Emmanuel Macron souhaite une étude scientifique sur l’impact des jeux vidéo et de la violence sur les jeunes
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Rédigé par Quentin
Si vous suivez l’actualité politique de ces dernières semaines, vous savez que le président de la République Emmanuel Macron a annoncé toute une série de mesures visant à réduire l’impact des contenus numériques sur la santé mentale des jeunes, dont l’interdiction des réseaux sociaux au moins de quinze ans. Si l’on vous parle de ce sujet aujourd’hui, c’est parce que le chef de l’état a manifesté son intention de lancer une étude scientifique pour mieux comprendre les effets des jeux vidéo sur les enfants et les adolescents. Lors d’une interview donnée à Brut, il a évoqué la possibilité, à terme, d’interdire certains jeux si les résultats de l’étude le justifient.
L’éternel débat politique autour des jeux vidéo violents et de la jeunesse
Le président Emmanuel Macron a relancé un débat sensible en France en annonçant souhaiter confier à une mission d’experts la réalisation d’une étude scientifique sur les effets des jeux vidéo chez les enfants et les adolescents. Il présente cette initiative comme un travail méthodique et documenté, d’une durée d’environ deux mois, mené notamment avec l’appui du Conseil national du numérique et de l’IA, ainsi que des experts. L’objectif est de connaître précisément les effets réels des jeux vidéo, qu’ils soient cognitifs, sociaux ou comportementaux, avant d’envisager toute action publique.
Le sujet est intervenu alors que le média Brut diffusait une vidéo, devenue virale, montrant une enseignante en colère demandant l’interdiction des jeux vidéo, en citant des enfants de 7 et 8 ans jouant à Fortnite. Elle s’est exprimée à la suite de l’agression préméditée d’une professeure d’arts plastiques à Sanary-sur-Mer par un adolescent.
Malgré des propos mesurés en début d’intervention en rappelant la responsabilité des parents (qui renvoie à l’utilité des systèmes de classification comme PEGI ou des outils de contrôle parental) tout en soulignant que tous les jeux vidéo ne se valent pas, le lien entre violence et jeu vidéo a été une nouvelle fois mis en avant.
« Il y a des jeux vidéos qui ne sont pas violents, où on peut interagir, on joue en réseau, où on va justement développer des compétences. Donc il y a des jeux vidéo qui parfois même ont un aspect éducatif qui sont bons. (…) Quand vous passez 5 ou 6 heures par jour à tuer des gens, à être dans cette logique-là de prédation, bah c’est clair qu’à un moment donné ça ça conditionne des jeunes… »
Comme le rappelle le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) ainsi que de nombreux professionnels du secteur, de nombreuses études scientifiques ont déjà indiqué que la corrélation directe entre jeux vidéo et violence n’était pas établie. Sans nier qu’il puisse exister certaines dérives liées à ce divertissement, les recherches pointent d’abord des causes sociales, psychologiques, ou liées à l’environnement familial, lorsqu’il est question de comportements violents.
📣 Communiqué
Le Syndicat National du Jeu Vidéo, qui fédère les entreprises du jeu vidéo en France, a pris acte du lien fait entre violence et jeux vidéo par le président de la République Emmanuel Macron, qui appelle à une étude en vue d’éventuelles interdictions. pic.twitter.com/sfY967Ubpq
— SNJV (@SNJV_fr) February 6, 2026
Il a ainsi ouvert la porte à la possibilité que cette étude débouche sur des recommandations politiques, y compris des mesures fortes comme la restriction ou l’interdiction de certains jeux pour les jeunes, mais uniquement si les résultats scientifiques le justifient. Cette annonce intervient dans un contexte assez paradoxal, alors que les membres de Sandfall Interactive, le studio derrière Clair Obscur : Expedition 33, ont été élevés au rang de Chevaliers de l’Ordre des Arts et des Lettres le 5 février dernier par la ministre de la Culture, Rachida Dati.
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