Sarah Bond serait tenue responsable de certains échecs chez Xbox selon The Verge, dont la campagne « This is an Xbox »
Tout n’a pas encore été dit sur le chamboulement qui vient d’avoir lieu chez Xbox. Des zones d’ombre restent encore à éclaircir et plusieurs enquêtes seront sans doute nécessaires pour savoir ce qu’il s’est vraiment passé ici. The Verge a débuté ce travail en publiant un nouvel article qui revient sur le départ de Phil Spencer, évoquant notamment le cas Sarah Bond dont le nom était assez absent des déclarations officielles de Microsoft. Un article qui permet d’apprendre plein de choses, mais qu’il faut prendre avec une certaine prudence.
Les erreurs marketing seraient à mettre sur le dos de Bond
L’article de Tom Warren commence d’abord par revenir sur l’annonce en elle-même, qui s’est produite un vendredi soir à la surprise générale. Ce n’est visiblement pas ce que Microsoft avait planifié. Selon le journaliste de The Verge, Microsoft comptait dévoiler cette information aujourd’hui, en ce lundi 23 février. Cependant, IGN a lâché l’information en premier, et un vent de panique s’est emparé du géant de la tech. Ce qui expliquerait en partie pourquoi Sarah Bond n’aurait pas eu droit à son mail aux équipes, son staff n’étant pas préparé à tout envoyer dès ce vendredi.
Et concernant Sarah Bond, Tom Warren a beaucoup de choses à dire à son sujet. Selon ses sources, la campagne « This is an Xbox » – qui a tant fait débat – proviendrait de Bond, puisque l’équipe marketing répondrait directement à ses ordres depuis les départs de Kareem Choudrhry (qui gérait la retrocompatibilité et le xCloud) et de Jerret West (qui gérait justement le marketing). Une publicité qui prolongeait le « Xbox Everywhere » voulu par la marque, mais qui aurait été très mal perçue en interne selon l’article.
Autre fait qui incriminerait Bond ici, le lancement du store Xbox sur mobile, qui a été continuellement reporté. Toujours selon Tom Warren, Sarah Bond était vue comme quelqu’un de talentueux pour travailler avec les partenaires externes et développeurs, mais assez difficile à contredire. Plusieurs personnes en interne seraient ainsi soulagées de la voir partir.
L’article se penche également sur la réaction des employés suite à la nomination d’Asha Sharma, en indiquant que des inquiétudes existaient concernant son CV, notamment sur son passage chez Microsoft Core AI. Mais Tom Warren préfère ici ressortir le discours de l’intéressée, qui utilisait, là encore, tous les bons mots pour rassurer le public, et dont la fiabilité reste encore à déterminer.
Le bouc émissaire parfait ?

Tout cela étant dit, on pourra tout de même se demander à quel point ces premiers échos sont des éléments de langage envoyés en urgence pour vite contrebalancer le choc de l’annonce, qui est arrivée trop tôt.
L’article semble particulièrement à charge sur Sarah Bond, dédouanant presque le fait que toutes ses actions ont été validées par Phil Spencer, son supérieur hiérarchique, et par extension par Satya Nadella. Naturellement, Sarah Bond a une responsabilité dans les récents échecs du groupe (comme Matt Booty et les autres dirigeants de la marque), mais l’article semble oublier de préciser que certaines décisions n’ont sans doute pas pu être prises sans l’aval de Phil Spencer.
Dire que Microsoft a fait passer les bons messages pour construire une vraie figure de bouc émissaire avec Sarah Bond est peut-être aller vite en besogne étant donné le peu d’informations à notre disposition, mais il faut être prudent avec ces premiers bruits de couloir en attendant une enquête un peu plus approfondie.
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