Aperçu : On a joué à God of War, notre avis après deux heures et demi de jeu

  • PlayStation 4

Lors d'un événement organisé à Paris, nous avons eu l'immense plaisir de poser nos mains sur le très attendu God of War. Voici donc nos impressions après plus de deux heures et demi de jeu.

Cela faisait un bon moment que l’on voulait enfin y jouer, et c’est chose faite. Avant que nous commencions la démo, nous avons eu droit à un petit briefing par Cory Barlog, le creative director. Le bonhomme nous a répété que l’appellation God of War était intentionnelle car elle définissait tout simplement une nouvelle ère et surtout une mythologie pour la licence. De plus, il faut savoir que les nouveaux venus dans la franchise ne seront absolument pas forcé d’avoir joué aux précédents opus pour comprendre ce qu’il s’est passé auparavant, car tout devrait être expliqué dans ce nouveau volet.

Ceci étant dit, nos impressions sur ce nouveau God of War sont assez positives après plus de deux heures et demi de jeu, même si tout n’est pas parfait et que nous avons quelques craintes sur certains points. A noter d’ailleurs que la version en question était quasi définitive, et que l’on a pu jouer avec les voix françaises, rien que ça ! Egalement, trois heures de jeu étaient annoncées lors de l’événement pour terminer la démo, mais sachez qu’en temps réel, nous avons terminé la démo en deux heures et demi, en prenant notre temps pour explorer.

Un kratos plus sage, apaisé, et vieillissant

Preview God of War

Avant de commencer à vous donner un avant goût de ce que nous avons pu tester, sachez que Cory Barlog a affirmé que ces deux heures et demi de jeu ne sont qu’une infime partie de ce que nous pourrons retrouver dans la version finale de God of War, qui aura un contenu bien plus colossal. En même temps, ce n’est véritablement pas étonnant vu que l’intéressé avait annoncé par le passé pas moins de 35 à 40 heures de jeu pour en voir le bout.

Sinon quand nous commençons la démo, nous retrouvons un Kratos beaucoup plus assagi, et surtout beaucoup plus humain car ce dernier est désormais père de famille, et est surtout apaisé depuis que ce dernier a accompli sa vengeance de décimer tous les dieux de l’Olympe, et qu’il a surtout enfin trouvé la paix avec ses péchés. On retrouve d’ailleurs dans l’introduction de cette démo le fils de Kratos en train d’exhumer le corps de sa mère décédée. Par la suite, nous aurons en face de nous une véritable relation père/fils car Kratos apprendra à chasser un cerf à son fils. D’ailleurs, vous aviez déjà vu cette partie lors de l’E3 2017, lorsque Kratos apprend à son fils à chasser le cerf, se fait attaquer par les Draugrs, et se bat ensuite contre un gigantesque troll.

God of War s’annonce assez prometteur comme sa narration, qui sera certainement aux petits oignons.

Nous avons pu commencer par ce passage-là et ensuite, Kratos, rentrant chez lui avec son fils, tombera nez à nez avec un mystérieux étranger orné de tatouages nordiques, et sachant tout de notre guerrier spartiate, ainsi que de son passé criminel. Après ce passage-là, notre héros va devoir partir en direction de la plus haute montagne, pour y déposer les cendres de la défunte mère, ce qui va l’emmener directement dans des ruines nordiques, et le bougre y affrontera bon nombre de créatures, résolvera quelques petites énigmes en utilisant sa hache magique pour progresser, jusqu’à arriver à un certain Brok. Il s’agit du créateur de la hache léviathan de Kratos. Enfin, on terminera sur une rencontre avec une mystérieuse sorcière nordique également, que vous avez déjà observée dans le trailer narratif du soft, sorti récemment. C’est en globalité tout ce que l’on a pu faire en plus de deux heures et demi, ce qui n’est pas plus mal, et qui nous a donné un parfait avant goût de ce que l’on retrouvera dans la version finale.

Très honnêtement et on ne va pas se mentir, la narration semble en tout cas prometteuse, et on a vraiment hâte de voir comment Santa Monica va réussir à faire la passerelle entre God of War III et ce God of War là. Car pour le moment, on se pose quand même de sérieuses questions sur qui était la mère d’Atreus, comment va évoluer le personnage de Kratos étant donné qu’il en a fini avec les dieux de la mythologie Grecque, et surtout comment va évoluer cette relation père/fils. En effet, cette relation-là sera clairement le point d’ancrage du titre, en sus de cette nouvelle menace nordique planant au dessus de la tête de Kratos, qui ne devrait être autre que le dieu nordique Odin qui veut visiblement la tête de Kratos.

