Activision licencie une douzaine de testeurs de Raven Software (Call of Duty Warzone)

call of duty warzone

L’éditeur Activision-Blizzard est actuellement en pleine tourmente médiatique et juridique, suite aux affaires de discrimination et de harcèlements qui ont éclatés au cours de l’été, tandis que Bobby Kotick, CEO de l’entreprise, et lui aussi pointé du doigt par diverses plaintes, ainsi que son inaction pour régler ce climat toxique. Alors forcément, le moment est évidemment parfait pour licencier une douzaine d’employés sans raison économique valable (au cas où, c’est ironique).

Le sens du timing, et de la décence

Il y a quelques jours, on apprenait ainsi le licenciement d’un tiers de l’effectif de la team QA (les testeurs, qui s’occupent du contrôle qualité) chez Raven Software, le studio qui est principalement dédié à Call of Duty Warzone.

C’est la Washington Post qui a rapporté la nouvelle, et qui a indiqué Activision a organisé des entretiens avec toute l’équipe, résultant en une augmentation pour les salariés les plus chanceux, tandis qu’un tiers de l’effectif a été remercié, avec des contrats qui se terminent fin janvier.

La raison ? A priori aucune, étant donné que Warzone réalise des chiffres records et est aujourd’hui le pilier d’Activision, tandis que l’équipe QA est centrale pour la bonne tenue du jeu.

Enfin, c’est même encore plus tordu. Austin O’Brien, community manager au sein du studio, s’est exprimé sur les réseaux sociaux à propos de ces départs :

« Je suis écœuré. Mes amis de la team QA chez Raven ont entendu, pendant des mois, qu’Activision promettait de restructurer les salaires pour augmenter leurs paies. Aujourd’hui, un par un, des membres importants de l’équipes ont été appelés pour des rendez-vous afin de leur dire qu’ils devaient s’en aller »

Pendant des mois, Activision a donc promis que les salaires de la team QA allaient être augmentés, notamment car les conditions liées à ce métier dans l’industrie ont été mis en lumière au cours de l’année, et pas que chez Activision.

Et pour trouver de l’argent pour augmenter ces salaires, Activision a donc choisi de supprimer une partie de l’équipe… pour augmenter l’autre. Pendant que Warzone enregistre des millions, et que Activision a enregistré 2 milliards de revenus lors de son dernier trimestre fiscal.

Et bien entendu, tout cela pendant que l’éditeur est actuellement la bête noire du monde entier. L’éditeur s’est ainsi justifié de la manière suivante (propos rapportés par Eurogamer) :

« Activision augmente son investissement global dans ses ressources de développement et d’exploitation. Nous convertirons environ 500 travailleurs temporaires en employés à temps plein au cours des prochains mois. Malheureusement, dans le cadre de ce changement, nous avons également informé 20 travailleurs temporaires de studios que leurs contrats ne seraient pas prolongés. »

Depuis, une manifestation de protestation a eu lieu chez Raven Software, soutenue par le mouvement ABK Working Alliance, qui tente de faire entendre sa voix auprès du comité de direction d’Activision majoritairement sous la coupe de Kotick.

En bref, si vous pensiez qu’Activision allait faire profil bas et soigner son image dans les semaines à venir, c’est loupé.

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