PREVIEW. Robothorium – Un jour, les robots domineront le monde !

Robothorium est un RPG tour par tour, édité par WhisperGames et développé par Goblinz Studio. Le titre, inspiré des œuvres d’Isaac Asimov, Ray Bradbury et Philip K. Dick, plonge le joueur dans une guerre opposants les robots et les humains.

Développé par les créateurs de Dungeon Rushers, Robothorium est maintenant disponible en accès anticipé. En 2054, sur la planète Terre, les robots, fatigués d’être considérés comme des esclaves par les hommes, protestent pour obtenir des droits. Les contestations sont violemment réprimées et le conflit, dans un premier temps pacifique, dégénère. Considérés comme une menace au premier degré, les robots sont pourchassés et abattus par les humains sur toute la planète. Un nom incarne cette répression : BreakTech, une entreprise spécialisée dans la construction de robots qui prospère chaque jour grâce au thorium, une inépuisable source d’énergie et de progrès.

Fondation

Robothorium

C’est donc dans un contexte de guerre que vous incarnez S.A.I.A., une intelligence artificielle programmée pour guider les robots et les aider à construire leur avenir. Vous devrez vous rapprocher de différentes factions rebelles, engagées dans une guerre de territoire depuis des mois. Ces dernières possèdent chacune leur idéologie propre : les Humanobots, pacifistes ; les Mécavenirs, combattants d’élite ; les cyborgs de CyberRights ; les scientifiques de BioThorium ou la faction neutre La Pièce que seul l’argent intéresse. Les choix que vous ferez tout au long du jeu vous attitrerons la sympathie ou l’hostilité de ces groupes. Si vous êtes suffisant proche d’une faction, vous pourrez bénéficier d’un bonus, comme du loot supplémentaire, la capacité à dévoiler des pièges sur la carte ou celle d’infliger un malus de Surprise à vos ennemis au début de chaque combat.

L’essentiel du jeu repose sur l’exploration de donjons générés de manière aléatoires (ici, des entrepôts et des laboratoires) et des combats au tour par tour plutôt classiques. Lors de ces derniers, il vous faudra garder un œil sur trois paramètres : le bouclier (qui se recharge entre chaque tour), la structure (équivaut aux points de vie, si elle tombe à 0, le robot est détruit) et la surcharge. Cette dernière, vous l’aurez compris, est à éviter car elle immobilise votre robot pendant un tour. Au début du jeu, vous avez le choix entre deux types d’attaques : celle de base, qui réduit la surcharge, et les autres, plus puissantes mais qui augmente la surcharge. Une fois que vos robots atteindront le niveau 5, ils pourront également utiliser leur capacité spéciale, propre à chaque modèle, qui peut faire beaucoup de dégâts mais qui augmente la surcharge de 50%.

Le jeu propose trois modes de difficulté : rébellion (les robots détruits reviennent dans l’équipe), insurrection (retrouver les robots détruits coûte des ressources et prend du temps), révolution (les robots détruits le sont définitivement). Le jeu est relativement accessible une fois que vous en maîtriserez les bases, mais les combats manquent généralement d’intensité : mous et un peu bordéliques, ils tendent à tirer en longueur, surtout lorsque vos opposants sont nombreux. Pour vous en sortir, la technique la plus efficace consiste à cibler un adversaire à la fois et à spammer la touche attaque de vos robots. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus fun…

Nous les robots

Robothorium

Lorsque vous explorez un lieu, vous devrez également prêter attention au « Niveau de danger ». Généralement à 0 quand vous commencez la mission, différentes actions (comme, par exemple, louper le piratage d’un drone ou d’une caméra) vont augmenter ce niveau. À 30%, les chances de réussites des actions hors combats sont réduites. Passé 65%, la puissance et la vitesse des ennemis augmente. Si le niveau de danger atteint les 100%, votre mission sera sérieusement compromise.

Comme dans tout RPG qui se respecte, vos combattants gagnent de l’expérience lors des combats. À chaque montée de niveau, ils reçoivent des points de talent que vous pourrez investir dans leurs différentes capacités afin de spécialiser vos robots. Le jeu est assez généreux en loot, ce qui vous permet d’améliorer rapidement leur équipement et d’amasser des composants.

Entre les missions, le joueur a également la possibilité de se rendre dans le hangar pour racheter des robots envoyés à la casse et au marché noir , où il peut se procurer de l’équipement et des composants contre monnaie sonnante et trébuchante. Sans insister dessus, Robothorium possède également une dimension crafting avec l’atelier, qui permet de fabriquer des équipements à partir de composants. Enfin, l’arène permet d’affronter des joueurs du monde entier (mais n’est pas encore active au moment où nous rédigeons cet aperçu).

Pour 14,99€, Goblinz Studio nous propre un RPG tour par tour dans un monde futuriste correct. Actuellement disponible sur PC, il devrait également sortir sur PS4, Xbox One et Switch en 2019. 

Un potentiel mal exploité

Robothorium tient globalement la route et possède bonnes idées. Malheureusement, le titre ne met pas ses atouts en avant. Les combats, dimension essentielle du jeu, manquent clairement de peps. Espérons que les développeurs trouvent un moyen de les rendre plus palpitants...

Velaines

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

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