NVIDIA dévoile son DLSS 5 censé améliorer le rendu de certains jeux, mais le résultat est loin de faire l’unanimité
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Rédigé par Jordan
Si vous suivez un peu l’actualité du monde de la tech, vous n’êtes peut-être pas sans savoir que le patron de NVIDIA, Jensen Huang, est sans doute l’un des plus grands défenseurs de l’IA, entendez par là l’IA générative. Il va donc de soi que cela se répercute dans les produits de la marque et dans son avancée technologique, guidée par cet outil. Et on retrouve justement ce dernier au cœur du DLSS 5, présenté comme le plus grand bond technologique de NVIDIA depuis le ray-tracing. Seul problème : le résultat fait plus que polémique.
La présentation n’a pas eu l’effet escompté
Le DLSS exploite l’IA depuis ses débuts et permet notamment d’améliorer tout un tas de choses dans le rendu d’un jeu, comme le DLSS 3 qui donne accès à un meilleur framerate. Le DLSS 5 va cependant encore un peu plus loin en utilisant cette fois-ci directement l’IA générative pour améliorer « le réalisme » des jeux :
« Le DLSS 5 introduit un modèle de rendu neuronal en temps réel qui applique un éclairage et des matériaux photoréalistes aux pixels. Comblant le fossé entre rendu et réalité, DLSS 5 permet aux développeurs de jeux de proposer un niveau de graphismes photoréalistes inédit, auparavant réservé aux effets visuels hollywoodiens. »
Une belle promesse pour les amoureux de photoréalisme, jusqu’à ce que les premiers visuels tombent. En appliquant le DLSS 5 sur Resident Evil Requiem, on remarque effectivement de sacrés changements dans le rendu, et pas forcément pour le meilleur.
Les internautes se sont empressés de comparer ce rendu à celui que l’on pourrait avoir via n’importe quel vulgaire filtre IA que l’on voit partout sur YouTube (même si c’est évidemment plus complexe que cela), avec des visages dénués de toute leur personnalité. Le résultat sur Léon est frappant, mais dans le cas de Grace, on a presque affaire à un tout autre personnage avec des traits exagérés (lèvres, pomettes…) pas loin du stéréotype sexiste trop mis en avant depuis l’avènement des filtres IA.
Dans l’opération, la direction artistique semble s’effacer au profit du « réalisme », du moins le « réalisme » vu par une IA. Même chose sur Hogwarts Legacy, Starfield et d’autres jeux présentés.
Cette démonstration technologique a donc tourné au fiasco d’un point de vue marketing, à tel point que NVIDIA s’est empressé de clamer sur Youtube que chaque studio aura les pleins pouvoirs sur sa manière d’utiliser le DLSS 5, tandis que Bethesda venait en renfort :
« Nous apprécions votre enthousiasme et votre analyse du nouvel éclairage DLSS 5. Il s’agit d’un aperçu préliminaire, et nos équipes artistiques continueront d’ajuster l’éclairage et l’effet final afin d’obtenir le rendu optimal pour chaque jeu. Ces modifications resteront entièrement sous le contrôle de nos artistes et les joueurs pourront les activer ou les désactiver. »
Et quand on en vient à nous rappeler que cette technologie est optionnelle et que chacun sera libre de l’activer ou non, c’est le signe que la présentation de ce DLSS 5 ne s’est pas aussi bien passée que ce qui était prévu par NVIDIA. Cette technologie devrait arriver dans le courant de cet automne et sera supportée dans les jeux que vous pouvez voir ici ainsi que dans beaucoup d’autres, listés sur le site de NVIDIA.
Comme on pouvait s’y attendre, Internet s’est aussi beaucoup amusé de la situation avec des montages pour le moins amusants, malgré toutes les problématiques que cela met en avant. Petit florilège ci-dessous.
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