Xbox : Asha Sharma veut des jeux capables de créer des émotions et n’aura « aucune tolérance avec de la mauvaise IA »
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Rédigé par Jordan
Tous les yeux de l’industrie sont désormais braqués sur Asha Sharma, nouvelle PDG de Xbox. Puisque le groupe n’est actuellement pas au meilleur de sa forme du côté de l’opinion publique, la nouvelle venue n’aura pas le droit à l’erreur et ses premiers mots sont naturellement scrutés de près. Tandis que ses tweets et son compte Xbox font parler sur les réseaux sociaux (comme s’il était important qu’elle soit une joueuse régulière), ce sont ses premières déclarations chez Variety qui sont plus intéressantes à relayer.
Qui sera juge de la bonne et de la mauvaise IA ?
Si Asha Sharma n’a pas encore accordé de réelle interview dans laquelle elle ne serait pas libre de dérouler son plan de communication savamment étudié, elle a tout de même adressé quelques mots au site Variety suite à l’annonce de sa nomination à la tête de Xbox. Plusieurs choses en ressortent, toutes visant à rassurer le public en lui disant exactement ce qu’il a envie d’entendre… ou presque.
Asha Sharma tient à montrer son engagement vis-à-vis des jeux, en indiquant son attachement aux titres qui peuvent créer une « forte résonance émotionnelle », ceux qui donnent à ressentir quelque chose. Elle donne d’ailleurs un exemple en citant Firewatch, le jeu d’aventure/narratif de Campo Santo. Malgré tout, elle reconnaît qu’elle a encore beaucoup de choses à apprendre sur ce milieu, étant donné qu’il s’agit là de son premier poste dans l’industrie. Son dernier job est celui qui aura soulevé le plus d’inquiétude étant donné qu’elle travaillait chez Microsoft CoreAI, une branche spécialisée dans le développement d’outils d’intelligence artificielle.
À l’heure où l’IA générative menace de plus en plus d’emplois dans l’industrie, difficile de voir cette expérience d’un bon œil, mais là encore, la nouvelle PDG de Xbox réitère son engagement concernant la création humaine. Elle déclare n’avoir « aucune tolérance pour de la mauvaise IA ». Si l’on veut jouer sur les mots, cela peut aussi vouloir dire qu’il y a de la tolérance pour de la « bonne » IA, et c’est sans doute Microsoft qui déterminera ce qu’il trouve être de la mauvaise IA ou non.
L’avenir nous dira à quel degré cette technologie sera utilisée ou non, même si l’obsession de Satya Nadella pour le sujet laisse peu de place au doute.
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