Que penser de 2025 ? Voici le bilan de cette année avec les coups de cœur et les déceptions de la rédaction ActuGaming
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Rédigé par Jordan
Sommaire
ToggleJordan : Une année pas si génIAle

- Mon jeu de l’année : Hades 2
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : Clair Obscur: Expedition 33, Dispatch
- Mon plaisir coupable : Honkai Star Rail
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Hollow Knight Silksong, Donkey Kong Bananza, Ball x Pit
- Ma déception de l’année : Final Fantasy Tactics: The Ivalice Chronicles (attendez, rangez les fouets, je vais expliquer)
- Mes personnages préférés : Mélinoë (Hades 2), Flambae (Dispatch)
- Mon morceau préféré de l’année : Feel The Way I Do – Primer (Dispatch)
- Mes plus grosses attentes de 2026 : Fable, LEGO Batman, Marvel Tokon, Crimson Desert (enfin, pas sûr)
- Moments marquants de l’année : L’année toute entière de Microsoft, les rachats d’EA et Warner Bros
J’aimerais un jour commencer ces bilans en ne faisant pas un état des lieux complétmeent déplorable de l’industrie, mais cette dernière semble désormais déterminée à torpiller la moindre once d’optimisme que je pouvais avoir à son sujet. Même quand une année telle que 2025 est remplie de belles expériences, je n’ai l’impression que de regarder une jolie devanture qui cache des coulisses navrants. 2026 ne va certainement pas me faire changer d’avis tant le sujet de l’IA devient omniprésent, chose qui me désolé déjà bien trop, au même titre que toutes les analogies que l’on peut faire à son sujet pour nous faire avaler son caractère inévitable.
Mais trêve d’apitoiements, vous n’êtes sans doute pas là pour écouter une énième plainte sur un sujet qui crispe tout le monde. Mon année ne s’est heureusement pas résumée qu’à des crises de nerfs et des gros soupirs, et ce grâce à quelques expériences qui ont été à la hauteur de leurs attentes. Comme Hades II, mon bien-aîmée, sur lequel j’avais déjà passé bien trop de temps en accès anticipé en 2024 et qui aura à nouveau été mon jeu de chevet durant 2025. Le fait qu’il s’agisse d’une suite l’empêche certainement de recevoir les honneurs qu’il mérite, alors que le jeu propose de loin l’expérience la plus complète et agréable que j’ai pu découvrir l’année dernière.
Son seul défaut aura été de précipiter un peu la fin de sa trame narrative, ce qu’il partage avec Clair Obscur: Expedition 33 que j’ai eu la chance de dévorer avant qu’il ne devienne un objet culturel, plus qu’un jeu. Le RPG français a su me donner tout ce que je recherchais dans le genre, sans doute parce qu’il reprend une recette certes éculées, mais réconfortante et avec beaucoup d’amour, et ce en dépit d’un troisième acte assez imparfait à mes yeux (pas les deux fins, l’acte en lui-même) qui plombe certaines pistes évoquées durant tout le jeu que j’ai trouvé brillantes (sur notre rapport à l’art, notamment, et sur le traitement de certains personnages). Qu’importe, car si je me souviens dire avec (grande) bêtise que j’avais trouvé ici mon Final Fantasy XVII, je me dis aujourd’hui que j’ai plutôt trouvé mon premier Clair Obscur, et j’en suis ravi.
Et en parlant de la saga de Square Enix, je ne peux que m’estimer déçu de ne pas avoir accroché à Final Fantasy Tactics: The Ivalice Chronicles. Un remaster que j’attendais avec beaucoup de curiosité mais auquel j’ai sans doute tocuhé au mauvais moment, en me forçant à y jouer par envie de coller à l’actualité de sa sortie plutôt que de l’apprécier lorsque mon envie de tactical-RPG serait vraiument présente. Et bien entendu, cette caméra de l’enfer n’a pas aidé.
Dispatch est heureusement arrivé vite après cela et aura lui aussi coché toutes les bonnes cases chez moi. Du super-héros, de la romance, du Critical Role et des vannes bien senties, c’est tout ce qu’il me fallait pour savourer chaque épisode avec enthousiasme Et à cela vient s’ajouter un système de dispatch que j’ai l’impression d’être le seul à apprécier, étant donné que celui-ci est loin de faire l’unanimité. Je ne prie par pour autant pour une saison 2, tant j’ai désormais envie de voir ce que l’équipe d’AdHoc peut faire dans un monde que j’affectionne tout particulièrement, celui d’Exandria.
Pour le reste de l’année, j’ai pu rattraper in extremis l’enivrant Sword of the Sea qui m’a rappelé les excellents souvenirs que j’ai de Journey. Et mon passage est déjà trop long pour que j’évoque le reste, partagé entre les nouveautés de 2025 (Ninja Gaiden 4, Mario Kart World, Split Fiction, Tiny Bookshop…) et mon envie presque maladive de relancer Honkai Star Rail et Baldur’s Gate 3 tous les quatre matins (oui, sacré grand écart, je sais). Alors il ne vous reste plus qu’à vous remercier vous, notre fidèle communauté, pour votre support durant tout 2025, et je l’espère, celui que vous nous apporterez cette année.
Matheus : Une année 2025 sur courant alternatif

- Mon jeu de l’année : Clair Obscur: Expedition 33
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : ARC Raiders, DOOM: The Dark Ages
- Mon plaisir coupable : Rematch
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Dispatch, Hollow Knight : Silksong, Ghost of Yōtei, The Outer Worlds 2, Metroid Prime 4 Beyond
- Mes déceptions de l’année : Dreams of Another, Painkiller (tuto comment détruire une licence mythique par Saber Interactive)
- Mes personnages préférés : Deadpool (Marvel’s Deadpool VR), Maëlle (Clair Obscur: Expedition 33), Esquie (Clair Obscur: Expedition 33), les Gestrals (Clair Obscur: Expédition 33)
- Mon morceau de l’année : Une vie à t’aimer – Lorien Testard (Clair Obscur: Expédition 33)
- Mes plus grosses attentes 2026 : Tomb Raider : Legacy of Atlantis, 007: First Light, Marvel’s Wolverine (ne soit pas encore repoussé, je t’en supplie…).
- Moments marquants de l’année : Les nombreuses polémiques (Rockstar et le licenciement des employés à tort, l’IA, Clair Obscur…), le report de GTA VI tellement prévisible
J’en attendais beaucoup de cette année 2025, qui m’a finalement laissé sur ma faim. Déjà, j’ai été une nouvelle fois surpris du rythme des sorties. Ça a commencé fort, pour ensuite avoir un passage à vide en plein milieu d’année. Il y a bien eu ça et là des titres comme Kingdom Come Delivrance II, voire DOOM: The Dark Ages qui sont passés par là mais pour le reste, rien ne m’a particulièrement emballé mis à part Clair Osbcur: Expedition 33. Ce dernier est tombé à pic, et j’en suis complètement tombé éperdument amoureux de par ce qu’il propose. De mon point de vue, ce rythme des sorties sur courant alternatif est surtout dû à GTA VI que tout le monde fuit comme la peste de par son aura. Une chose qui va d’ailleurs continuer de plus belle, même si j’en mettrais ma main au feu que le titre de Rockstar va sûrement sortir en 2027 vu toutes les casseroles que se traine le studio actuellement. Mais bref, au passage, pour tout avouer (et j’en viendrai presque à me flageller de mon test), même Avowed ne m’a finalement pas plus transcendé que ça, et j’avoue l’avoir grassement surnoté alors qu’il ne méritait pas plus qu’un 7, et encore.
