God of War : Présentation et avis sur le roman de chez Omaké Books

God of War

God of War est loin d'en avoir terminé avec nous. Lorsque nous n'avons pas de jeu vidéo à dévorer, c'est un roman qui fait son apparition. Ici, c'est aux éditions Omaké Books.

Aujourd’hui, et pour la première fois depuis l’ouverture de cette rubrique bouquins, nous allons vous parler d’un livre édité par Omaké Books. Et le livre auquel nous allons nous intéresser aujourd’hui n’est pas le plus petit qui soit. En effet, nous allons vous présenter le livre God of War, écrit par pas moins que J.M Barlog. Si ce nom ne vous est pas inconnu, sachez qu’il s’agit du père de Cory Barlog, le créateur de la licence God of War. Dès lors, qui de mieux placé que cet auteur pour l’adaptation romanesque des dernières aventures de notre Kratos bien aimé ?

Si le titre vidéoludique a été adulé par la critique, en témoigne notre test du jeu, il nous reste à découvrir si la version papier parue le 18 avril 2019 chez Omaké Books fait battre notre cœur de la même manière. Est-ce que ce bouquin faire honneur à la création aux dix millions de copies vendues de Santa Monica Studio ? Tentons d’y répondre immédiatement.

Retour sur la licence God of War

God of War

Depuis son origine, n’oublions pas que God of War a toujours été une exclusivité pour Sony. Et, quand on sait qu’ils sont fidèles à ces derniers depuis la PlayStation 2 et l’année 2005, cela fait une sacrée histoire d’amour entre les deux entreprises. Et, ce roman du titre sorti en 2018 n’est autre qu’une déclaration d’amour à cette production, dans laquelle Santa Monica Studio et Sony ont investi du temps, de l’argent et beaucoup d’envie. Et là, ce sont les paroles d’un fan de la saga depuis la première heure qui sont couchées sur le papier, même s’il est numérique.

Si, comme moi, vous êtes adorateur de Kratos et que son ascension à travers les années n’a aucun secret pour vous, alors passez directement au troisième point. Pour les autres, cette partie aura pour but de vous montrer le mastodonte auquel est lié l’œuvre écrite dont nous vous parlons en ce jour.

Dès sa création, cet univers plongé dans la Grèce Antique et ses dieux, monstres et autres éléments issus de la mythologie grecque a su capter l’attention de millions de joueurs à travers le monde. La rage de ce personnage principal et la violence exacerbée dont les titres avaient le secret ont su éveiller en chaque joueur des sentiments divers et variés. Mais, avec la dernière sortie en date, l’univers de Kratos tout entier s’en est retrouvé ébranlé. Plus de Grèce Antique, plus de soif de vengeance et de haine sans fin pour notre héros. Non, notre protagoniste a évolué avec les années, de même que son univers qui a gagné en maturité et en qualité. Au revoir Zeus, au revoir Aphrodite et bonjour la Scandinavie et la mythologie nordique.

Vers la maturité d’une licence phare

Avec le temps, le public de God of War a vieilli, est devenu plus mature. Et la saga a décidé d’en faire de même. Kratos est devenu plus âgé, de nouvelles choses sont entrées dans sa vie et ses préoccupations ne sont désormais plus les mêmes. Adieu les lames du chaos et bonjour la hache du Léviathan. Plus de personnage principal fade et animé uniquement par le malheur et la destruction. Désormais, il était temps d’accueillir un personnage complexe, à des années lumières de ce à quoi le studio américain nous avait habitué jusque-là.

Avec un besoin de changement, God of War est devenu une expérience unique pour la saga, un renouveau complet. Les décors, les éléments de gameplay, les antagonistes, le scénario et même les émotions véhiculées n’étaient plus les mêmes. Pour les fans de la première heure, il ne s’agit pas d’une suite. Après tout, seul les noms God of War et Kratos restaient une part de l’aventure.

En plus d’une figure emblématique retravaillée, pour donner un héros de grande envergure, Kratos a désormais de la compagnie, en la personne de son fils Atreus, qui l’accompagne de son voyage. Au diable le héro meurtri et esseulé, voici un homme et son fils, qui vont tenter d’honorer la promesse faite à une défunte femme, celle de notre héro. De là, il n’est plus simplement question de tuer, mais bien d’honorer une promesse, se rappeler le souvenir d’un être cher mais aussi, et avant tout, de voir le développement d’une relation père-fils jusqu’alors inédite pour la franchise.

