WWE 2K26 : Nous avons joué à ce nouvel épisode, qui est prêt à nous envoyer par-dessus la troisième corde
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Rédigé par Mathieu Corso
La franchise WWE 2K revient logiquement cette année avec WWE 2K26. Après un épisode 2025 franchement convaincant à tous les étages, WWE 2K26 a l’ambition de dessiner une continuité avec plus de contenus et quelques améliorations notables sur son gameplay et ses modes. Nous avons pu le tester en avance durant 3h30 dans les locaux de 2K à Londres, et il faut dire que cette mouture 2026 s’annonce aussi soignée que son prédécesseur.
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ToggleDes nouveautés sur chaque mode de jeu, ou presque
Avant toute chose, il faut savoir que nous avons pu poser nos mains sur une version Xbox Series X presque définitive de WWE 2K26, et que nous avions accès au jeu dans son intégralité. Cela nous a permis à minima d’avoir un vague aperçu de ce que le titre proposera lors de sa sortie le 6 mars prochain pour ceux disposant de l’accès anticipé, et le 13 mars pour tout le monde. D’ailleurs, nous avons directement commencé notre session par le mode Showcase, retraçant systématiquement la carrière de divers catcheurs ou groupes.

Et après la Bloodline’s Dynasty, c’est CM Punk qui a été choisi. Un peu comme le précédent opus, sachez qu’il y aura très peu de changements sur ce mode dans sa structure pure et dure. En effet, nous enchaînerons certains matchs mythiques du « the best in the world« , et où la liberté sera encore de mise. Vous devrez réaliser des objectifs que l’on vous donne sur le match qui, s’ils sont remplis, vous permettront de récupérer à la fin du match quelques récompenses. Soit un cheminement similaire au précédent volet dans ce mode, avec toutefois le mode secondaire du Showcase qui fait son apparition, avec Gauntlet.
Si vous pouvez effectivement gagner toutes les rencontres de manière classique (cela sera toutefois à confirmer lors de notre test final), vous pouvez ici enchaîner les matchs. De fait, cette variante greffée à Showcase est une sorte de « what if », afin de tenter de gagner des matchs que CM Punk n’a jamais gagnés. À la clé, vous glanerez beaucoup plus de récompenses. À noter que l’on pouvait choisir aussi AJ Lee en catcheuse, mais nous n’avons pas eu le temps d’en prendre le contrôle dans cette courte preview. Dans l’idée, le mode showcase semble reposer encore sur des bases solides, et nous sommes curieux de creuser un peu plus cette variante Gauntlet, intéressante dans le fond et diversifiant l’expérience de Showcase, déjà bien immersive.
Concernant les modes Mon GM et Mon Ascension, ne vous attendez pas à une révolution flagrante, la boucle reste identique au précédent opus, du moins sur mon GM. Le plus intéressant sera Mon Ascension qui disposera de deux scénarios inédits comme WWE 2K25, soit côté division masculine et féminine. L’intérêt sera certain de se lancer sur ce mode, bien que nous restons exactement sur les mêmes bases que son prédécesseur. Soit des successions de dialogues avec des choix vous conditionnant en héros ou méchant, ce qui changera certains éléments dans le scénario, et surtout la succession de matchs qui s’ensuit. L’amélioration de votre superstar personnalisée ne change pas en matière d’interface, similaire au précédent volet, même s’il y a eu de légères retouches sur le visuel.
Vous l’aurez compris, ces deux modes ne brillent pas par le renouveau, mais restent des plus complets tout en caressant les fans dans le sens du poil. Bien entendu, le mode univers sera de retour également, avec un aspect encore plus modulable. Quant au mode Mon GM est excitant avec la possibilité de réaliser son propre show et de choisir ses superstars par l’intermédiaire de draft tout en étant en concurrence avec les autres shows, ce mode Univers vous permet de le créer de toute pièce, sans limite. Vous aurez, comme dans le précédent opus, la possibilité de faire votre show en mode classique (avec plus de liberté), ou Superstars, soit avec les catcheurs de chaque show déjà en place. Et surprise, sachez que ce mode Univers offre beaucoup plus de possibilités que WWE 2K25. Effectivement, attendez-vous à, dans un premier temps, programmer comme bon vous semble des drafts sur le calendrier, si vous voulez ajouter un peu de piquant à votre show.