Bon au moins, ARC Raiders a su me rabibocher avec le genre extraction shooter qui se perdait un peu ces temps-ci, pas comme la VR. Plus les années passent et plus je me rends compte que cette plateforme devient encore plus niche qu’avant. Est-ce juste une impression ou une réalité ? Je pencherais pour la première option, et cela me fait mal. Car à part des titres sympas comme Marvel’s Deadpool VR ou encore Arken Age ou Ghost Town, je n’ai pas trouvé les autres productions transcendantes pour un sou. Je croise les doigts pour que l’année prochaine soit plus radieuse mais honnêtement, je suis pessimiste.
Mais bref, j’ai aussi été globalement atteré par les nombreuses polémiques cette année. Que ce soit la petite polémique avec Clair Obscur que je n’ai pas envie de commenter au risque de devoir me laver les yeux avec de la javel vu tout ce que j’ai lu, ou encore l’utilisation de l’IA qui devient aussi un gros sujet à débat, je me demande bien où va l’industrie vidéoludique aujourd’hui. Certes, il y a bien quelques studios qui ont bien compris qu’il fallait se servir de l’IA comme d’un outil a contrario d’un élément remplaçant l’humain, mais hélas, il faudra s’attendre à voir à l’avenir des studios l’utilisant à 100 % pour tout, et cela m’attriste. On verra bien où tout cela va nous mener, mais mon optimisme habituel pourrait bien flancher vers le pessimisme.
En tout cas cette fois-ci, j’attends de pied ferme 2026 car il y aura quelques jeux qui devraient maintenir le rythme des sorties, je l’espère, à une cadence folle. Si j’ai le temps de d’abord faire quelques jeux de cette année que j’ai loupé, je veux enfin poser mes mains sur ce 007: First Light. Avec un studio comme IO Interactive à la tête du projet, je fonce les yeux fermés tout comme Marvel’s Wolverine qui sera je pense, aussi réussi que Marvel’s Spiderman 1 & 2 (même si les meilleurs jeux de super-héros sont à ce jour la trilogie des Batman Arkham). 2026 sera excitant, et je vous souhaite à tous une très bonne année 2026 !
Nathan Champion : D’âge d’or en âge de raison

- Mon jeu de l’année : Xenoblade Chronicles X
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : Silent Hill f, Blades of Fire, Persona 3 Reload
- Mon plaisir coupable : Call of Duty Black Ops 7
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Kingdom Come: Deliverance 2, DOOM The Dark Ages, Metroid Prime 4 Beyond, Digimon Story Time Stranger
- Ma déception de l’année : Avowed
- Mon morceau préféré de l’année : A Chapel – Hitoshi Sakimoto (Final Fantasy Tactics)
- Mes plus grosses attentes de 2026 : Romeo is a Dead Man, Resident Evil Requiem, Pragmata
- Moments marquants de l’année : La sortie déprimante de la Switch 2 ; l’après Game Awards avec un bashing politique abrutissant pour Clair Obscur
Tout portait à croire que 2025 me reconnecterait avec le jeu vidéo, étant donné le nombre effarant de très bonnes sorties, mais surtout après une année 2024 passée à éviter systématiquement l’actualité qui ne débandait pas de sujets larmoyants. Pourtant, et je suis le premier surpris, j’ai passé les douze derniers mois loin de toute information, ne revenant zieuter que lorsque le nom d’une franchise ou d’un développeur ayant acquis ma confiance faisait assez de bruit pour percer au travers de ma bulle. Autrement dit, pas souvent. J’étais là quand Xenoblade Chronicles X est sorti, Dieu merci ! Mais j’ai raté l’arrivée de titres qui me faisaient tout autant de l’œil, comme DOOM The Dark Ages et Metroid Prime 4 Beyond, ou encore Silent Hill f que je terminais il y a seulement quelques jours. Loin des yeux, loin du cœur, n’étant pas au fait de l’actu j’ai pu me concentrer, comme je m’y attendais, sur un backlog dont je n’ai pas espoir de voir le bout un jour, et j’ai par ailleurs rejoint un Humble Bundle dont j’ignorais depuis toujours les appels. N’en déplaise à mon porte-monnaie déjà bien occupé à financer un appétit de littérature particulièrement vorace.
Après une intro pareille, ne vous attendez pas à ce que je commente l’année à venir, puisqu’en toute franchise je ne sais pas dans quoi on s’embarque, comme si je rentrais dans une salle de ciné sans savoir quel film va y passer. Rachats, licenciements, restructurations, annulations… comme je vous l’ai dit, je n’ai rien suivi de 2025, et je n’ai pas l’intention de rattraper ce retard. Pour la simple et bonne raison que ce mode de pensée, ou plutôt cette absence d’interrogation et de suivi, apporte une sérénité salvatrice, et je le recommande chaudement. Enfin il va sans dire que c’est plus facile quand, comme moi, vous vivez au fin fond de la campagne, et ne possédez aucun réseau social. Ce qui ne m’a pas empêché de voir défiler le torrent de défécations verbales ayant suivi les Game Awards, avec Clair Obscur et son équipe jugés selon des idéaux politiques vomitifs par des êtes vils ; ou encore les propos racistes proférés par le directeur créatif de Avowed, puis la réception complètement à côté de la plaque de certains joueurs comparant le jeu au dernier Dragon Age… Mais qui dit campagne profonde ne dit pas (ou plus) connexion internet arriérée, et ça tombe bien car j’ai ainsi pu retourner le mode multijoueur du dernier Call of Duty Black Ops 7 que, personnellement, j’ai trouvé plutôt sympa (sans doute parce que j’avais délaissé la série depuis longtemps).
En vrac, pour terminer, je dirais que je suis déçu de constater que Blades of Fire n’a pas su convaincre presse et joueurs, lui que je trouve fort rafraîchissant avec sa recette mêlant l’original et le retour à l’essentiel ; qu’Avowed m’a fait connaître ma plus grosse déception vidéoludique depuis longtemps, et ce malgré des premières heures franchement encourageantes ; que j’espère sincèrement que mes premières (et inquiètes) impressions sur Resident Evil Requiem ne se concrétiseront pas (même si j’ai peu d’espoir) ; et que j’ai vraiment hâte de découvrir Romeo is a Dead Man ainsi que Pragmata… certainement d’ici deux ou trois ans, quand la hype sera passée et que je sortirais un peu la tête de mon backlog. En attendant, je retourne sur Darksiders, Fire Emblem : Awakening et Way of the Samurai 4. Bonne année !
PikaDoc42 : Des éclaircies vidéoludiques à travers un épais brouillard

- Mon jeu de l’année : Blue Prince
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : Il n’y en a aucun, désolé.
- Mes (principaux) plaisirs coupables : Avowed, Digimon Story Time Stranger et Syberia Remastered
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois (absolument ?) rattraper : Clair Obscur: Expedition 33, Assassin’s Creed Shadows et Sword of the Sea
- Ma déception de l’année : Je n’en ai pas.
- Mes personnages préférés : Aegiomon (Digimon Story Time Stranger) et les Recteurs de l’université de Barrockstadt (Syberia Remastered)
- Mon morceau préféré de l’année : Simon’s Theme – Trigg & Gusset (Blue Prince)
- Mes plus grosses attentes de 2026 : Solasta II, Halo: Campaign Evolved et Forza Horizon 6
- Moment marquant de l’année : L’avenir assez flou vers lequel semble se diriger l’industrie du jeu vidéo
Écrire pour ActuGaming est un boulot que j’aime, ce qui ne signifie pas qu’il est simple pour autant. Peu importe le type d’article dans lequel je me lance, j’ai besoin d’y consacrer un certain temps et de le retravailler plusieurs fois pour en être un minimum satisfait. Je n’y peux rien, c’est comme ça, et mes bilans annuels, à l’image de celui-ci, n’échappent pas à cette « règle ». Je dirais même que c’est un exercice encore plus difficile à réaliser.