Avec cette nouvelle entrée dans la licence, God of War renaît et le livre du même nom tente d’ouvrir de nouvelles portes à la saga. En plus de faire vibrer les joueurs, il est désormais question de séduire les lecteurs. Pas une mince affaire et pourtant… c’est réussi !

Un livre écrit d’une main de maître

God of War

Du haut de ses 352 pages, le roman God of War est une belle réussite. J.M Barlog a fait un travail de haut vol avec cette novélisation du jeu vidéo éponyme. Il apporte une nouvelle vie à la production de son fils, Cory Barlog. Non pas que le jeu en avait besoin, mais c’est une autre manière d’approcher cette nouvelle histoire. Et quelle belle manière de le faire !

Scénaristiquement parlant, ce roman traite de la même histoire que le jeu vidéo sorti l’an dernier. Kratos doit toujours partir de chez lui en compagnie d’Atreus afin d’honorer le dernier souhait de Faye, la femme de notre héro. Bien entendu, le roman ne s’intéresse qu’à cet aspect du titre, son histoire principale. Tout ce qui est annexe, comme les missions secondaires ou les collectibles n’est, dès lors, pas de la partie. Le bouquin est donc linéaire, proposant de se concentrer sur une narration des points principaux de l’histoire centrale du jeu du même nom. Nul besoin de s’en inquiéter, car cet ouvrage est exceptionnel et le soin apporté à la narration est tel que l’annexe n’aurait pas eu sa place dans ce travail.

La route est longue et nos deux protagonistes sont tout deux touchés par la perte de Faye, le deuil imprégnant leur cœur. Cet aspect est approché avec une maturité assez impressionnante et suit nos héros à travers l’ensemble du livre de Barlog. Loin d’un simple détail, elle est l’emprunte qui permet à notre duo de continuer sa route vers la plus haute des montagnes.

Plus qu’une simple narration

Par ailleurs, la personnalité du père et du fils sont bien respectés, avec Kratos en tout temps stoïque et un Atreus incertain, voulant se dépasser mais freiné par son jeune âge et un père qui ne sait trop comment assumer son rôle. Ainsi, cette histoire est aussi une question de développement de personnage, où Kratos apprend à devenir père et Atreus à devenir un homme. Tous deux ont à apprendre l’un de l’autre et ce livre sublime ce développement intérieur de nos deux guerriers.

En outre, l’auteur tente de nous émoustiller à travers ses descriptions des combats de Kratos. Bien que très rythmés, ces derniers sont retranscrits avec avec brio. On sent que la plume de notre écrivain est habituée à l’exercice. Néanmoins, la violence présente dans la version PS4 a été quelque peu adoucie, de sorte à ce que l’œuvre écrite soit accessible par le plus grand nombre. Une belle prouesse de la part de Barlog, qui étend ainsi l’univers à un public plus large.

Il en va de même pour les environnements, décrits avec exactitude, de sorte à ce que chaque lecteur ayant déjà foulé ces territoires en compagnie de Kratos puisse revoir la scène. C’est également le cas pour les dialogues, les descriptions physiques, qui sont là pour soutenir la lecture. Il n’y a rien à en redire, Barlog a compris le jeu, et l’a respecté sur le papier !

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Au final, le roman God of War reste un bel extra à ajouter à la collection de tout fan du jeu vidéo. Il s’agit là d’une très belle pièce à ajouter à l’univers de la licence, et tout amateur de Kratos et de son univers saura apprécier l’écrit de Barlog père.

Pour les autres, qui n’auraient pas encore goûté aux aventures de notre spartiate favori (quoi que Kassandra pourrait très bien rivaliser), ce livre reste un bon achat. Il s’agit là d’une belle aventure même pour ceux ignorant tout de l’univers de Kratos et le découvrir au travers de ces pages n’aura rien de déstabilisant. Cela pourrait même être une manière tout à fait adéquate d’apprendre à l’aimer et, pourquoi pas, ensuite se lancer dans les jeux.

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