Kingdom Come Deliverance accueille des versions PS5 et Xbox Series natives, et voici ce que l’on peut en attendre
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Rédigé par Fauchinou
Avant que sa suite ne vienne éclabousser de sa qualité, Kingdom Come Deliverance premier du nom a ouvert la marche en 2018. Et s’il a mis un certain temps à corriger ses bugs et peaufiner son expérience, la déjà très ambitieuse production de Warhorse Studios est arrivée à fédérer une solide communauté. Histoire de boucler la boucle et d’apporter sur actuelle génération ce premier opus auprès, par exemple, de celles et ceux ayant commencé par le second, le studio tchèque a donc préparé une version native pour PS5 et Xbox Series, accompagnée de quelques ajouts. Version sur laquelle nous avons posé nos mains durant quelques heures.
Avant que le règne ne soit définitivement venu
En 2025, Warhorse Studios nous a proposé Kingdom Come Deliverance II, un RPG d’une très grande qualité ayant dépassé les 5 millions de ventes en l’espace d’un an. Une immersion et des possibilités de gameplay soufflantes, des personnages hauts-en-couleurs, ou encore une flopée de quêtes aux multiples embranchements, voici une recette garantissant des dizaines d’heures de plaisir, ce que les fans du genre n’ont certainement pas laissé passer.

Mais avant de confirmer son statut de référence du jeu de rôle, la licence est d’abord entrée par une plus petite porte avant de concrétiser un carton sur plusieurs années, totalisant plus de 10 millions pour le premier opus. Alors, au moment de se replonger dedans, prenons la situation selon laquelle une personne découvrirait Kingdom Come Deliverance avec l’expérience encore relativement fraîche de sa suite en tête.
Eh bien il y a de quoi être rapidement frappé par le fait que tout ou presque soit déjà là. Rien que l’écriture et ce goût d’offrir des dialogues bien sentis, souvent fleuris, portés par des choix de réponse multiples dont la réussite dépendent souvent de nos statistiques de persuasion ou de la manière dont on est accoutré. La sensation de liberté se retrouve dès les premiers pas à Skalice, en résolvant des situations de différentes façons ou en étant capable de fouiller quasiment chaque bâtisse, et ce avant même que l’aventure ne démarre réellement et que ses possibilités s’exploitent déjà davantage en arrivant à Rattay.
Ces deux villes sont très marquantes pour Henry, et pour cause, c’est par les événements qu’il vit ici que son épopée commence, avant de pleinement se lancer à l’aventure dans un Royaume de Bohême du XVe siècle en plein conflit entre le roi Venceslas IV et son successeur autoproclamé Sigismond, ce qui le fera rencontrer des personnages de toutes sortes, dont certains avec qui se lier.
Cela implique un développement partant de zéro pour celui qui n’est encore qu’un fils de forgeron n’ayant jamais quitté les limites de son village natal. La force, l’agilité, les capacités au combat, l’éloquence, à nous de décider vers quoi notre héros va se spécialiser, à moins que l’on ne veuille en faire un touche-à-tout, ce qui est déjà possible ici. En revanche, contrairement au deuxième opus où il sait déjà lire, Henry est au préalable confronté à un analphabétisme qu’il est là aussi possible d’effacer à force de pratique auprès d’instructeurs.
Autre composante de gameplay assez âpre à appréhender : les combats. Toujours basés sur ce système de rosette dont il faut sélectionner la branche pour porter un coup dans la direction associée, les affrontements sont encore plus compliqués à expérimenter, avec cette souplesse en moins que la suite a intelligemment apporté. S’il devait donc y avoir quelques grimaces à faire au sortir de Kingdom Come Deliverance II, ou tout simplement à l’occasion d’une découverte, ce serait à ce sujet.
Kingdom Come Deliverance sur PS5 et Xbox Series, ça vaut le coup ?

Pour ce premier épisode ô combien important pour notre héros et, de manière plus pragmatique, pour Warhorse Studios, l’intérêt de porter une telle aventure pour les consoles d’actuelle génération parait évident, alors que la Switch a connu il y a deux ans sa version. Face à la demande la communauté, l’équipe tchèque a donc exaucé leur souhait. Mais elle tient à le dire, il ne s’agit ni d’un remake, ni d’un remaster, mais d’une version native pouvant tirer au mieux les caractéristiques de la PS5 et de la Xbox Series.
Ne vous attendez donc pas à être particulièrement bluffé par le rendu visuel. Attention, cela ne veut pas dire qu’il est dépassé. Au contraire, le CryEngine continue d’étonner par la qualité de son rendu global, bonifié par cette manière de dépeindre paysages, villages et forteresses avec un souci d’authenticité très agréable. De plus, le pack de textures HD (activable ou non) embellit tout cela.
Sans doute que l’âge se ressent davantage du côté des visages et des animations de personnages (notamment durant les cinématiques pour celles-ci), de même que des bugs récalcitrants comme des lumières clignotantes ou des soucis de collision tachent un peu l’ensemble. Idem au sujet du framerate, si nous pouvons jouir du 60 fps, notez qu’il n’est pas forcément constant, mais le gain de fluidité reste appréciable.
D’autres ajouts dans le cadre de cette mise à jour de Kingdom Come Deliverance concerne également le PC, à l’image du FSR upscaling ou de la possibilité de passer en configuration Ultra. Soulignons aussi l’arrivée du doublage tchèque et japonais, tandis que le portugais (Brésil), l’ukrainien et le turc débarquent en langue d’interface et de sous-titres.
Notez enfin que celles et ceux possédant Kingdom Come Deliverance sur PS4 et Xbox One pourront réaliser la mise à niveau de manière gratuite. Sinon, vous aurez le choix entre l’édition de base à 29.99 €, ou la Royal Edition à 39,99 €. Il ne manquerait presque plus qu’une version Switch 2, ce qu’il ne parait pas irréalisable à terme, et on serait bon.
Bref, si vous avez aimé la friction des premières heures de Kingdom Come Deliverance II et sa zone de Trosky, vous serez ravi de retrouver ces sensations en lançant ce premier opus, profitant d’une version native PS5 et Xbox Series assurant l’essentiel. Et si jamais vous êtes plutôt quelqu’un qui cherchait depuis longtemps un RPG qui demande de l’investissement et une expérience visant l’authenticité, sur console, tout en n’osant pas vraiment commencer par le deuxième épisode de la série tchèque, vous n’avez désormais plus d’excuse.