Pourquoi ? Car 2025 a été une nouvelle fois l’occasion de découvrir pléthore de productions, tandis que, en parallèle, les licenciements au sein des studios n’ont cessé de s’enchaîner par milliers. Un paradoxe auquel je ne parviens toujours pas à m’habituer. De plus, impossible de ne pas évoquer le flot de toxicité et de haine gratuit qui a accompagné plusieurs sorties. Là aussi, je pense que je n’arriverais jamais à comprendre comment tant de gens peuvent dépenser autant d’énergie et/ou trouver du plaisir à l’idée de se montrer si violent parce que tel jeu est apprécié par la presse et/ou le grand public. C’est une vraie énigme !
Pour couronner le tout, je peine parfois à savoir vers quel avenir semble se diriger l’industrie vidéoludique. D’un côté, nous avons des studios qui réussissent à trouver un équilibre entre créativité et rentabilité financière. De l’autre, de grosses boites, de grands patrons et/ou des actionnaires se pavanent en affirmant qu’il faut absolument que chaque production génère des revenus colossaux dès son lancement ET sur le long terme, qu’innover peut attendre, ou encore que l’IA est déjà capable de faire en mieux et plus rapidement le travail de dizaines de développeurs.
Certes, les coûts de conception d’un projet quel qu’il soit ont drastiquement augmenté, et ça ne devrait pas s’arrêter à priori. Cependant, dans cette course effrénée à la rentabilité, il ne faudrait pas oublier que le jeu vidéo est un art, au même titre que le cinéma, la littérature et la musique par exemple. Et l’art se démarque avant tout par sa capacité à créer et innover par l’intermédiaire d’œuvres diverses et variées, pas l’argent qu’il est susceptible de générer.
C’est une vision probablement naïve, pour ne pas dire utopique de ma part, notamment dans le cas des AAA qui nécessitent des années, des centaines de personnes et des millions de dollars d’investissement pour être produits. Pourtant, c’est réellement comme ça que je vois le jeu vidéo de nos jours : un art dont l’objectif n’est pas « simplement » de nous divertir, mais aussi de nous surprendre, d’émouvoir et/ou de fasciner.
Quant à l’IA, si cette technologie a connu des avancées notables ces dernières années, elle demeure perfectible sur bien des aspects. Elle se restreint également et essentiellement à « copier » d’autres œuvres pour être en mesure de « créer », contrairement à l’esprit humain qui n’est pas dans l’obligation d’aller piocher à droite à gauche pour trouver l’inspiration et imaginer quelque chose de nouveau. C’est un outil. Et un outil à mes yeux, ça a potentiellement vocation à nous assister, pas nous remplacer.
Rassurez-vous, le but ici n’est pas de vous pondre une thèse sur l’avenir de l’industrie vidéoludique, ni sombrer dans le négativisme à l’excès. Je suis dépressif depuis environ un an et demi, j’espère toujours en sortir un jour, et je ne souhaite à personne de finir dans cet état. C’est pourquoi, malgré toutes ces « interrogations », plusieurs titres ont réussi à égayer mon année, dont pas mal de plaisirs coupables je dois bien l’avouer.
Civilization VII, Avowed, Dune Awakening, Mario Kart World, Pro Cycling Manager 25, Digimon Story Time Stranger, Anno 117 Pax Romana, Syberia Remastered… j’ai eu largement de quoi m’occuper, sans compter que cette liste ne se focalise que sur les jeux commercialisés en 2025. Toutefois, dans le lot, une pépite s’est rapidement dégagée, et de loin : Blue Prince. Fascinant, ingénieux et unique en son genre, l’aventure imaginée par Dogubomb et Raw Fury est mon GOTY et, sincèrement, je ne m’attendais absolument pas qu’elle en soit capable au moment où je me suis lancé dedans pour la première fois, en avril dernier.
C’est un énorme coup de cœur qui n’a cessé de me surprendre dans le cadre de son test pour AG et même après. Je comprends que la dimension « génération procédurale » du manoir et l’absence de localisation française puissent rebuter, voire effrayer, mais, honnêtement, laissez à ce bijou indépendant une chance de vous convaincre, quitte à user de plusieurs « coups de pouce » à côté. Croyez-moi, vous ne le regretterez pas.
Sur ce, bonnes année à toutes et à tous et croisons les doigts pour que 2026 soit une meilleure année pour tout le monde !
FloRizzo : Il est urgent de prendre le temps

- Mon jeu de l’année : Hades II
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : Lost in Random : The Eternal Die, Dispatch, Hollow Knight : Silksong
- Mon plaisir coupable : A Game About Digging A Hole
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper (ou terminer !): Clair Obscur : Expedition 33, Sword of the Sea, Blue Prince
- Ma déception de l’année : Call of Duty Black Ops 7
- Mes personnages préférés : Robert Robertson (Dispatch)
- Mon morceau préféré de l’année : Coral Crown – Darren Korb (Scylla & the Sirens – Hades II).
- Mes plus grosses attentes de 2026 : Tomb Raider : Legacy of Atlantis, Resonance : A Plague Tale Legacy, Fable, The Blood of Dawnwalker, Aphelion, Directive 8020, Tides of Tomorrow, GTA VI…
- Moments marquants de l’année : La sortie record de la Nintendo Switch 2, Microsoft taille dans le gras et supprime 9000 postes, le retour de Lara Croft
Chaque année, on se souhaite le meilleur, on croise les doigts pour que tout se passe pour le mieux et on prend de merveilleuses résolutions. Cette année, je m’étais promis de me pencher sur mon gigantesque backlog qui n’attend que moi, cause perdue. La faute à une succession boulimique de nouvelles productions qui n’attendent que ça, de dévorer votre temps. Se plaindre ? Oui, et non. Pour celles et ceux qui aiment vraiment le jeu vidéo, connaître d’aussi belles expériences que celles que j’ai pu découvrir cette année et qui nous attendent en 2026 est une véritable aubaine. Mais j’ai toujours cette nauséabonde impression de passer à côté de fantastiques expériences que je n’arrive jamais à rattraper. Je pense par exemple à The Legend of Zelda: Echoes of Wisdom, Silent Hill 2 Remake, Sword of the Sea, Lost Records : Bloom and Rage…
Et puis il y a les jeux que j’ai commencés mais que je n’ai pas pris le temps de terminer. Oui je parle de toi, l’étonnant Blue Prince et ton absence de traduction, Clair Obscur : Expedition 33 – tu ne seras donc pas mon jeu de l’année, je ne t’ai pas suffisamment découvert – ou encore Hollow Knight : Silksong et ses affreux boss (j’en frissonne encore). Tous ont des raisons différentes de m’avoir lâché à un moment donné, mais la raison principale reste le temps. Renoncer, c’est choisir et accepter que l’on ne puisse pas tout faire, que l’on ne puisse jouer à tout, et aide grandement à relativiser.
D’un autre côté, mon amour pour les jeux plus intimes, parfois indépendants, s’est confirmé une fois de plus cette année, avec des découvertes plus tôt dans l’année à l’instar de Lost in Random : The Eternal Die, qui tient le top 2 de mes jeux de l’année, ou encore plus récemment Dispatch qui m’a littéralement soufflé tant j’ai accroché à l’instant où j’ai posé les mains dessus sans jamais réussir à arrêter. Découvrir des expériences comme Légendes Pokémon : Z-A en compagnie de mes deux fils a également été un temps fort de mon année, entre passion et transmission. 2025 qui aura été une année exceptionnelle, avec mon excursion à Los Angeles pour découvrir Split Fiction et rencontrer Josef Fares, l’année de ma première Gamescom également en compagnie de mes formidables collègues à la rencontre d’équipes talentueuses, sans oublier mes débuts comme voix-off pour notre chaine YouTube, une expérience enrichissante, pleine de doutes mais également de joie, une nouvelle corde à mon arc que je suis fier d’avoir pu concrétiser à vos côtés, merci pour votre soutien.