De plus, sachez qu’avant de commencer votre partie Univers, vous aurez la faculté de choisir, du moins sur le mode classique, le type de show que vous voulez inclure parmi cinq de bases (Raw, NTX, Smackdown, WCW Nitro, ECW), ou des créations personnalisées. Cerise sur le gâteau, vous pouvez aussi choisir à quelle periode commencer, et par quels shows spéciaux parmi une tripotée (Summerslam, Vengeance Day etc.). Rien qu’ici, la diversité est juste immense en matière de personnalisation, et les fans ne voulant pas jouer les matchs auront l’autorisation de regarder leur propre show, comme s’ils le regardaient sur Netflix en direct finalement. Sachez que faute de temps, nous n’avons pas pu tout voir sur ce mode, mais dans l’absolu, entre rajouter plus d’images et surtout avec le fait d’aiguiser plus précisément les diverses rivalités entre superstars, le mode Univers de WWE 2k26 s’annonce palpitant. L’ensemble sera à confirmer sur le test mais en tout cas, les ajouts sur le mode sont plus que grisants, comme The Island.
Une continuité appréciable dans The Island

Avec l’introduction de ce mode The Island l’année passée, il était évident que Visual Concepts allait embellir ce nouveau mode à la NBA 2K dans l’esprit. D’ores et déjà, dites adieu à l’esthétique tribal pour une nouvelle carte, la décharge. Ici, vous allez rencontrer divers catcheurs comme CM Punk voire Randy Orton dans un nouveau scénario. Contrairement au précédent opus, ça y est, l’ensemble est un peu plus vivant avec des cinématiques qui arrivent à dynamiser la narration. Du peu que nous avons vu, le tout s’avère tout aussi génial que risible dans certaines situations, et devrait divertir sans problème les fans comme les nouveaux venus. Nous attendons cependant de voir de quoi il en retournera sur notre verdict final, mais l’ossature sera sûrement la même.
Qui plus est, le titre nous demandera de choisir parmi 3 factions distinctes entre l’ordre du Chaos de CM Punk, l’anarchie de Cody Rhodes ou encore l’ombre avec une autre catcheuse. Cela permettra d’obtenir des récompenses de la faction choisie, tout en augmentant la réputation avec cette dernière. La boucle sera également bouclée, avec le fait de pouvoir faire des matchs pour les deux autres factions, permettant de déverrouiller les autres récompenses cosmétiques pour ces derniers.
Indéniablement, The Island semble en tout cas toujours chouette à parcourir. Notez qu’en plus des diverses boutiques permettant de changer le look de votre protagoniste (importable du mode Mon Ascension par ailleurs), ainsi que des autres endroits où vous pouvez faire des matchs à règles spécifiques, les cinématiques se dotent encore de choix de dialogues. Il faudra vérifier lors de notre test final si cela aura un impact sur la narration.
Également, on attend de voir si l’aspect microtransaction ne sera pas trop envahissant, avec notamment le Ringside Pass, le nouveau système de Battle Pass de la franchise. Nous tendons plus vers le négatif sur ce point, mais attendons de tester longuement cet aspect lors de notre test afin d’en avoir le cœur net. Mais bref, WWE 2K26 sera colossal avec son contenu ultra généreux, parvenant quand même à passer d’un roster de 300 catcheurs à plus de 400 jouables rien que sur cet épisode. C’est gargantuesque, même s’il y a aussi dans le lot quelques variantes de superstars qui viennent grossir le chiffre.
