L’administration Trump réfléchirait à forcer Tencent à retirer ses investissements dans des grands groupes gaming
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Rédigé par Jordan
Comme si l’industrie n’allait déjà pas assez mal comme cela, les tarifs imposés par l’administration Trump l’année dernière ont encore plus bousculé un écosystème déjà bien fragilisé. Les choses pourraient s’accélérer encore un peu plus si l’on en croit Reuters et Financial Times, qui rapportent aujourd’hui que la Maison Blanche pourrait forcer Tencent à retirer certains de ses investissements dans de grandes entreprises américaines liées au jeu vidéo.
Pour être remplacé par qui ?
Alors que Donald Trump s’apprête à rencontrer Xi Jinping en avril dans un climat plus que tendu, le président américain pourrait accélérer sa charge contre les entreprises chinoises qu’il voit d’un mauvais œil. Selon les deux sites, des réunions auraient eu lieu pour déterminer si Tencent présentait un risque pour la sécurité aux États-Unis, dans le même ordre d’idée que ByteDance (TikTok) il y a quelques mois. L’année dernière déjà, le gouvernement américain avait évoqué des menaces pour la sécurité concernant Tencent en évoquant un lien avec l’armée chinoise.
Si aucune décision n’a encore été prise pour le moment, dans l’attente de voir quelles seraient les conséquences d’une telle obligation, quelques entreprises doivent regarder ces discussions d’un œil attentif. On pense à Riot (League of Legends) qui est détenu par Tencent, mais aussi à Epic Games (Fortnite) dont 28% des parts reviennent à l’éditeur chinois. Les sites évoquent également le groupe finlandais Supercell (Clash Royale) qui pourrait aussi être visé. Ce qui représente un sacré nombre d’emplois à travers tout le territoire américain, et l’exemple récent de Highguard nous a montré que les choses peuvent vite empirer lorsqu’un Tencent se retire de l’équation.
Reste aussi à savoir qui viendrait prendre la place d’un Tencent s’il venait à s’en aller de ces entreprises. Sans tirer trop de conclusions hâtives, on peut évidemment parier sur le fait que les entreprises les plus proches de Donald Trump en bénéficieraient, comme Affinity Partners (tenue par Jared Kushner, gendre du président), qui a déjà mis la main sur une partie d’Electronic Arts avec l’aide du gouvernement d’Arabie saoudite, lui aussi en pole position pour remplacer un Tencent dans cette équation.
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