Je vous parlais de mes meilleures expériences JV de l’année, mais rien ne pourra détrôner mon amour de cette année, Hades II, qui pourtant ne partait pas favori, tant mon amour pour les roguelikes est en dents de scie, tant ce genre est devenu aussi (trop) prolifique que les Souls-like ces dernières années. Mais celui-là a réussi à me happer, me captiver, parfois dans la douleur. Je ne suis même pas sûr d’avoir vraiment tout vu, mais l’expérience est réellement enivrante et je suis extrêmement déçu qu’il n’ait pas récolté plus de récompenses majeures cette année.
Et cette année 2025 n’a su que confirmer les craintes que certains et certaines évoquent depuis longtemps : notre industrie est en souffrance, une crise que vivent les êtres humains qui la font vivre, qui ne cessent de subir les consolidations pécuniaires, les licenciements, les annulations de projets et les fermetures de studio. Ça, et l’avènement de l’intelligence artificielle de manière générative et procédurale, notre médium est sur une corde raide, et il en faudrait peu pour qu’il bascule. L’IA a toujours existé, bien entendu, il ne faut pas crier au loup en permanence, mais se poser les bonnes questions, chercher la bonne direction est également de notre ressort en répondant ou non positivement aux propositions faites par les studios et créateurs et créatrices de talent, ou bien par les décideurs engraissés.
Pour 2026, je souhaite une année pleine d’expériences singulières, qui nous font réfléchir sur nous-mêmes, nous rappellent des souvenirs, évitent le piège du vu et revu, mais surtout une année qui limite les jeux service. Je n’ai jamais trop apprécié ce genre de production, hormis Fortnite, qui tient la barre de l’expérience utilisateur depuis plusieurs années en consolidant pas à pas son héritage et sur lequel j’ai passé beaucoup d’heures ces derniers mois, bien plus que ces dernières années (et il est très loin d’être parfait sur de nombreux points). Marathon, seras-tu l’élu ou un Concord-bis ?
J’ai hâte de découvrir le retour de mon icône favorite Lara Croft, qui, je l’espère, saura nous proposer un Legacy of Atlantis à la hauteur pour les 30 ans de la licence, mais je trépigne aussi de découvrir de nouvelles licences comme The Blood of Dawnwalker ou Tides of Tomorrow, tandis que ma fierté régionale A Plague Tale devrait refaire parler d’elle avec son spin-off Resonance. N’oublions pas GTA VI qui devrait (normalement) tout bousculer en fin d’année, si report supplémentaire il en est exempté.
À l’aube de cette nouvelle année qui s’annonce, je ne peux que vous souhaiter le meilleur autant sur le plan personnel que professionnel, avec une pointe de folie, on en a tant besoin. Cette année promet d’être mouvementée de mon côté, j’ai hâte, tout comme de continuer à faire vibrer ma passion à travers les articles que je vous proposerai encore une fois cette année. J’en profite pour vous remercier une fois de plus pour votre présence et votre soutien quotidien à ActuGaming, continuons dans ce sens pour faire perdurer la presse JV en France. Bonne année 2026 et bons jeux !
Zedd – Jeu m’évade

- Mon jeu de l’année : Clair Obscur: Expedition 33
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : Ghost of Yōtei, Silent Hill f
- Mon plaisir coupable : EA Sports FC 26
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Dispatch, Death Stranding 2: On the Beach, Hollow Knight Skillsong
- Ma déception de l’année : MindsEye
- Mes personnages préférés : Atsu (Ghost of Yōtei), Hinako Shimizu (Silent Hill f), Maëlle (Clair Obscur : Expedition 33)
- Mes plus grosses attentes de 2026 : Marvel’s Wolverine, GTA VI, Control Resonant
- Moments marquants de l’année : L’IA, toujours l’IA…
Et voilà, encore une année de passée, une de plus ! Ça commence à faire mine de rien, l’âge faisant… non, ce ne sont que des chiffres… hein ? Hein ? Une année où j’ai encore plus ou moins réussi à m’évader dans les jeux vidéo… et heureusement, surtout par rapport à l’actualité, qu’elle soit mondiale, nationale, ou vidéoludique.
J’ai adoré jouer à Clair Obscur: Expedition 33, la richesse du gameplay, la patte artistique, le jeu dans son entièreté pour être honnête, et il est français, cocorico ! Et pourtant, les jeux tour par tour, ce n’est pas trop mon truc à la base. J’ai également passé d’excellents moments avec Atsu en arpentant les paysages magnifiques du mont Yōtei ou encore avec Hinako en bravant le brouillard et les créatures. Le fan de Fantasy et d’Horreur que je suis est donc, vous l’aurez compris, bel et bien comblé.
Pour mon/mes plaisir(s) coupable(s), je ne vais pas être original en citant EA Sports FC 26 et son mode Ultimate Team qui rend fou, sans parler de ses bugs ou de son côté arcade bien trop prononcé ou encore Overwatch que je ne lâcherai, je pense, jamais non plus. Cela tombe bien, des personnages continuent de faire leur apparition.
Je ne m’attarde pas sur la déception qu’a été MindsEye, le dire suffit. Je n’ai pas vraiment de moments marquants cette année, et j’étais parti pour parler de l’IA, mais… elle est tellement de plus en plus présente que je vais éviter de m’étendre sur ce sujet. Je vais juste clamer que l’art n’est pas ENCORE mort, mais ce que le monde nous montre jour après jour me fait peur, très peur.
J’espère que l’année prochaine saura encore et toujours m’émerveiller via les jeux vidéo, et je pense qu’il y a de grandes chances vu le programme de prévu. Bonne année à toutes et à tous, et continuez de jouer, de prendre du plaisir, d’oublier un petit peu la réalité le temps d’un instant (et d’éviter d’utiliser l’IA, oups !).
Neomantis – Be water my friend

- Mon jeu de l’année : Ninja Gaiden II Black
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : Fatal Fury : COTW, Tony Hawk’s Pro Skater 3+4, Shinobi : Arts of Vengeance, MGS Delta : Snake Eater, Absolum
- Mon plaisir coupable : Where Winds Meet (même si j’adhère pas à la notion « plaisir coupable »)
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Clair Obscur : Expedition 33, Neon Inferno
- Ma déception de l’année : Tekken 8 Saison 2
- Mes personnages préférés : The Boss (MGS Delta : Snake Eater)
- Mon morceau préféré de l’année : Lei-Fei Theme – SEGA Sound Team (Virtua Fighter 5 REVO World Stage)
- Mes plus grosses attentes de 2026 : Virtua Fighter 6 (un peu tôt sans doute), Stranger Than Heaven, Romeo is a Deadman, Tides of Annihilation, Control Resonant, Onimusha : Way of the Sword, Valor Mortis, Acts of Blood, Clive Barker’s Hellraiser : Revival, Stupid Never Dies, GTA VI, Ontos, Spine, 45 Parabellum Bloodhound…
- Moments marquants de l’année : La mort de Tomonobu Itagaki, le retrait de Katsuhiro Harada de la licence Tekken et la magie autour de la prestation de Mister Crimson à l’EVO France.
Que dire ? Rien a vraiment changé. On entend le chaos des villes vers laquelle la folie du monde se dirige. Les klaxons crient, le sommeil est méprisé. Chaque regard menace d’exploser, chaque phrase menace comme une balle tirée. Et puis, des ninjas. Ils se sont dévoilés, ci et là, comme pour nous rappeler que tout n’est pas perdu, que dans l’ombre l’espoir survit. J’essaie donc d’y croire, en dépit de la folie des studios, des éditeurs et des réseaux asociaux. De mon point de vue, le monde est devenu une sorte de Jiang hu dans lequel les égos ont pris le contrôle et se concurrencent sans cesse.