L’épisode du changement

Preview God of War

La première chose qui a pu nous frapper aux yeux, c’est le changement total de gameplay, tout en gardant l’ADN d’un God of War. Désormais, la caméra est à l’épaule comme on dit, car elle est beaucoup plus rapprochée de Kratos et ce dernier ne dispose plus de ses mythiques lames du chaos. En effet, et comme nous avons pu déjà le voir avant même de toucher à cette grosse démo de deux heures et demi, Kratos a désormais à sa disposition la hache léviathan. Il peut la lancer directement sur les ennemis pour les congeler instantanément, et la rappeler en appuyant sur la touche triangle. Le bougre peut également effectuer des attaques légères ou lourdes, et sachez que néanmoins, l’ADN de God of War est préservé, dans la mesure où notre anti-héros pourra utiliser sa fameuse rage spartiate que tout le monde connaît trop bien pour faire un maximum de dégâts.

Au rayon des autres changements, plus de jauge de magie en vue, mais nous pourrons au moins récupérer quelques pierres de guérison et de rage par ci par là pour remplir nos jauges respectives. De plus, les ennemis s’offrent désormais une barre de vie, tout en indiquant leur niveau de difficulté. Dans la démo par exemple, les ennemis de base avaient un niveau 1, tandis que les Draugrs un peu plus costauds étaient de niveau 2, et faisaient beaucoup plus de dégâts. Les boss auront également des barres de vie, ce qui n’était pas forcément présent sur les précédents God of War. On sent clairement que le titre veut exploiter un peu plus en profondeur son côté RPG pour le coup et quand on dit que c’est l’épisode du changement, c’est notamment au niveau de son interface. Effectivement, en appuyant sur le pavé tactile de la manette, vous allez arriver sur une interface vous affichant une carte du monde nordique – qui n’était évidemment pas représentée en entier -, mais également d’autres onglets.

Kratos a pris de l’âge et cela se ressent, mais reste toujours aussi brutal dans son gameplay !

Armes, armures, compétences, objectifs, codex, ressources, voilà tout ce que l’on retrouve au premier abord. Et si vous pensez à la même chose que moi, oui, God of War a semble-t-il poussé un peu plus loin son côté RPG, représenté de manière simpliste dans les précédents opus. Car en fait, et lorsque nous rencontrons un certain Brok dans la démo que nous avons testée, et qui n’est autre que celui qui a forgé la hache léviathan de Kratos, vous aurez la possibilité d’améliorer vos armes et armures avec de l’argent récolté. De ce fait, cela upgradera vos stats en force, en défense, et j’en passe. Ce côté-là est de surcroît assez complet, comme la possibilité de récupérer des runes dans d’autres types de coffres, et ainsi les équiper sur votre hache pour effectuer de nouvelles attaques dévastatrices sur vos adversaires. Et quand on dit que les codes d’un God of War ont été préservés, sachez que vous pourrez comme toujours tenter de débloquer d’autres coffres en détruisant des runes, et ainsi récupérer une sorte de pomme, où si vous en récupérez trois, elles vous donneront le droit de rallonger votre barre de vie.

Côté armes, on espère par ailleurs qu’elle seront un peu plus nombreuses dans la version finale – chose fort probable de toute façon – car à l’heure actuelle, Kratos pouvait dans la démo, attaquer au corps à corps avec des attaques légères et lourdes en combinant le tout avec son bouclier de spartiate, et bien évidemment sa hache léviathan pour se défendre. Autre spécificité que nous avons pu observer dans la démo, c’est que notre héros pouvait également faire des attaques combinées avec son fils Atreus. En effet, certaines compétences permettaient cela, et sachez que vous pouvez lui donner l’ordre également de tirer des flèches sur les ennemis pour leur faire des dégâts, ou en profiter pour les étourdir et ensuite les défourailler avec ce bon vieux Kratos.

Des combats brutaux et des boss gigantesques dans un monde semi-ouvert !

Preview God of War

Dans la démo, au-delà de quelques petites énigmes à résoudre pour continuer à progresser avec l’aide d’Atreus, et qui permettait de donner un peu de variété au soft, on peut dire que les combats sont un peu moins dynamiques que ses prédécesseurs. Mais cela semble-t-il être un peu voulu, dans le mesure où notre Kratos a pris de l’âge, et cela se ressent. En revanche, notre spartiate n’a rien perdu de sa brutalité, avec des finish moves toujours aussi brutaux, comme dans le feeling des combats, un peu moins dynamiques certes, mais toujours aussi jouissif et surtout fun. C’est ce que l’on recherche dans un beat’em all, et sachez que le bougre pourra même se retourner rapidement pour faire face à ses ennemis. En appuyant sur la flèche directionnelle du bas, Kratos pourra en effet se retourner rapidement. Pour le reste, on trouve aussi un système de verrouillage sur les ennemis, et l’on peut désormais contrôler nous-même la caméra, chose qui n’était pas possible dans les précédents God of War, étant donné qu’il s’agissait de plans fixes.

