Aperçu Predator: Hunting Grounds : Une chasse mitigée pour le moment

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Annoncé pour la première fois lors d’un state of play de Sony en mai dernier, Predator: Hunting Grounds s’est laissé approcher. Effectivement, le titre d’Illfonic était jouable ce week-end sur PC et PS4 via une démo en ligne. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le titre peine encore à convaincre à moins d’un mois de sa sortie, malgré de bonnes idées.

Conditions d’aperçu : Nous avons joué à Predator: Hunting Grounds durant quatre bonnes heures de jeu, lorsque nous arrivions à trouver des parties du moins. Le jeu a été testé sur PC avec 16 Go de RAM, une GTX 1070 et un i5 cadencé à 3.8 GHz.

Un bon côté personnalisation

Predator: Hunting Grounds personnalisation

Dans cette démo qui se dotait d’une seule et unique map disposant d’au moins trois variantes sur la forme, Predator: Hunting Grounds nous a donné aussi la possibilité d’y voir l’aspect personnalisation. Du côté du Predator comme du commando, force est de constater que l’aspect personnalisation de l’équipement et du personnage est pour le moins satisfaisant actuellement.

Que ce soit tout d’abord pour le commando comme le Predator, il est bien entendu possible de les personnaliser de la tête au pied. Rien de bien transcendant vu que cela n’est que purement cosmétique et n’apporte rien au gameplay. En revanche, vous pourrez forcément équiper votre personnage en arme primaire, secondaire, voire des atouts comme dans un Call of Duty. Il est aussi possible de changer la classe de votre commando.

Ici, seul éclaireur, soutien et assaut étaient disponibles sur cette version d’essai. Globalement, la différence entre ces dernières n’était autre que leur santé, endurance, et autres spécificités comme récupérer des munitions plus rapidement, et j’en passe. En clair, on part sur un système de personnalisation classique mais quand même complet dans le fond, avec des classes basiques.

Pour le Predator, c’est pratiquement la même chanson. En supplément de ses griffes, son canon plasma iconique ainsi que sa vision thermique faisant office d’arsenal de base, le bougre pourra gagner d’autres armes lorsque vous monterez en niveau. Cela lui permettra d’avoir un équipement plus puissant afin de se défendre comme il faut contre les commandos armés. Qu’on se le dise clairement, le système n’est pas si vilain que ça, et semble maîtrisé par Illfonic. Du moins sur le papier, car le gameplay dans la pratique n’est pas si folichon…

Un gameplay qui manque d’équilibrage et de peaufinage

Predator: Hunting Grounds gameplay predator

Effectivement Illfonic, qui avait pourtant plus ou moins bien maîtrisé et rodé le gameplay de Friday the 13h : The Game jadis, ne semble pas y arriver sur Predator: Hunting Grounds. Déjà, nous voyons très clairement que ça sent le roussi rien que sur le gameplay du commando. En plus d’un feeling des armes pratiquement obsolètes et de gunfights dotés d’une IA particulièrement inexistante, on ne peut pas dire que les affrontements soient bien excitants en attendant la visite de ce cher Predator pour vous mettre à mal vous et votre équipe.

Qui plus est, et même si nous saluons la variété des objectifs proposés dans chaque partie histoire de ne pas toujours faire les mêmes missions, ces dernières manquent d’inspiration et en deviennent vite redondantes. En somme on s’ennuie ferme, sans compter qu’il devient vite facile d’appréhender le Predator si votre équipe est extrêmement soudée. Du coup cela rend l’affrontement contre le Predator non pas terrifiant et dangereux, mais plutôt anecdotique.

Cela dit, le Predator à jouer en lui-même est une expérience forte agréable, à peu de choses près hélas. Jouissif de le jouer au début, on se rend vite compte que notre créature est finalement beaucoup trop fébrile face aux commandos. Vous pourrez toujours vous amuser à sauter de branche en branche orné de votre équipement pour vous rendre invisible, mais il arrivera fréquemment de vous faire repérer instantanément par un commando qui vous marquera, et pourra jouer au tir aux pigeons sur votre créature extraterrestre…

De fait, nous serons obligés d’y aller au corps-à-corps en mode bourrin, car y aller en infiltration est totalement impossible. Très clairement, on ne pourra pas dire que le jeu est si équilibré que ça actuellement, et on espère que les développeurs parviendront à régler rapidement ces différents soucis qui pourrissent l’expérience de jeu, déjà pas bien excitante. Du moins, le seul point plaisant et fun est de jouer le Predator et ses divers joujoux, au moins fidèle à la licence cinématographique. Pour le reste, c’est encore bancal.

Une optimisation à revoir, comme le matchmaking

Predator: Hunting Grounds commando gameplay arme

Sur les nombreux problèmes que nous avons pu aussi constater, il y a l’optimisation du soft. Déjà que le titre d’Illfonic est indigne d’un jeu qui sort en fin de vie de la PS4 et même sur PC, les développeurs parviennent à foirer son optimisation. Entre des retards d’affichage sur les textures et quelques saccades bien senties même sur une configuration PC de brutasse, on peut dire que le jeu n’a rien pour lui. On notera aussi des animations à la rue, des bugs en tout genre, et surtout, des textures immondes.

Evidemment ce n’est pas tout, car nous avons aussi galéré à trouver des parties sur le titre. La faute à un système de matchmaking ne trouvant pas de parties, même avec le mode crossplay activé. Au passage , les options sur PC ne vous permettent pas de mapper vos touches, à moins de bien fouiller. Cela montre de ce fait que le jeu a été développé d’abord sur PS4, et n’a pas été optimisé une seule seconde pour la mouture PC. Très franchement, la déception est de taille sur ce Predator: Hunting Grounds, qui ferait mieux de corriger ses problèmes et vite.

On ne va quand même pas terminer cet aperçu sur une mauvaise note, et énumérer un point important, la fidélité au premier film Predator. En effet, force est d’admettre qu’Illfonic a bien respecté l’univers de Predator, musicalement comme sur l’esthétique. Cependant, on pourra grincer des dents sur le fait de ne pas avoir au moins des personnages ressemblants aux protagonistes du premier film Predator. Mais bref, on espère que le contenu sera généreux à sa sortie pour faire rester les joueurs car à l’heure actuelle, l’inquiétude est de mise.

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

De sortie le 24 avril prochain sur PC et PS4, Predator: Hunting Grounds est actuellement une douche froide désagréable plutôt qu'une bonne douche chaude agréable. La partie commando est dénuée de sensation et monotone, et les soucis se voient très rapidement lorsque l'on contrôle le Predator. Cela dit il est fun de contrôler la bestiole, mais les possibilités d'infiltration prometteuses avec le Predator sont rapidement mis à mal par des commandos trop avantagés, et vous repérant rapidement. Qui plus est, et en dépit d'un fun éphémère en prenant le contrôle du Predator, le jeu dispose d'une optimisation douteuse, d'un matchmaking encore aux fraises, et surtout de bugs de collisions hallucinants sur le jeu, déjà pas bien joli pour un titre sortant en 2020. Seule la fidélité cinématographique semble être l'un des rares points positifs, mais pas sûr que cela sauvera le titre de la débâcle. Bref, il ne nous reste plus qu'un mois à attendre sa sortie, et nous verrons bien si Illfonics parviendra à faire des miracles le 24 avril prochain sur PC et PS4.

Matheus
Note du panda
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