolution. Depuis plusieurs années maintenant, en l’absence d’un nouvel épisode, d’un Dead or Alive ou d’un SoulCalibur, la scène du jeu de combat 3D s’est retrouvée seule avec Tekken, sans véritable concurrence. Forcément, la série a fini par puiser chez les collègues 2D afin de combler un vide.

Si Tekken s’est toujours démarqué grâce à la qualité de ses déplacements, Virtua Fighter restera à jamais le grand maître. Le vieux sensei barbu. Celui qui, malgré l’âge, malgré les rides, malgré l’arthrose découlant de fondations vieilles de plus de trente ans, incarne encore l’authenticité. La pureté du geste. La maîtrise martiale. L’affrontement juste, presque moral. Il y a quelque chose de naturel, un soin accordé à ce pseudo-réalisme qui continue de fasciner. Rien de surprenant lorsque l’on connaît un tant soit peu la licence. Il faut donc revenir à ce qui fait la singularité VF. À ce qui forge son aura. Pourquoi Virtua Fighter possède cette présence unique : ce sentiment d’authenticité qui pousse des joueurs et joueuses à s’y consacrer encore, en dépit de l’absence d’une communauté capable de faire briller la licence à sa juste valeur ?