Le gameplay et la technique mieux peaufinés, ou presque

Pour le gameplay, le bébé de Visual Concepts a consenti à faire de gros efforts. D’ores et déjà dans la maniabilité, le soft est bien plus réactif, tout en ayant des coups encore plus impactants que sur le précédent volet. Et nous sommes forcés de l’avouer, la variété des coups et des prises à effectuer sur nos adversaires est des plus jouissives. Ajoutons à cela de nouvelles armes avec les clous à disperser sur le ring ou encore la batte, et nous obtenons un titre orienté combat qui nous donne les armes pour nous procurer un plaisir de jeu instantané et un côté addictif pas vraiment déplaisant.
De même, le soft est un peu plus tactique, avec encore et toujours les parties du corps à endommager, mais aussi l’endurance à gérer. Il ne sera pas vraiment question de marteler les boutons d’attaque et de se fatiguer inutilement, mais plutôt d’agir méthodiquement pour affaiblir son adversaire intelligemment, jusqu’à réussir son finish move signature ou coup spécial une fois les jauges remplies.
C’est toujours fun à souhait, même si rien ne change vraiment sur les mini-jeux pour la soumission ou le tombé, voire les contres. Ils n’en restent pas moins toujours sympas à réaliser, mais il faut souligner que les contres censés être un peu plus permissifs sur cet épisode oscillent entre le chaud et le froid. La fenêtre pour les réaliser est parfois si petite qu’il faut avoir un réflexe surhumain pour parvenir à rester dans le tempo. De plus, de petites imprécisions subsistent sur certaines actions que l’on veut réaliser. Cependant on s’en doute, l’ensemble devrait, on l’espère, être corrigé lors de sa sortie le 6 ou le 13 mars prochain. Qu’on se le dise, la jouabilité s’est considérablement aiguisée cette année, et les efforts du studio afin d’apporter un gameplay mieux peaufiné sont plus qu’appréciables, car ceci rend l’expérience tout aussi grisante que jubilatoire.
Reste enfin l’apparition des quatre nouveaux types de match, apportant un peu plus de piment. Avec les matchs Inferno, Dumpster, Three Stages of Hell ou encore I Quit Match, les joueurs pourront découvrir d’autres façons de jouer avec ces règles farfelues. Les deux premiers cités consistent à envoyer le catcheur dans les flammes et dans une benne à ordure pour gagner. Quant aux autres, il s’agira de remporter trois manches, et chaque manche sera totalement différente. Et enfin pour I Quit Match vous n’avez aucune règle, et votre adversaire devra éviter de dire « I Quit » via un système de mini-jeu, au risque de perdre. Grossièrement, il y aura de quoi s’amuser avec ces quatre nouveautés au demeurant fendardes.
Enfin techniquement, il faut savoir que WWE 2K26 reste dans les standards de la franchise. Soit des modèles de catcheurs toujours aussi bien détaillés, quelques animations crédibles, mais avec un enrobage un peu daté sur le moteur. Certaines textures laissent hélas à désirer, mais l’optimisation sur Xbox Series X était en tout cas aux petits oignons. Ce ne sera pas cette année que WWE 2K26 sera une révolution graphique mais dans l’absolu, cela reste entre le beau et le correct, sans non plus casser des briques.
WWE 2K26 est-il parti pour être l’épisode fondateur de la franchise ? Eh bien, depuis son reboot réussi avec WWE 2K22, force est de constater que le chemin accompli pour la licence catchesque de Visual Concepts est une belle réussite. En proposant un contenu qui sera colossal mais surtout des améliorations remarquées sur pas mal de modes de jeu comme sur le gameplay, WWE 2K26 sera potentiellement LE jeu de catch qui saura contenter les fans de la première heure, comme les nouveaux venus. Nous avons encore des réticences sur certains aspects du soft qui peuvent faire beaucoup mieux, mais l’expérience de jeu devrait être suffisamment étoffée et personnalisée pour nous faire passer des heures sans se lasser. L’impression laissée est positive, et rendez-vous à sa sortie le 6 mars pour les possesseurs de l’accès anticipé, et le 13 mars pour ceux ayant l’édition standard afin d’y découvrir notre verdict final.














