Ranger’s Path: National Park Simulator : On y a joué, est-ce plaisant d’être garde forestier ?
Publié le :
Pas de commentaire
Rédigé par Mathieu Corso
Avec Ranger’s Path: National Park Simulator, l’éditeur Astragon n’en a peut-être pas tout à fait fini avec les simulations de divers métiers. Après un Seafarer: The Ship Sim produit par l’éditeur et studio allemand, cette simulation de garde forestier est en revanche développée par les slovaques de To-Go Games, qui en est à sa première production. Nous avons pu toucher durant quelques heures à cette version accès anticipé de ce simulateur, et est-ce que le soft se révèle être une bonne surprise en attendant sa sortie en version définitive ?
Sommaire
ToggleWalker Texas Ranger
Comme toutes les simulations qui peuvent exister, Ranger’s Path: National Park Simulator reste dans le classique. Le titre vous fait commencer en créant votre personnage, parmi un choix de modèles. Entendez bien qu’ici, l’éditeur de personnage sera strictement limité, avec le choix du sexe, et seulement trois petits choix de visage côté féminin, comme masculin. D’ores et déjà, cette mécanique est extrêmement famélique. On espère toutefois que l’accès anticipé permettra aux petits gars de To-Go Games, de rectifier le tir et d’offrir plus de possibilités de personnalisation à l’avenir.

Mais bref, une fois le personnage confectionné, vous voilà prêt à prendre votre poste dans le parc national de Faremont. Vous pourrez ainsi évoluer en véhicule et parcourir la route, ou bien au contraire vadrouiller à pied dans les divers sentiers, où se promènent la plupart des visiteurs du parc. Pour le reste, sachez que vous commencez dans votre refuge, où il sera possible d’effectuer un voyage rapide, de dormir une fois que ce sera possible pour passer la nuit, ou bien visiter le centre d’accueil à côté.
Ce dernier n’a cependant pas énormément d’interactions, hormis y ajouter vos diverses photos de la flore et la faune locale, afin d’intéresser les visiteurs. Un peu comme le refuge, ce centre d’accueil est sous-exploité. Par ailleurs, il est fort dommage que le jeu ne nous autorise pas pour l’heure, d’effectuer des rondes nocturnes. Ce serait effectivement une bonne idée pour casser la routine de la journée, bien qu’il y ait quelquefois des conditions météorologiques changeantes, n’apportant que peu de conséquences finalement.
Et le manque de conséquences sur la plupart des mécaniques, nous ne cesserons de le rabâcher tout au long de cet article. Mais avant cela, force est de constater que Ranger’s Path: National Park Simulator reste convenable techniquement comme artistiquement. Nous sommes dans un premier temps enthousiasmé par les décors verdoyants, oscillant entre sentiers, forêts, clairières et quelques campings alentours. Il y a même un peu de vie dans le jeu, avec quelques randonneurs sillonnant les environs.
C’est encourageant, mais on regrettera encore une fois une technique vraiment datée sur les modèles 3D. Le tout y est assez robotique, comme les animations ou la physique de jeu, très étrange et vieillotte. Pour le premier jeu du studio slovaque il y a quand même de l’espoir, mais il va falloir cravacher pour obtenir un résultat flamboyant. D’autant que la plupart des environnements finissent par se ressembler, et il serait peut-être judicieux pour les équipes de To-Go Games, d’ajouter sans doute plus de biomes différents pendant son accès anticipé, qui sort ce 10 mars sur Steam.
La dure vie barbante d’un garde forestier