Le bestiaire était au passage varié dans cette démo, et il y a fort à parier que nous combattrons d’autres ennemis plus féroces dans le titre. Effectivement, Kratos pouvait se frotter à différents types de Draugrs, mais également à des ombres, des sorcières revenantes, ainsi qu’à des trolls. Ces derniers faisaient d’ailleurs offices de boss à deux reprises dans la démo, en revanche, sachez qu’il n’y avait pas véritablement de signe de quelconques QTE dans le titre. On espère quand même que les finish moves sur les autres boss ne seront pas que contemplatifs, et il s’agit d’une première crainte de notre côté. Cependant, nous verrons bien encore une fois s’il y aura malgré tout dans le reste du jeu des QTE pour au moins faire participer les joueurs dans ces combats dantesques.

Concernant cet aspect semi ouvert du titre, nous avons pu voir qu’effectivement, la progression de Kratos et de son fils se fera de façon légèrement moins linéaire que dans les précédents God of War. Nous avons pu voir dans la démo qu’il y avait la possibilité de se balader un peu partout, tout en récupérant sur le chemin de l’argent, qui vous permettront entre autre d’améliorer vos armes et armures. Il y aura également la possibilité en chemin de découvrir des fresques nordiques, des connaissances supplémentaires et bien d’autres joyeusetés, pour gagner également des points d’expériences supplémentaires, et ainsi les dépenser dans les arbres à compétences de vos armes pour gagner de nouveaux coups. En augmentant l’une de vos armes de niveau, vous débloquez de nouveaux coups pour cette dernière, qu’il faudra ensuite acheter avec des points d’expériences. Vous l’aurez compris, il risque d’y avoir bon nombre de choses à faire dans le soft, et tout sera bon pour se faire un peu d’expérience.

Côté graphismes, car c’est clairement l’élément qui nous avait le plus bluffé dans sa présentation, on en ressort un peu déçu. Déjà, il faut savoir que nous jouions à la démo sur une PS4 pro, et donc nous avons pu avoir un assez gros aperçu de sa technique ces deux heures et demi de jeu durant. Qu’on se le dise, le titre sous PS4 pro affiche une netteté d’image particulièrement propre, et surtout sans un brin d’aliasing. Au premier abord, on pourra admirer les expressions faciales des personnages qui forcent clairement le respect, avec quelques effets graphiques qui envoient du lourd, comme les effets de lumière. En revanche, on a pu remarquer un petit chouïa de clipping, et également parfois une distance d’affichage un peu limite sur certains arrière-plans, un peu floutés. On a pu également constater que certaines textures manquaient un peu de finesse mais cela dit pour le reste, le jeu est vraiment assez joli techniquement parlant, en affichant des décors de qualité, avec un soucis du détail à couper le souffle. Notez qu’il s’agit d’une version pratiquement définitive, et il y a fort à parier que ces soucis seront globalement corrigés.

On va terminer sur le sound design, étant donné que nous avons joué avec les voix françaises. Bon, les précédents volets étaient aussi en français avec un doublage de qualité, et God of War semble une nouvelle fois dans cette voie-là. Les doublages français sont globalement très bon, et il y a peu de chances que l’on soit déçu une seule seconde, de même que pour les thèmes musicaux.

On l'attend de pied ferme... avec quelques petites craintes cependant

Ce très long contact avec God of War nous a rassuré d'une part, mais avec quelques petites craintes d'autre part. Effectivement, elle nous a donné satisfaction dans un premier temps dans son gameplay, qui a changé radicalement. Mais cela dit, le soft conserve un enchaînement des coups assez naturel, avec un Kratos que l'on sent clairement vieillissant dans son feeling, tout en restant assez brutal comme on aime avec certains finish moves bien brutes. Et c'est ce que l'on aime, tout comme l'aspect semi-ouvert, et son aspect RPG un peu plus profond que ses prédécesseurs, qui marchent plutôt bien dans le fond. On sent que les développeurs veulent proposer quelque chose de nouveau dans cette nouvelle approche sous le signe de la mythologie nordique, et il faut dire que les divers choix sont payants de notre point de vue. Après, la crainte est qu'il faudra voir comment les habitués de la franchise réagiront à cette nouvelle approche, qui ne plaira pas à tout le monde. Les combats ont de quoi êtres assez déroutants au premier abord, mais fonctionnent bien une fois que l'on maîtrise le tout, et c'est un pur bonheur. On pourra en revanche afficher quelques petites craintes sur les phases de plateformes un peu assistées, et aussi un aspect graphique qui a parfois quelques légers ratés sur les textures, avec des soucis de clipping - qui seront sûrement réglés dans la version finale -. A contrario cependant, God of War reste plutôt agréable pour la rétine techniquement comme artistiquement, et il faudra voir sur la version finale de quoi il en retourne réellement. Vous l'aurez compris, malgré nos légères craintes, les prises de risque sont plus que payantes sur ce God of War, qui pourrait être l'un des beat'em all des plus complets, et surtout l'un des plus jolis sur PS4 en cette année 2018. Rendez-vous le 20 avril prochain pour sa sortie sur PS4, ainsi que notre verdict final à son sujet. En tout cas, à l'heure actuelle, tout est parti pour que le résultat soit très positif.

Matheus

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

A propos de notre notation

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