Aperçu Wraith: The Oblivion – Afterlife – Nos premiers pas dans un manoir inquiétant

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Wraith: The Oblivion – Afterlife est bel et bien un nouveau titre qui va agrandir l’univers World of Darkness, composé notamment des licences Vampire: The Masquerade ou encore plus récemment le piètre Werewolf: The Apocalypse – Earthblood. Contrairement à ces jeux précédemment cités, le soft sera jouable entièrement en VR et doté d’une atmosphère beaucoup plus horrifique.

Concernant qui plus est le développeur, il s’agit de Fast Travel Games. Le studio est connu pour avoir produit Apex Construct ou encore The Curious Tale of the Stolen Pets qui sont des titres pas mauvais certes mais pas exceptionnels non plus. Les voici à présent sur une production toujours en VR et tournée sur une ambiance totalement différente. Alors, le soft est-il pour le moment convaincant sur cette démo testée ?

Condition de l’aperçu : Nous avons joué à la démo de Wraith: The Oblivion – Afterlife fournie par les développeurs qui durait environ 1h15, et représentant entre 15 et 20 % du jeu. Le titre a été testé sur l’Oculus Rift S avec 16Go de RAM, une GTX 1070, et un i5 cadencé à 3.8 GHz. 

Ed Miller, le fantôme perdu dans le manoir Barclay

Wraith: The Oblivion - Afterlife

Une fois n’est pas coutume, Wraith: The Oblivion – Afterlife vous fera prendre le contrôle d’Ed Miller, un photographe qui décède au début du jeu via une cinématique d’intro. Par la suite, notre protagoniste plonge directement dans le monde de l’au-delà sous la forme d’un Wraith, une entité fantomatique errant ensuite dans le mystérieux manoir Barclay.

A partir de là, Ed va devoir enquêter sur sa propre mort, tout en se confrontant à d’autres spectres qui ne lui veulent pas forcément que du bien. Concrètement pour l’heure, le pitch de départ de Wraith: The Oblivion – Afterlife est carrément séduisant. Même si notre personnage n’est pas des plus loquaces – ce qui est fort dommage – , force est de constater que l’ombre, qui n’est autre que le subconscient assez sombre d’Ed venant parfois lui parler, est aussi mystérieux qu’hypnotisant.

Il y a fort à parier que nous en saurons plus sur la teneur du fil rouge via la version finale mais pour le moment, il faut dire que la narration sous forme de souvenirs fonctionne assez bien, et donne furieusement envie d’en savoir plus. Cela permet en effet de découvrir morceau par morceau ce qu’il s’est véritablement passé avant que notre Ed national ne devienne qu’un simple Wraith, et pourchassé par des spectres peu recommandables.

Ce qui nous également a frappé dans la production de Fast Travel Games, c’est son ambiance. Wraith: The Oblivion – Afterlife propose ici une atmosphère particulièrement silencieuse, pesante et oppressante qui arrive à nous mettre la pression sans problème, même s’il n’y a pas forcément de monstres qui rôdent à certains passages. On pourra par contre pester contre certains Jump Scare, qui auraient mérité plus de surprises car ils sont trop faciles et lisses. Ceci dit les scripts sont satisfaisants, sans pour autant nous faire sauter au plafond hélas. Un point à améliorer en somme sur le reste du jeu.

Mais qu’à cela ne tienne, l’ambiance graphique sera certainement bonne dans le jeu final. Les décors sont propres, l’immersion en VR marche bien, mais on regrette là aussi sur cette démo des décors un peu vides. En revanche, nous avons grandement apprécié la dernière partie située dans un jardin, permettant de varier au moins les panoramas plutôt que de nous laisser sans cesse dans le manoir. On espère vraiment que le jeu final continuera dans ce sens, et le titre pourra déjà gagner un bon point là-dessus.

Un gameplay classique mais avec des subtilités intéressantes ?

Wraith: The Oblivion - Afterlife

Maintenant pour le gameplay, les p’tits gars de Fast Travel Games ont décidé de rester dans le classicisme pur et dur. Doté de notre oculus sur la tête, le titre prend la forme d’un jeu d’horreur avec  des déplacements traditionnels, et de l’exploration. Nous n’avons pas pu voir pleinement cette dernière, la démo étant curieusement linéaire. Il y avait bien quelques collectibles à dénicher dans certains coins sous forme de lettres ou documents à lire, mais rien de bien fou pour la séquence exploration.

Nous verrons sur le jeu final ce que vaut cette partie et pour le reste, on part sur un jeu d’horreur classique. On avance, on se prend parfois quelques petites séquences d’angoisse, et nous devions notamment sur cette démo récupérer un code pour continuer à avancer, voire effectuer une petite séance de cache cache glaçante avec un spectre. Nous retrouvons là des séquences de jeu traditionnels d’un jeu horrifique, mais on espère que certaines énigmes ou phases de cache cache seront plus poussées et ingénieuses sur le reste du jeu.

Toutefois, même si Ed est sans défense face aux créatures, ce dernier aura des pouvoirs. Nous ne les avons pas tous vus, mais il faut savoir que Ed Miller aura d’abord le sens affuté. Ce pouvoir autorise Ed à trouver votre chemin vers l’objectif. Qui plus est, Ed aura à disposition un appareil photo, révélant quelques bribes de souvenirs. Enfin, il y a la lampe torche qui via son énergie spirituelle nommée le pathos, permet de balancer un flash aveuglant sur les spectres pour les étourdir, ou brûler juste certaines tentacules bloquant le chemin via la lumière de celle-ci.

Cette mécanique de gameplay est intéressante, mais on aimerait voir si sur la longueur, tout cela ne deviendra pas trop répétitif et barbant. En d’autres termes, il ne reste plus qu’à voir les autres pouvoirs que gagnera Ed afin de voir si le gameplay varie beaucoup ou non. Notez au passage que la vie de Ed est représenté par le corpus, indiquant votre état de santé. Vous devrez ensuite retrouver quelques photos glissées dans les décors pour retrouver votre santé ou énergie spirituelle pour la lampe torche.

Hormis ces petites subtilités dans le gameplay pas foncièrement mauvaises, le tout manque un peu de génie dans le level-design. Nous avons en effet l’impression de tourner en rond sur cette première heure de jeu. On espère que la suite du jeu sera meilleure et que certains soucis curieux de calibrage agaçant, quelques points de sauvegarde hasardeux, et l’IA de la dernière spectre qui nous repère parfois abusivement seront corrigés. Toutefois le soft reste cohérent, même si nous n’avons pas forcément apprécié le système d’inventaire un peu confus.

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Cette première impression de Wrath: The Oblivion - Afterlife n'est pas mauvaise, mais nous restons prudent. Car si l'ambiance oppressante du soft comme le scénario pourraient bien être efficaces dans sa construction globale, le titre nous laisse encore sceptique sur pas mal de points après cette première heure de jeu. Nous avons trouvé le rythme parfois un peu lent comme les déplacements, certains jumpscares manquent de folie et le côté énigmes est trop facile. La construction du level-design est pour l'heure un peu trop linéaire, il y a aussi quelques bugs à signaler qui seront on l'espère corrigé, et on attend de voir si le reste du jeu sera bien mieux amené sur ces points. Cela dit, on a apprécié certaines mécaniques de gameplay qui apportent un peu de fraicheur avec l'appareil photo et la lampe-torche d'Ed, et nous verrons bien si le titre relèvera le niveau sur le reste du jeu final. On rappelle que le titre sortira le 22 avril prochain sur Oculus Rift et Quest, tandis qu'une version PSVR arrivera plus tard dans l'année.

Matheus
Note du panda
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