Bioshock : The Collection – Notre avis sur la version Switch

Bioshock : The Collection Switch

Successeur spirituel de System Shock, dont il emprunte une partie du nom, Bioshock sortait il y a bientôt 13 ans, marquant une génération entière de consoles. Suivirent deux épisodes, excellents eux aussi, puis plus rien pendant trois ans. La PlayStation 3 et la Xbox 360 s’éteignirent sans donner de suite à cet univers incomparable détenu par 2K Games.

En 2016, l’entreprise américaine a toutefois la riche idée de réunir les trois jeux dans une même boîte, en l’appelant tout naturellement Bioshock : The Collection. Le tout en faisant bénéficier à ces monuments du First Person Shooter d’un lifting graphique, et en regroupant les différents DLC auxquels ils avaient jusque-là eu droit.

Il aura tout de même fallu attendre jusqu’au 29 mai 2020 pour que Bioshock tente une incursion sur Nintendo Switch. Une console qui reçoit un paquet de portages de tous les horizons, la faute à son succès évident. Mais il arrive que certains d’entre eux soient bâclés, ou que l’hybride de Big N ne soit simplement pas assez performant pour leur offrir la qualité désirée. Où se situe donc cette collection, auparavant indispensable ?

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Rien de neuf sous l’océan

Bioshock : The Collection Switch

En 2007, Bioshock premier du nom était l’un des plus beaux jeux à paraître, notamment encensé pour le rendu surprenant de son eau et la qualité de ses flammes. Notez d’ailleurs que ses versions consoles n’étaient pas en reste ! Techniquement au top, il bénéficiait surtout d’une direction artistique du tonnerre, lui conférant en partie cette ambiance si particulière, à la croisée des chemins entre le conte et l’histoire d’horreur. Parue trois ans plus tard, sa suite était réalisée sous le même moteur, mais elle mettait encore parfaitement en valeur le soin apporté à son esthétique.

En 2013, Bioshock Infinite changeait radicalement la donne. Finis les profondeurs de l’océan, les environnements anxiogènes, le sentiment d’oppression constant, les lumières tamisées… Et bonjour à une ville perdue dans les nuages, à l’éclairage époustouflant, aux couleurs pétantes… La différence est frappante, pourtant ce troisième volet est peut-être bien le plus beau, aussi bien en terme de technique, où il n’a pas à rougir face à la concurrence de l’époque, que de direction artistique, là encore particulièrement inattaquable.

Les trois jeux ont plutôt bien vieilli, ce qu’ils doivent pratiquement exclusivement à leur esthétique incomparable. Néanmoins, The Collection était un remaster paresseux sur PlayStation 4 et Xbox One. Bien entendu, à l’occasion de son portage sur Nintendo Switch, quatre ans plus tard, rien n’a changé. Ce qui saute particulièrement aux yeux lorsque l’on se lance dans l’un des deux premiers opus. Cela étant dit, cela ne sape en rien le plaisir découlant de la découverte (ou la redécouverte) de Rapure. Quant à Infinite, il parvient encore à nous arracher des soupirs d’émerveillement.

Au programme de cette collection, les trois jeux donc, nécessitant chacun entre 10 et 15 heures pour être bouclés dans le mode de difficulté normal. Mais aussi la plupart de leurs DLC. Pas tous, en effet, puisque certains d’entre eux étaient destinés à la partie multijoueur de Bioshock 2. Une composante qui a disparu, ce que l’on ne regrettera pas vraiment, étant donné que le titre vaut bien plus pour son aventure palpitante que pour ce qu’il avait à offrir en ligne. Ne vous y trompez pas, le contenu global est conséquent, de quoi vous tenir éveillé une petite cinquantaine d’heures.

Quel intérêt sur Switch ?

Bioshock : The Collection Switch

La question est tout à fait légitime : pourquoi ce portage devrait se trouver dans votre collection ? Eh bien pour un paquet de raisons en vérité. Mais il est néanmoins évident que si vous possédez les trois Bioshock sur PlayStation 4, Xbox One ou PC, ou bien que vous avez conservé les versions d’origine de ces trois FPS mythiques, alors vous n’avez aucun intérêt à dépenser vos deniers dans cette version Nintendo Switch. Elle n’apporte rien de neuf, le travail effectué sur les graphismes en 2016 est toujours superficiel et 2K Games facture cette nouvelle mouture au prix fort : 49,99 euros.

Cela étant, si tant est que vous n’aviez jamais plongé dans la série, ou si vous désirez y remettre les pieds pour vous délecter à nouveau de son ambiance aux petits oignons, alors cette édition Switch est une véritable aubaine. Non seulement parce qu’elle embarque tout le contenu solo, DLC compris, des trois épisodes, pour une durée de vie énorme, mais aussi et surtout parce que le support permet de jouer à Bioshock partout. Sur TV le rendu est honorable, bien que les titres aient un peu vieilli, mais en mode portable le résultat est au top, et l’immersion est totale.

Mais surtout, au-delà des graphismes, ces trois aventures n’ont pas pris une ride. Le rythme des deux premier volets est maîtrisé, volontairement saccadé, et leur ambiance au top. Certains partis pris, notamment le gameplay un peu lent, viennent renforcer l’immersion dans cet univers génial. Rapture est une ville sous-marine sublime, qui donne envie de s’y plonger corps et âme, malgré la profusion d’hémoglobine sur le sol et les vitres, de cadavres dans les couloirs, et de fous furieux dans l’ombre, voire derrière les murs.

Bioshock Infinite, bien qu’il soit difficile de le rattacher à ses deux prédécesseurs pour des raisons évidentes, n’en demeure pas moins un FPS exceptionnel, au gameplay millimétré et jouissif. Columbia, la ville volante, n’a rien à envier aux murs humides et aux couloirs sales de Rapure, offrant à l’œil un panel de couleurs et de détails joliment mis en valeur. Quant à son scénario et sa mise en scène, ils sont autrement plus travaillés et intéressants que dans Bioshock et sa suite. Restent ses DLC, dont deux excellents qui font la passerelle avec le premier volet.

En conclusion

Ce portage n’apporte rien de neuf par rapport à la version de 2016, et s’adresse donc principalement à ceux qui n’ont pas encore touché à la série, ou bien aux joueurs désireux d’y remettre les pieds. Le fait est que les trois épisodes de cette saga magistrale ont bien vieilli, et bénéficient avec cette édition Nintendo Switch d’un format portable parfaitement bienvenu, qui ne nuit en rien à l’immersion. Reste un tarif peut-être un poil contestable, mais aussi, il est nécessaire de le noter, un poids conséquent. En plus de la cartouche, il vous faudra plus de 30 Go d’espace libre sur votre console pour pouvoir installer l’intégralité du contenu de Bioshock : The Collection. Mieux vaut vous munir d’une carte SD d’envergure avant d’envisager de passer à la caisse.

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