Tous ces égos enragés et le brouhaha qui les accompagne tirent plaisir de leurs actions douteuses, tandis que je les imagine découpés au katana dans Ninja Gaiden II Black. Je me canalise, je cherche une catharsis dans l’action et les manipulations de boutons sur un jeu daté qui brille encore par sa singularité. Je saisis l’occasion pour mentionner Tomonobu Itagaki qui est parti rejoindre la faucheuse avec un certain sens du timing. Un monsieur qui contribua à façonner ma vision du médium et mon identité de joueur. Triste nouvelle, mais je n’oublie pas les bons moments de cette année.
Que ce soit via les jeux parcourus ou la folie autour de Mister Crimson à L’EVO France. C’était un peu magique, l’EVO, au point que ça me motiva à relancer des jeux de combat. J’avais déserté le ring à cause, notamment, du divorce acté avec Tekken 8 dont la saison 2 chaotique fit trembler la communauté. Et maintenant que Katsuhiro Harada n’est plus le principal créatif derrière le projet, je ne peux plus nier la relation toxique que j’entretenais avec la licence. Malgré les «je t’aime moi non plus» et les 25 ans de loyauté, il était temps d’arrêter. En outre, depuis deux ans, peut-être plus, ce sont généralement les œuvres du passé qui résonnent en moi. Ou bien des productions empreintes de cette vision, de cette saveur du passé.
Ce n’était pas toujours mieux avant, c’est plus complexe et ça n’est pas aussi binaire, néanmoins, l’engouement créatif semblait davantage s’équilibrer avec les impératifs commerciaux. L’envie de bien faire avant de penser à son compte en banque, en somme. Fort heureusement, il y a des cycles qui changent puis se répètent, et ce que j’aperçois en 2026 me rassure. Sur le papier du moins. Alors au lieu de continuer à courir, courir, toujours courir, avec l’impression d’être systématiquement en retard – voire en décalage –, j’ai choisi de ralentir jusqu’à faire du surplace. Parce que c’est mon rythme, celui qu’aujourd’hui je cultive.
Fauchinou – Et ainsi de(s) suite(s)

- Mon jeu de l’année : Death Stranding 2: On the Beach
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : Blue Prince, Kingdom Come: Deliverance II, Clair Obscur : Expedition 33
- Mon plaisir coupable : Baby Steps
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Hades II, Hollow Knight Silksong, Silent Hill f
- Ma déception de l’année : Possessor(s)
- Mes personnages préférés : Dollman (Death Stranding 2: On the Beach), Boro (Wanderstop), Jan Žižka (Kingdom Come: Deliverance II)
- Mon morceau préféré de l’année : Any Love of Any Kind feat. Bryce Dessner – Woodkid (Death Stranding 2: On the Beach), sinon environ 33% de la BO de Clair Obscur
- Mes plus grosses attentes de 2026 : Onimusha : Way of the Sword, Marvel’s Wolverine, LEGO Batman, Saros, Super Meat Boy 3D, Tomb Raider : Legacy of Atlantis
- Moments marquants de l’année : Halo officiellement annoncé sur PlayStation, la folie Clair Obscur: Expedition 33, l’IA générative sans doute qu’à ses débuts
Lorsque l’on est passionné de jeu vidéo et suffisamment curieux vis-à-vis de ce que l’industrie nous offre de beau et de moins beau, on se sent toujours autant servi. Et à l’heure de faire un bilan de l’année 2025, les sujets et les sentiments qui me viennent ressemblent en grande partie à ceux des années précédentes : beaucoup de jeux, de plaisir, mais aussi de l’inquiétude et de la colère. C’est donc tout en symbole, dans un premier temps, qu’une grande partie de mon année se cristallise, manette en main, dans des suites.
Des centaines d’heures sur le très immersif Kingdom Come: Deliverance II, une escapade vengeresse très agréable vécue sur Ghost of Yōtei, ou encore un nouveau voyage cathartique sans pareil proposé par Death Stranding 2: On the Beach, tels sont les « numéro 2 » qui m’ont beaucoup plu. Tant et si bien que le dernier cité s’est imposé comme mon GOTY. Bien conscient de son caractère hautement polarisant, quoique peut-être moins que son aîné une fois la pilule de sa proposition digérée par le public, à partir du moment où les près de 200 heures sont englouties sans sourciller, ça ne loupe pas.
Ce retour à l’aventure relativement inattendu a sonné comme une évidence dès les premières heures de jeu et l’écoute des thèmes poignants concoctés par Woodkid, au point de profondément s’ancrer en moi à l’issue de ce périple. Un périple marquant autant grâce à ses thématiques qu’à son gameplay toujours aussi addictif ou son univers singulier. Pour ne rien gâcher, de nouveaux personnages marquants comme Dollman, l’affirmation de Fragile ou encore le DHV Magellan comme deuxième maison ont su apporter une nouvelle dynamique narrative à cette suite de Kojima Productions. Et ce malgré quelques foirades, des évidences scénaristiques, et une recherche de moments over the top pas toujours inspirée.
Mon chouchou aurait pu aussi s’appeler Blue Prince, dont l’atmosphère et le gameplay si particuliers élèvent cet excellent mélange entre roguelite et knowledgevania parmi les plus grands titres de cette année. Les non moins excellents et logiques concurrents au titre de GOTY que sont Hades II et Hollow Knight Silksong (là encore des suites, tiens tiens) n’auront hélas pas pu s’intégrer à mon temps de jeu, pour différentes raisons, mais ce n’est évidemment que partie remise.
Alors, non, je n’ai certainement pas oublié de parler de Clair Obscur: Expedition 33. Ce premier jet de SandFall Interactive a, je crois, suffisamment prouvé à quel point il avait mérité son statut d’incontournable en délivrant un formidable patchwork de ce que le RPG a pu proposer jusqu’alors. L’exploit fut même total en convertissant les plus réfractaires au genre, constat qui ferait sans aucun doute l’objet d’une analyse fort intéressante, par ailleurs. Très solide sur la plupart des facettes du jeu, avec un gameplay hyper prenant, une bande-son généreuse et magnifique que j’aurais pu tartiner dans les morceaux marquants de l’année, ou encore un casting VF et VO au poil, ce sera finalement son histoire qui m’aura complètement fait décrocher, malgré des débuts très emballants.
Sujet d’une success story d’une telle ampleur, Clair Obscur: Expedition 33 n’a hélas pas échappé aux dérives qu’elle implique, tutoyant le sectarisme. Par sa réception critique et publique, ou même les distinctions qu’il a commencé à rafler, le FRPG s’avère être le catalyseur absolu d’une époque où un jeu est soit le meilleur de tous les temps, soit un énième « flop », une tendance visiblement pas sur le reculoir. Et s’il est libérateur de laisser s’exprimer ses émotions les plus sincères et puissantes, ce que le jeu montpelliérain parvient à provoquer aisément, gardons du respect « pour ceux qui sont venus avant », ces productions formant l’héritage qui lui ont permis d’exister, et sachons reconnaître les imperfections, les axes d’amélioration ou les points de désaccord légitimes. Nous devons profiter des gemmes que nous offre l’industrie autant que nous devons garder le plus possible un regard critique.
Observer l’industrie dans sa globalité nous amène aussi forcément à évoquer le moins reluisant. Même si nous avons intérêt à nous préserver mentalement en ces temps difficiles, j’estime que, dans la mesure du possible, il est important de regarder dans les yeux les problèmes de cette industrie, qui par ailleurs sont bien souvent les reflets de ceux d’une société et d’un monde tout entier, sans que cela n’implique une quelconque pureté militante. Il est pour le coup plus facile de détourner le regard lorsque nous ne sommes pas directement concernés, sauf que les premières victimes sont celles et ceux qui confectionnent les jeux sur lesquels on passe volontiers du temps, et qui justement permettent à beaucoup de rendre leur quotidien plus agréable.