Maintenant que les bases sont posées, il faut bien se faire respecter en tant que nouveau garde forestier fraichement arrivé dans la région. Pour ce faire, vous pouvez dans un premier temps interagir avec les divers personnages, afin de notamment vérifier leur autorisation. Comme dans un Papers Please, vous devez vérifier la date de la validité, le type d’abonnement et si le protagoniste se trouve au bon endroit et à la bonne période de la journée (matin ou après-midi). En fonction de ce que vous trouvez, vous pouvez ainsi leur prononcer la sentence. Au choix vous pouvez valider ses papiers car tout est en règle via un choix de dialogue, ou bien lui annoncer qu’il est en effraction.
Par la suite, vous pouvez décider de l’exclure, passer l’éponge, le rappeler à l’ordre, ou bien tout simplement lui mettre une amende. Une fois que vous avez validé votre réponse, cette dernière clignotera en vert si vous avez raison, et rouge si vous avez tort. Une mécanique quand même plaisante au début, mais hélas sans conséquences même si vous vous plantez, hormis ne pas avoir de l’expérience au pire. On aurait aimé avoir à minima des points de pénalité, mais ce n’est pas le cas. Les développeurs ont visiblement en tête d’inclure de nouvelles mécaniques au fil de cet accès anticipé censé durer un an, et voyons si ces derniers feront le nécessaire pour embellir l’ensemble des mécaniques de jeu.
Bien évidemment, sachez que l’on retrouve encore cette absence de conséquences, notamment si vous n’allez pas dans votre refuge à temps. Vous commencez votre travail à 7h30 et une fois les 19h passé dans le jeu, Effy, la protagoniste étant avec vous en permanence en radio, vous sommera de retrouver votre nid douillet afin de terminer votre journée en cours. Si vous ne le faites pas, vous aurez juste un écran de chargement, et passerez automatiquement à la journée suivante, au matin. Une fois encore, aucune pénalité à signaler, montrant que Ranger’s Path; National Park Simulator doit s’améliorer considérablement.
En dehors de ces écueils frustrants, il faut souligner une progression autant répétitive que peu gratifiante sur la finalité. Si vous voulez effectivement continuer vers la prochaine mission principale, vous serez dans l’obligation de gagner de l’expérience. Pour ce faire, vous devrez au choix ramasser des ordures, déblayer quelques obstacles sur les sentiers, vérifier les autorisations, renseigner les visiteurs pour les guider ou répondre à leur question, voire tout simplement restaurer certains éléments des nombreux sentiers, ainsi qu’effectuer des missions annexes. Elles vous seront donné souvent aléatoirement par Effy, et vous serez libres de les accepter ou non.
Dans l’absolu, Ranger’s Path: The National Park Simulator propose des activités diversifiées pour parvenir à la prochaine mission, mais seule la plupart des quêtes principales seront des plus intéressantes. Entre suivre des traces de pas à l’aide de votre sens de garde forestier activable via une touche, en passant par traquer également des braconniers ou bien des individus mettant le parc national sans dessus dessous avec des graffitis un peu partout, il y aura quand même de quoi faire. C’est peut-être même l’une des forces du soft, hélas desservies par un côté annexe et une progression qui seront trop barbantes après plusieurs heures. On notera également des missions où vous devez retrouver des randonneurs perdus, et passer par des choix de dialogue sur comment le prendre en charge, mais ces phases sont trop rares pour être grisantes.
Les outils du parfait garde forestier

Dans les autres éléments de gameplay, il faut savoir que votre garde forestier sera doté d’une tripotée d’outils afin de réparer des ponts, ou repeindre des bancs voire des panneaux. En fonction de ce que vous aurez à réparer, une icone s’affichera sur l’objet à réparer pour vous montrer quel outil utiliser. Il faudra ouvrir à ce moment-là une roue de sélection, et sélectionner le bon accessoire pour commencer le travail. Vous devrez en fonction de l’appareil sélectionné (clé à molette, marteau etc.), réaliser une petite QTE, différente en fonction de l’outil. Une fois réalisée, cela restaurera l’objet en question.
Vous aurez également une pince à déchets, avec un sac poubelle qui se remplira au fur et à mesure, et qu’il faudra vider avec une poubelle dans les environs. Des séquences QTE qui par ailleurs, ne sont pas très stimulantes, parfois truffées de bugs. Et surprise, cela n’a aucune conséquence de les rater. Ranger’s Path; National Park Simulator se veut visiblement un peu trop chill, et donc vite redondant sur sa boucle de gameplay, déjà égratignée par sa progression.
Il y a cependant un minimum de variété d’outils à disposition, mais il faut souligner une roue de sélection encore capricieuse actuellement. Il est fréquent de devoir s’y reprendre à plusieurs fois en cliquant dessus, afin que notre protagoniste se décide à le sélectionner. On notera à cela une rigidité dans les contrôles du personnages, trop limité. Quelques murs invisibles viennent aussi jouer les trouble-fêtes sur cette carte, ce qui vient ternir l’expérience de jeu.
D’ailleurs pour une simulation, la conduite du véhicule est très discutable pour le moment. Le feeling n’en reste pas moins relativement vieillot et avec assez peu de sensations crédibles. Nous avons l’impression de contrôler une savonnette, et une localisation des dégâts sur notre bolide n’aurait pas été de refus, afin d’augmenter le réalisme de cette simulation. On ne boudera pas cependant notre plaisir avec l’utilisation d’un appareil photo, tentant de diversifier un gameplay qui en a bien besoin, afin de photographier la faune et la flore.
Enfin, concernant l’interface globale de la tablette qui nous sert de hub pour les objectifs de mission voire la map et ou lexique de la faune et flore, c’est assez épuré. Mais encore une fois, des éléments qui auraient pu être chouettes comme un arbre à compétences voire un aspect gestion, sont aux abonnés absents.
En sortant de ces nombreuses heures de Ranger’s Path: National Park Simulator, on ne peut pas affirmer qu’il s’agisse pour l’instant d’une simulation de garde forestier qui casse des briques. Bien que le cœur du gameplay soit fonctionnel pour un titre en accès anticipé, nous avons encore le sentiment qu’il manque énormément de mécaniques de jeu pour faire du soft une petite pépite. Hélas, hormis quelques missions principales franchement plaisantes, on se retrouve avec des éléments de gameplay sans grosses conséquences ou au pire, une boucle trop routinière, qui peut vous faire lâcher le titre trop rapidement. C’est une impression globalement mitigée que nous laisse cette simulation qui a un potentiel, et voyons si au fil de l’accès anticipé, les slovaques de To-Go Games sauront inverser la tendance.











