Aperçu Astral Chain – Notre premier avis après quelques heures de jeu

Le titre semble tenir toutes ses promesses, et plus encore.
Temps de lecture : 4 min.

La sortie d’un jeu PlatinumGames est toujours un petit événement en soi, mais il l’est encore plus maintenant depuis le succès (mérité) de NieR Automata, prisé aussi bien par les joueurs que par la presse. Et lorsque l’on sait que Takahisa Taura, l’une des têtes pensantes derrière le jeu de Yoko Taro est aux manettes de ce Astral Chain avec la supervision de Hideki Kamiya (Bayonetta), il y a de quoi s’enthousiasmer. Autant le dire tout de suite, la patte du studio est immédiatement reconnaissable ici, et ces premières heures de jeu ont de quoi en réjouir plus d’un.

Conditions d’aperçu : Nous avons testé le jeu durant environ 4 heures, durant lesquelles nous avons parcouru les 3 premiers chapitres du jeu dans leur intégralité, et ce, aussi bien en mode portable qu’en mode docké. 

L’esprit Platinum

Astra Chain

Astral Chain commence d’ailleurs sur les chapeaux de roues avec une séquence en moto endiablée qui rappelle sans aucun doute celle du premier Bayonetta, comme pour prouver son ADN dès les premiers instants du jeu. L’action effrénée de cette introduction oublie presque de nous présenter l’univers du jeu, mais ce n’est que partie remise pour les heures qui suivent.

Le joueur incarne ici l’un des deux jumeaux recrutés par Neuron, une unité spéciale de la police chargée de faire face à des créatures provenant d’une autre dimension. L’humanité est visiblement en péril et est confinée sur l’île artificielle Ark, sorte de gigantesque mégalopole futuriste dont on pourra visiter plusieurs quartiers au fil de la partie. Pour lutter face à la menace, les membres de Neuron possèdent les Légions, ces mêmes créatures qui ont été soumises et qui obéissent désormais aux ordres de leur porteur.

On passera rapidement sur le scénario du titre, qui mérite encore d’être développé, mais on peut déjà affirmer que Astral Chain a un certain talent pour nous en mettre plein la vue avec une mise en scène travaillée, au rythme effréné. Le style est le maître-mot ici, et heureusement, cela se retranscrit également lorsque c’est au joueur d’agir.

Never break the Chain

Astral Chain

La prise en main est en revanche moins immédiate, ne serait-ce que par le fait que le personnage est un peu plus « lourd » que ce que l’on a l’habitude de voir. Cette impression disparaît néanmoins rapidement, et ne vous fiez pas à la première heure de jeu, qui présente simplement une ébauche de ce que va devenir le gameplay.

Tout s’accélère lorsque vous prenez (pleinement) le contrôle de votre Légion. Astral Chain passe la seconde à ce moment précis et nous propose des combats qui vont à toute allure et qui ne manquent pas pour autant de subtilité, notamment grâce à l’utilisation de la Légion. Si elle agit la plupart du temps de manière autonome en tapant l’ennemi à votre place, il va falloir lui donner des ordres pour en tirer le maximum de bénéfices.

Outre les combos que l’on peut effectuer de concert avec elle, il est par exemple possible d’enchaîner les ennemis grâce à la chaîne qui relie le personnage à la Légion, ou même arrêter un ennemi en pleine course en le retenant avec cette même chaîne. Chaque Légion a également son propre pouvoir, ce qui ajoute toujours plus de diversité à ce système de combat riche, qui fonctionne diablement bien.

Police Simulator 2078

Astral Chain

Reste que comme la Légion, Astral Chain est une bête qui est difficile à apprivoiser. La richesse de son système de combat est aussi complexe à maîtriser qu’elle est impressionnante visuellement parlant. Quand bien même le joueur arriverait à s’y retrouver dans cette débauche d’effets visuels et cette mise en scène dantesque, encore faut-il qu’il parvienne à penser à toutes les mécaniques du jeu.

Entre l’utilisation de la Légion et ses propres combos, on a vite tendance à s’y perdre, ce qui n’est pas aidé par un mapping des touches pas forcément optimales (on conseillera d’ailleurs d’aller des les menus pour trouver votre propre style de commandes), sans parler de la caméra parfois capricieuse. On suppose que c’est surtout une affaire de temps, mais étant donné que des nouvelles Légions viennent s’ajouter au fil du jeu, on ne pourra que conseiller de passer par la case entraînement très souvent.

Le titre prend heureusement le temps de souffler un peu pour nous permettre d’effectuer le véritable boulot d’un policier, en menant des enquêtes, en allant à la pêche aux indices ou simplement en nettoyant les rues des malfrats. Ces brèves séquences sont relativement bien pensées et permettent d’ajouter une autre dimension au titre.

D’autant plus qu’elles mettent en place de nombreuses quêtes annexes, parfois amusantes, qui influent sur le résultat de votre mission en cours en plus de vous aider dans votre enquête. L’aspect dirigiste s’efface donc quelque peu le temps de ces phases, tout en diversifiant l’expérience.

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Le potentiel est bien là

Si quelques doutes subsistent face à une prise en main délicate et un récit qui a encore besoin de prendre un peu d'épaisseur, Astral Chain remplit déjà toutes les cases du label d'excellence PlatinumGames. On y retrouve toutes les qualités que l'on attend d'un jeu du studio avec en prime de nouvelles idées bienvenues comme ce rôle de flic qui ne sert pas simplement de gimmick, ainsi que les différentes Légions qui apportent toujours du sang neuf à des affrontements toujours plus énervés. On espère donc que la cadence ne faiblisse pas au fil de l'aventure, et que quelques surprises narratives soient au rendez-vous. Dans tous les cas, Astral Chain devrait logiquement s'imposer comme l'un des meilleurs titres d'action de ces derniers mois.

Jordan

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

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