Ainsi, dans une année qui n’a encore une fois pas épargné l’humain, il faut penser à ces personnes qui ont été mises sur le carreau. Une situation qui a bien entendu été largement rencontrée du côté de géants comme Microsoft, Electronic Arts ou Amazon, mais aussi des structures plus petites comme Playtonic, Heart Machine ou même Bithell Games. Evidemment, on ne parle pas des mêmes causes ou motifs ayant amené ces revues d’effectif, et si, pour les grosses boîtes, tout finit plus ou moins par devoir rendre compte aux actionnaires, un petit nouveau s’invite brutalement dans la danse : l’IA générative.
Nul doute que tout le monde possède déjà son avis plus ou moins éclairé sur la question, mais il n’empêche que la technologie commence déjà à poser ses griffes sur différents corps de métiers. Il n’y a pas besoin de chercher longtemps pour trouver pelles d’artistes rejettant en bloc l’IA générative, alertant au sujet des nombreux dangers qu’elle porte. Un discours qui ne manque pas d’arguments et qui mériterait un écho plus retentissant que celui des grandes entreprises tentant « seconde une » de faire gober au public sa nouvelle « bulle aux oeufs d’or » avant même qu’il ne la comprenne. Il est donc urgent de ne pas se laisser déborder par un outil aux airs de bourreau.
Comme l’an dernier, je ne commence pas 2026 optimiste, mais je ne la commence pas non plus abattu. Continuons d’apprécier ce qu’il y a de bon dans ce merveilleux médium, et continuons de le défendre face au pire, autant que faire se peut. Bonne année à vous toutes et tous, merci de nous lire, et que 2026 vous apporte tout ce dont vous avez besoin.
Haseo – Binary Domain

- Mon jeu de l’année : Donkey Kong Bananza
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : The Hundred Line: Last Defense Academy, Skate Story, Hades II, Hollow Knight Silksong, Dispatch, Trails in the Sky 1st Chapter
- Mon plaisir coupable : Légendes Pokémon Z-A
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Blue Prince, Ball x Pit, Silent Hill f, Ghost of Yōtei, Absolum
- Ma déception de l’année : Yu-Gi-Oh! Early Days Collection
- Mes personnages préférés : Verso (Clair Obscur: Expedition 33), Yumia (Atelier Yumia), Robert Robertson (Dispatch)
- Mon morceau préféré de l’année : Set it on Fire – Blood Cultures (Skate Story)
- Mes plus grosses attentes de 2026 : GTA VI, Pragmata, Outward 2, Enshrouded, Phantom Blade Zero, Fire Emblem: Fortune’s Weave
- Moments marquants de l’année : De nouveau l’IA, la sortie de la Switch 2, l’annonce de la Steam Machine
Si l’on s’en tient strictement à la qualité des jeux sortis, 2026 aura été une excellente année. Assez équilibrée entre les genres, les grosses productions, les jeux indépendants et même les AA. Bien sûr, il est impossible de tout faire, mais ActuG m’a permis de terminer (ou au moins d’approcher via les previews) un très grand nombre de titres majeurs. De mon côté, aucun ne s’impose comme un monument écrasant les autres. Donkey Kong Bananza s’installe toutefois à la première place, grâce à sa singularité, la maîtrise de son concept original et le savoir-faire de l’équipe derrière l’excellent Super Mario Odyssey.
Entre mes habitudes bien ancrées sur Rocket League et les jeux HoYoverse, je constate une réalité de plus en plus prégnante : le temps disponible pour jouer se réduit comme peau de chagrin. Non pas que je joue moins qu’avant, mais il devient de plus en plus difficile de “passer à autre chose” une fois un jeu terminé. En cause, une tendance lourde à injecter toujours plus de multijoueur et de contenu post-lancement pour maintenir les jeux en vie. Je peux citer beaucoup d’exemples cette année (Monster Hunter Wilds, Borderlands 4, Battlefield 6, Kirby Air Riders, skate…). Et je ne parle pas des accès anticipés que j’aime suivre comme Enshrouded ou des DLC qui sont sortis (et d’autres à venir) comme Sea of Stars.
Dans ce contexte, les jeux solo m’ont finalement le plus marqué en 2026. Je pense notamment à The Hundred Line: Last Defense Academy, qui m’a offert une vraie claque en matière de visual novel avec un concept tentaculaire, audacieux et étonnamment cohérent. Kingdom Come: Deliverance II s’impose quant à lui comme mon jeu de rôle de l’année au sens le plus pur du terme grâce à son immersion médiévale sans concession. D’autres titres m’ont également fait passer d’excellents moments : Dynasty Warriors: Origins, Hades II, Hollow Knight: Silksong, Dying Light: The Beast, Dragon Quest I & II HD-2D Remake, Shinobi: Art of Vengeance, Atelier Yumia, Oblivion Remastered…
Au-delà des temps forts évidents de l’année, à commencer par la sortie de la Switch 2, deux éléments m’ont particulièrement surpris en 2026. Le premier est le retour en force des jeux de skate, avec la résurrection de licences emblématiques des années 2000, mais surtout Skate Story. Ce dernier est mon coup de cœur indépendant de l’année, grâce à son approche radicalement originale de la discipline, son univers singulier et sa bande-son magistrale.
Le second événement marquant est la sortie de Dispatch, qui a profondément nuancé mon regard sur les jeux narratifs. Longtemps, je les ai perçus comme des “films interactifs sans gameplay” ou de simples walking simulators, malgré quelques exceptions notables (The Walking Dead – Saison 1, The Wolf Among Us, What Remains of Edith Finch, Life is Strange…). Dispatch m’a prouvé qu’il était encore possible de renouveler le genre sans se contenter de recycler ses structures les plus éculées.
Même si j’ai énormément apprécié Clair Obscur: Expedition 33, et que je me réjouis sincèrement de son rayonnement international, je ne le place pas sur un piédestal, contrairement à une grande partie du public. Son histoire et sa consécration en fin d’année a d’ailleurs été le dernier symbole en date de cette intensification de la guerre culturelle au sein du jeu vidéo (assez bien résumé par l’Observatoire Européen des Jeux Vidéo qui a livré sa première étude « Jeux vidéo, terrain de bataille des guerres culturelles ») alors même que la qualité du titre semble avoir fait consensus. Parfois, on aimerait simplement pouvoir apprécier un jeu pour ce qu’il est, sans le poids constant des débats stériles et des réseaux sociaux.
Avec la poursuite des licenciements et la montée en puissance de l’IA, l’industrie risque de connaître de nouveaux bouleversements en 2026. Il sera de plus en plus difficile de distinguer les outils réellement bénéfiques (ceux qui facilitent le développement ou allègent la charge des équipes) des dérives liées à l’IA générative, qui menace directement la créativité et pourrait être exploitée sans scrupule par des acteurs uniquement motivés par le profit à moindre coût. Où placer le curseur moral et fixer des limites claires sera, selon moi, l’un des grands enjeux de l’année à venir.
Je terminerai par une résolution personnelle pour 2026 : finir tous les opus de la saga The Legend of Heroes qu’il me reste. Fan de Falcom depuis ma découverte de Trails in the Sky sur PSP, je dois avouer que l’éditeur ne m’a pas ménagé cette année avec pas moins de trois jeux sortis (et qui prennent 50 heures au minimum).
