Test LEGO Worlds Switch – No Mine’s Craft

Test LEGO Worlds Switch – No Mine’s Craft
Après un accès anticipé et sa sortie sur PC, PS4 et Xbox One, le mélange entre Minecraft, No Man's Sky et les LEGO vient remplir les blocs de la Nintendo Switch. Ou bien, est-ce qu'il la bloque ?
Temps de lecture : 4 min.

LEGO Worlds est sorti le 7 mars 2017 sur PC, PS4 et Xbox One. Cependant, il aura fallu attendre le 8 septembre pour voir les cubes danois débarquer sur la nouvelle machine de Nintendo en Europe. Si le jeu n’avait pas convaincu à sa sortie sur la 8ème génération de consoles – vous pouvez lire notre test ici – TT Games a eu plusieurs mois pour peaufiner son jeu et profiter du retour des joueurs afin de corriger ses erreurs.

Another Brick in the Wall

LEGO WORLDS illus

Je ne ferais à personne l’affront de présenter les briques d’Ole Kirk Christiansen. Cependant, tout le monde ne connait pas l’histoire de LEGO dans le monde des jeux vidéo. L’histoire des jeux LEGO commence en 1997 sur PC avec LEGO Island. La série va tenter différents styles avec des jeux de course, de sport ou de construction avant de sortir LEGO Star Wars : Le Jeu Vidéo en 2005. Ce jeu lancera une longue série de jeux Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Batman, Indiana Jones et autres franchises cinématographiques qui permettront de bâtir des mécaniques de jeu récurrentes et une personnalité propre à la License avec notamment beaucoup d’humour. LEGO Worlds quant à lui s’inspire grandement de Minecraft et tente le pari de le concurrencer en profitant de son image de marque en tant que leader de la construction ludique.

Si la plupart des gens le comparent à Minecraft, une autre comparaison semble encore plus logique : No Man’s Sky. En effet, le « monde » ne sera pas une grande map mais un ensemble de planètes générées de manière procédurale. Le joueur disposera d’un vaisseau spatial qui lui permettra de naviguer entre les planètes au milieu du tutoriel et pourra donc voyager entre différents biomes aléatoires. Si les planètes « principales » nécessitent des briques dorées pour être visitées, une infinité de mondes sera accessible très vite dans le jeu. Cependant, là où No Man’s Sky donne le vertige avec ses planètes relativement réalistes, chaque planète LEGO aura une superficie minuscule en comparaison, traversable en une poignée de minutes.

Un Switch de plateforme réussi ?

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Il est clair que la Nintendo Switch est parfaite pour ce jeu : on peut y jouer longtemps en construisant des châteaux comme y passer deux minutes on the go et on ne pourra que déplorer le fait que le jeu n’en profite pas plus que ça. Là où LEGO Star Wars Wii permettait de frapper les ennemis à l’épée en agitant la Wiimote ou de construire plus vite en secouant les mains, LEGO Worlds ne gère pas le gyroscope, ignore le tactile et se contente des vibrations de base sans tenir compte du HD Rumble. Là où certains peuvent crier à la fainéantise, il faut néanmoins rappeler que la console n’est pas sortie depuis si longtemps et apprendre à utiliser de nouvelles technologies peut être long mais plusieurs mois se sont écoulés depuis que la console est disponible pour les éditeurs. De plus, le délai de sortie aurait du au moins permettre à TT Games de surveiller les retours de la communauté et corriger les erreurs mais force est de constater qu’il n’en est rien.

Le principal problème de LEGO Worlds est sa stabilité et à l’instar des versions PC, PS4 et Xbox One, la version Switch a son lot de bugs et de ralentissements. Entre le délai immonde dans les menus, les temps de chargement à rallonge et les chutes de FPS outrageuses à la moindre génération de blocs, les défauts sont nombreux. Les bâtiments à construire mettent un temps terrible avant de s’afficher sur la carte et mettent ensuite encore un long temps à se construire, les explosions tuent tout simplement le jeu et divers bugs sont toujours présents dans le jeu.

LEGO Worlds n’est pas un mauvais jeu mais n’en est pas bon pour autant. Si on sent une multitude de bonnes idées, le jeu souffre tout de même de ses nombreux bugs et ralentissements. De plus, si le système de mini-biomes convient bien à un jeu d’aventure et de découverte, on regrettera la présence de plus grandes cartes pour créer de grandes constructions à l’image de Minas Tirith dans Minecraft. On sent que le jeu veut affirmer ses différences avec Minecraft mais certaines de ces différences finissent en mon sens par lui porter préjudice en faisant une version enfantine du jeu tout en cubes. Pas de grandes maps pour de grandes constructions, pas de simili-redstone pour des ordinateurs dans le jeu, le jeu offre même la possibilité de tout simplement poser des bâtiments pré-construits. Cependant, le concept reste accrocheur et la version Switch offre au moins la promesse de la Switch : « Jouer n’importe où ».

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