MindsEye : Des preuves concernant le « sabotage » seront révélées… dans une nouvelle mission
Publié le :
1 commentaire
Rédigé par Jordan
On aura rarement vu plus complotiste que Mark Gerhard dans le milieu. Le PDG de Build A Rocket Boy s’acharne à dire que si MindsEye s’est planté, c’est surtout parce qu’il a été victime d’un sabotage, tandis que l’espoir d’une rédemption à la Cyberpunk 2077 tient encore (ce que l’on peut souhaiter aux employés restants qui tiennent à leur job). Et alors que l’on pensait que Gerhard s’occupait de cette affaire en rassemblant des preuves concrètes étalant cela, on pensait surtout qu’il les présenterait à la justice, et uniquement à la justice. Pas au public, et encore moins sous la forme d’une nouvelle mission dans le jeu.
Le marketing va trop loin
Cela ressemble à un poisson d’avril, mais la réalité est bien plus triste. Mark Gerhard a accordé une interview à GamesBeat dans laquelle il revient sur l’état actuel de MindsEye, en ayant au moins la lucidité de dire que le jeu avait connu l’un des lancements les plus catastrophiques de l’histoire. Une lucidité qui s’évapore ensuite lorsqu’il avance qu’aujourd’hui, le jeu « est bien reçu », et que les ventes augmentent, « doublant chaque semaine ».
Ce qui n’est peut-être pas un mensonge dans la mesure où très peu de ventes multipliées par deux, cela fait toujours très peu de ventes. Non pas que cela nous amuse de tirer sur l’ambulance, mais il suffit d’aller voir les chiffres du jeu sur Steam en ce moment pour se rendre compte que le PDG est un peu trop dans la désillusion, puisque MindsEye a connu hier un pic de connexions simultanées à… 17 personnes. L’histoire est peut-être différente sur consoles.
Il ne semble pas s’émouvoir du divorce avec IO Interactive, préférant voir cela du bon côté :
« Tout cela est très positif. Nous apprécions de pouvoir maîtriser notre destin en tant que studio indépendant. Nous voulons être proches de nos joueurs. Nous voulons être à l’écoute de la communauté et faire évoluer leur jeu de manière organique. »
Le PDG continue d’affirmer qu’il y a eu des « interférences » dans le lancement de MindsEye :
« De toute évidence, nous avons été pris au dépourvu. Nous n’avons pas su contrer cette négativité. Nous n’avions pas les connaissances nécessaires pour cela. Mais nous en sommes conscients. Nous l’avons dénoncé. Une partie de cette négativité a été orchestrée, et heureusement, cela a pris fin. »
Il indique à nouveau qu’il a des preuves solides et que celles-ci sont entre les mains des autorités, ce qui aurait pu suffire. Mais non, puisque Build A Rocket Boy prévoit aussi de parler de ce « sabotage » à travers une nouvelle mission nommée « Blacklist » (la subtilité, tout ça) :
« Nous utilisons également ces informations pour partager avec la communauté certaines preuves concernant le sabotage. »
Quitte à être au cœur d’un bad buzz, autant surfer dessus. Entre l’obsession et le grotesque, difficile de savoir ce qui prime le plus ici. En tout cas, le studio est bien décidé à continuer son travail sur MindsEye, et peut maintenant compter sur le retour de Leslie Benzies, qui avait pris quelques vacances lorsque son nom est ressorti dans les dossiers Epstein.