Driehuur : Un backlog sans fin
- Mon jeu de l’année : Indiana Jones et le Cercle Ancien (PS5)
- Ce jeu qui aurait pu être mon jeu de l’année : Assassin’s Creed Shadows
- Mon plaisir coupable : Avowed
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Kingdom Come Deliverance II, Atomfall, Clair Obscur: Expedition 33, The Elder Scrolls IV: Oblivion Remastered, Mafia: The Old Country, Cronos: The New Dawn, Dying Light: The Beast, Ghost of Yōtei, Silent Hill f, The Outer Worlds 2, Absolum… (oui, ça commence à faire beaucoup)
- Ma déception de l’année : Difficile à dire en n’ayant pas joué à suffisamment de jeux sortis en 2025, même si, d’un regard plus lointain, j’aurais tendance à citer MindsEye et Call of Duty : Black Ops 7
- Mes personnages préférés : Indiana Jones, de façon totalement objective et sans aucun rapport avec Harrison Ford (hum…)
- Mon morceau préféré de l’année : Le thème d’Indiana Jones par John Williams (oui, c’est celui des films à la base, mais il est tout aussi épique dans le jeu vidéo)
- Mes plus grosses attentes de 2026 : Resident Evil Requiem, 007 : First Light, Onimusha : Way of Sword, Fable…
- Moments marquants de l’année : Les licenciements et autres annulations de jeux, une IA de plus en plus sollicitée, les ventes records de la Nintendo Switch 2 malgré son prix, la fermeture de la chaîne Game One.
2025… Une année riche en sorties de jeux vidéo dont je n’ai clairement pas su suivre le rythme, la faute à une pile de jeux toujours plus haute au fil des années qui passent. Autrement dit, je n’ai pas pu jouer à autant de titres que je l’aurais voulu, entre ceux déjà en attente (et qui prennent la poussière), ceux que j’ai loupé, mais aussi ceux qui se profilent pour cette année 2026 et qui titillent déjà ma curiosité à coups de teasing.
Malgré tout, 2025 reste une année relativement marquante. Et puisqu’il faut retenir un jeu avant tout, pour moi, c’est sans hésitation Indiana Jones et le Cercle Ancien. Bien qu’il soit disponible sur PC et Xbox Series X/S depuis la fin de l’année 2024, pour ma part, c’est lors de sa sortie sur PS5 que j’ai pu découvrir la nouvelle aventure d’Indy. Une aventure digne d’un film, et autant dire que, manette en main, ce n’est pas seulement un bon jeu, c’est une véritable lettre d’amour à la franchise, et surtout aux fans entre la narration, l’ambiance, l’exploration et la cultissime voix française de Richard Darbois. Bon… oui c’est difficile de rester totalement objective quand on est fan de la licence, des films et… d’Harrison Ford, mais chut !
Juste derrière, au coude à coude, c’est Assassin’s Creed Shadows qui se démarque. Et là encore, c’est mon côté fan qui va parler, même si j’ai l’impression que la saga perd peu à peu son identité, notamment depuis Origins. Comme j’ai souvent tendance à le dire aujourd’hui, ce sont des bons jeux, mais pas des « bons Assassin’s Creed », au sens où je l’entendais à l’origine en tout cas, non sans faire référence à la trilogie d’Ezio d’ailleurs. Toutefois, le plaisir de jouer reste intact, et c’est bien là l’essentiel.
Un plaisir que je retrouve aussi au détour de petites aventures sans prétention comme celle de Cat Quest 3 par exemple. Le titre est à la fois sympathique et mignon, et parfaitement taillé pour partager de bons moments en coopération. Sinon, soluce oblige, j’ai également passé pas mal de temps sur Avowed et Borderlands 4, certes sous un angle différent de mes habitudes, mais qui ne m’a pas empêché de les apprécier pour autant.
Mais l’année vidéoludique 2025 ne se résume pas uniquement aux sorties, et elle a également été marquée par une actualité loin d’être réjouissante à l’heure d’en écrire certaines lignes. À commencer par les nombreuses vagues de licenciements ayant touché aussi bien de petits que de grands studios. Des licenciements à répétition, devenant presque tristement banals, et qui s’accompagnent souvent d’annulations de projets ou de jeux en développement tout aussi regrettables. Puis, qu’il soit assumé ou non, on peut également déplorer le recours à l’intelligence artificielle dans l’industrie vidéoludique, celui qui se montre de plus en plus fréquent, que ce soit pour la génération de contenus, le doublage ou encore certains aspects artistiques. Un outil qui, à mon sens, pourrait être intéressant pourtant… s’il ne soulevait pas autant de questions sur la valeur du travail humain et l’avenir des métiers du jeu vidéo. Des questions que l’on risque malheureusement de continuer à se poser en 2026…
Tandis que mon backlog s’annonce donc encore plus chargé, mais ce qui ne m’empêchera pas pour autant de continuer à prendre le temps de découvrir chaque jeu, parfois même jusqu’au dernier trophée. Car le jeu vidéo reste un loisir et un plaisir avant tout, puis, on ne se refait pas !
Striklight : Une année à t’aimer
- Mon jeu de l’année : Clair Obscur: Expedition 33
- Ces jeux qui auraient pu être mes jeux de l’année : Arc Raiders
- Mon plaisir coupable : Infinity Nikki
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Donkey Kong Bananza, Dragon Quest I+II et III Remake, Ghost of Yotei, Kingdom Come Deliverance II, Dispatch
- Ma déception de l’année : N’ayant pas joué à énormément de jeux sortis en 2025, celle qui me vient de suite reste l’abominable Call of Duty Black Ops 7
- Mes personnages préférés : Verso, Renoir (Expedition 33) ; Velnorte (Octopath Traveler 0)
- Mon morceau préféré de l’année : Clair Obscur: Expedition 33 – Monoco
- Mes plus grosses attentes de 2026 : Tomb Raider: Legacys of Atlantic, Marvel Wolverine, Lego Batman Legacy of the Dark Knight; Resident Evil Requiem, Silver Palace, et tant d’autres
- Moments marquants de l’année : La sortie de la Switch 2
Si je devais résumer mon année 2025 en un seul mot, je dirais naturellement « conscience ». La prise de conscience qu’il est impossible de jouer à tous les jeux sortis d’une vie, du moins de les finir. De fait, cette année a été le moment pour moi de prioriser des sorties, et surtout, de ne pas avoir peur de ne pas prendre un jeu attendu le jour de sa parution. D’autant plus que 2025 a été pour moi une année transitoire, entre problème de santé, déménagement et une nouvelle vie plus globalement, sans parler des nombreux entraînements pour les tournois régionaux et l’international de Pokémon TCG.
Du fait d’un manque de temps crucial, même du côté rédaction cette année, il a fallu faire plus de choix qu’à l’accoutumée sur les jeux à faire. Bien évidemment, j’ai joué et fini Clair Obscur : Expedition 33, et oui, comme la moitié des gens sur terre, c’est mon jeu de l’année. Cependant, étant un gros consommateur de RPG et JRPG, dont il en tient sa principale inspiration, Expedition 33 ne révolutionne pas la formule du tour par tour, car j’étais là pour les QTE, les parades et les esquives sur Paper Mario et Mario RPG. Pourtant, merci Clair Obscur, de m’avoir touché par ta plume et justement, je te remercie d’avoir mis sur le devant de la scène le tour par tour avec brio. Donc oui, Sandfall Interactive, je vous attendrai pour vos prochaines sorties.
2025 a été aussi la sortie d’une nouvelle console, et pas des moindres, la Nintendo Switch 2 tant attendue par les hardcore gamers ne jugeant que par la puissance en la comparant au Steam Deck (que j’adore <3) et ses dérives. Bien évidemment, sans prendre en compte le concept de « console hybride », le prix et le public visé. Dans tous les cas, ayant pris la Switch 2 à sa sortie, pour ne serait-ce jouer aux jeux de la première en version Nintendo Switch 2, je retiens surtout un inconfort à jouer en mode portable, surtout dans le lit, de par sa taille et le positionnement des joysticks pas du tout ergonomique sur la prise en main, ainsi qu’une autonomie en montagne russe sur les différents jeux. A part ça, bien sûr que cette machine vaut le coup.
