Atlus prend la dynamique de l’industrie à contrepied et augmente le salaire des débutants ainsi que celui des employés déjà installés
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Rédigé par Alexis
Nous voyons passer trop de mauvaises nouvelles concernant l’industrie vidéoludique et ses licenciements pour ne pas se réjouir d’une annonce allant dans le sens contraire. Alors que nous avons récemment vu que les coupes ont commencé du côté de Warner Bros Games, Atlus consolide la valeur qu’il accorde à son personnel. Le développeur japonais a en effet annoncé une hausse des rémunérations pour les jeunes diplômés recrutés, mais aussi l’ensemble de ses employés.
Persona grata
Studio derrière les sagas renommées Shin Megami Tensei et Persona, et ayant accouché dernièrement du très bon Metaphor: ReFantazio, Atlus se porte très bien. Au point que l’entreprise japonaise a souhaité revoir son système de rémunération, d’après ses propos rapportés par Automaton.
À partir d’avril prochain, les arrivées de jeunes diplômés à des postes de débutant verront leur salaire passer de 300 000 yens (1 642 euros) à 330 000 yens (1 806 euros). L’augmentation concerne également les salaires annuels permanents et contractuels, avec une hausse de 15%. À cela s’ajoute une baisse d’heures supplémentaires fixes dans les contrats de 30 à 20 heures par mois.
Selon Atlus, cette initiative a été prise pour « favoriser la créativité et améliorer la productivité de chaque employé » afin de délivrer au public des expériences toujours plus inspirées. L’entreprise ajoute :
Malgré la fluctuation de facteurs externes comme la hausse des prix, nous viserons à soutenir nos employés pour qu’ils puissent mener une vie stable, et leur fournir un environnement de travail où ils se sentent davantage en sécurité.
Une telle décision emboite aussi le pas de SEGA qui, en novembre 2025, a procédé aussi à une revalorisation du contrat des jeunes diplômés (au même montant qu’Atlus) et des employés déjà sous contrat (+10%). Cette exception nippone s’ajoute à celle déjà entreprise par Capcom il y a deux ans, bien qu’il faille rappeler que le Japon reste une terre où les conditions de travail sont globalement très difficiles à encaisser. Néanmoins, les initiatives allant dans le bon sens doivent être saluées.
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