Des anomalies sont également sorties cette année, qui viennent remplir la pile des jeux à faire absolument dans une vie, et apparemment 2026, c’est pas fini de ce côté-là…au secours… Bien évidemment, je pense à Dispatch qui semble avoir fait l’unanimité chez les joueurs et joueuses, et que je dois rapidement faire étant donné mon amour pour les jeux Telltale Games. Cependant, il y a un petit ARC Raiders qui est venu sonner à ma porte alors que de base je le regardais sans trop y prêter attention, et qui m’a bouffé les 3/4 de cette fin d’année, tant le jeu est addictif et terriblement fun, même en solo.
J’ai aimé cette année 2025, tant d’un point de vue personnel que sur le plan du jeu vidéo, et 2026 promet d’être encore plus belle. Tellement de titres vont sortir cette année qu’il ne va pas falloir lâcher cette résolution de ne pas acheter de jeu tant que je n’ai pas vidé la pile qui attend depuis plusieurs années. D’autant plus que je repars sur la chasse aux platines, en commençant avec le talentueux Banisher Ghost of New Eden, donc du temps il va m’en falloir, sans compter les différents tests qui vont venir mettre un pied dans cette fourmilière. Des tests que j’ai très hâte de continuer à vous partager en 2026.
Julien : « Il n’y a parfois rien à faire »

- Mon jeu de l’année : Dispatch
- Ce jeu qui aurait pu être mon jeu de l’année : Clair Obscur Expedition 33
- Mes plaisirs coupables : Orcs Must Die! Deathtrap, F1 25
- Ces jeux que j’ai loupés et que je dois absolument rattraper : Donkey Kong Bananza, Blue Prince
- Ma déception de l’année : Tales of the Shire
- Mes personnages préférés : Verso (Clair Obscur Expedition 33), Robert Robertson (Dispatch), Invisigal (Dispatch)
- Mon morceau préféré de l’année : Bershy – Radio (Dispatch)
- Mes plus grosses attentes de 2026 : LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier noir, Forza Horizon 6, Tides of Annihilation, Phantom Blade Zero
J’aurai aimé vous dire que 2025 a été exceptionnelle. Mais non. Même si beaucoup de positif a pu en ressortir, ce fût également l’une des plus compliquées à gérer sur le plan personnel. Certaines personnes le savent déjà, mais des soucis de santé ont égayé mes douze mois de l’année, dès le 1er jour, pour se solder sur une lourde opération, marquant une pause forcée, douloureuse, loin de toute activité. Pourtant, cette fin de convalescence m’a aussi permis de renouer avec un accessoire que mes doigts adorent et qui a pourtant été délaissé ces dernières années : ma manette.
L’occasion donc de jouer un peu plus qu’à l’accoutumée, ce qui m’a permis de découvrir une belle ribambelle de titres. Bien sûr, Clair Obscur : Expedition 33 fait partie de cette longue liste, mais bon nombre de mes collègues en auront déjà fait l’éloge : oui, j’ai adoré la proposition faite par le studio Sandfall, le dynamisme apporté par la parade en combat, son groupe de personnages attachants (Esquie, je t’adore) et sa bande-son mémorable (oui, je m’égosille sur Une Vie à t’aimer en voiture, et c’est une validation validée). Certes, je n’ai peut-être pas pris le même pied (Monoco, on te parle) à le platiner qu’à finir l’histoire, mais que cela fait du bien une production de ce genre.
Et pourtant, malgré tout le plaisir que j’ai pris sur celui-ci, mon choix du jeu de l’année se tourne vers Dispatch. Qu’est-ce que j’ai adoré partager ces moments avec Robert Robertson et son groupe d’anti-héros. J’ai toujours été un grand amoureux du jeu narratif, des productions Telltale aux premiers Life is Strange, et il était donc assez naturel d’apprécier une telle proposition. Mais j’ai eu un réel affect pour tout ce casting haut en couleur, cette écriture juste, ces ambiances musicales bien trouvées, et ce récit qui se laisse apprécier. Un véritable coup de cœur, sans doute bien aidé par mon état physique du moment, et les conditions dans lesquelles j’ai découvert le titre, façon série TV, sans enchaîner les épisodes, et en bonne compagnie sur le canapé.
Justement, impossible de parler de réconfort sans évoquer cette petite madeleine qu’est Wanderstop. Colorée et reposante, cette aventure emplie de douceur m’a fait beaucoup de bien. Peut-être ai-je trouvé son message pas suffisamment subtil, ce qui a faillit me donner l’impression d’être passé à côté de quelque chose, mais l’existence de Boro suffit pour justifier sa présence dans ce bilan. Au même titre qu’un DOOM The Dark Ages. Oui, on est sans doute sur l’opposition la plus brutale possible, mais il me fallait en parler tout de suite avant de l’oublier : c’était franchement cool, et un bon défouloir, il m’est simplement déjà sorti de l’esprit, l’ayant trouvé moins marquant qu’Eternal.
Avec ce surplus de temps libre, j’ai aussi longuement dévalé les sentiers mexicains de Forza Horizon 5 que j’avais déjà entamé sur Xbox avant de le boucler sur PS5. L’occasion aussi de survoler quelques titres, comme Orcs Must Die! Deathtrap, le dernier épisode en date d’une série que j’apprécie. Du jeu de rythme aussi, avec un Fresh Tracks que j’ai trouvé plutôt frustrant et un génial Unbeatable, lancé aux dernières heures de l’année. Mais j’en ai surtout profité pour faire une cure de rattrapage : High on Life, Ghostwire Tokyo, The Last of Us Part I, Doki Doki Littérature Club, Star Wars Jedi: Survivor… Tant de jeux qui avaient été mis de côté ou que je voulais faire et qui ont enfin un 100% affiché à côté d’eux. Oui oui, même Final Fantasy XV y est passé, et malgré de très nombreux défauts… je vous avoue avoir beaucoup aimé ce road-trip. L’occasion aussi de lancer Ghost of Tsushima & Yotei, et les Final Fantasy sortis depuis le 15, qui sont donc en cours – et qui sait, peut-être jamais terminés puisque la reprise est là.
2025 a donc été une année étrange. A la fois l’année la plus prolifique en temps de jeu depuis longtemps, mais aussi une année parsemée de hauts, de bas, de remises en question et surtout, d’imprévus. Une année marquée par une Gamescom que j’ai particulièrement adoré couvrir, malheureusement contrebalancée par une industrie du jeu vidéo malmenée et qui semble pourrir de plus en plus. N’y voyez pas une forme de lassitude ou de scepticisme (peut-être un peu), il est juste impossible de ne pas pousser un soupir quand on voit les trop nombreux déboires se poursuivre chez les éditeurs véreux, la place d’une IA trop grandissante et ce long couloir de l’enfer que vit la presse spécialisée depuis des années, trop sujette au bon vouloir des algorithmes de référencement et sa perte d’aura occasionnée par des médias qui cherchent la facilité. Et pourtant, pourtant ; une seule pensée suffit pour évacuer ses mauvais sentiments : Vous. Parce que 2025, cela a surtout été une année de plus à vos côtés. Mais aussi, une année entourée d’une rédaction formidable. Une rédaction forte, intrépide, compétente, et surtout, humaine, dont je suis particulièrement fier. Impossible donc de ne pas terminer ce bilan en vous remerciant, vous, fidèles lecteurs et lectrices, ainsi que toute mon équipe, notamment pour avoir tenu la barque pendant mon absence. Parce que malgré un horizon pas toujours très joyeux, j’ai déjà très hâte de partager 2026 avec vous !
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