Aperçu Per Aspera – Un jeu de gestion planétaire narratif qui donne envie ?

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Après avoir partagé un trailer lors du The Guerilla Collective organisé en juin dernier, Per Aspera a profité de l’édition automnale du Steam Game Festival pour se dévoiler légèrement par l’intermédiaire d’une démo. Si celle-ci donnait une bonne vision de l’aspect gestion du jeu, la narration, qui devrait être un élément important du titre, était absente. Heureusement, Tlön Industries et Raw Fury nous ont donné accès aux premières heures de la simulation, scénario inclus. Du coup, Per Aspera présente-t-il des arguments convaincants avant sa sortie prévue pour cette année ? Réponse dans cet aperçu.

Conditions d’aperçu : Aperçu réalisé sur un PC possédant une mémoire vive de 8 Go de RAM et équipé d’un processeur Intel Core i5-9400F (2,9 GHz) et d’une NVIDIA GeForce RTX 2060. La version en développement du jeu a tourné dans la seule configuration disponible par défaut durant toute la phase d’essai. Celle-ci a duré environ 6 heures, temps nécessaire pour finir la partie du scénario à laquelle nous avions accès et profiter au maximum de la dimension gestion du titre.

« AMI, ici Houston. Vous me recevez ? »

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Se déroulant dans un futur à mi-chemin entre la science-fiction et ce qui s’approche le plus possible de la réalité, Per Aspera vous propose d’incarner AMI, la Conscience Artificielle de Mars, dont l’objectif est de terraformer la planète rouge afin que des colons humains puissent y vivre. En plus d’être semée d’embûches, cette mission, qui vous amènera à faire d’étranges découvertes, vous poussera à faire des choix qui pourront avoir des conséquences sur la fin de votre partie. En tous cas, c’est une promesse faite par les développeurs. Étant donné que nous n’avons eu accès qu’aux quatre premières heures de l’histoire, il est encore difficile de savoir si celle-ci sera tenue ou pas.

De ce que nous avons pu constater pour le moment, AMI communiquera régulièrement avec le docteur Nathan Foster, le chef de l’équipe en charge de sa conception, une scientifique qui fera partie des premiers colons à arriver sur Mars… et elle-même. Vous l’aurez sans doute déjà deviné, cette conscience n’est pas une IA comme les autres qui se contente bêtement d’exécuter les ordres. Elle s’interrogera continuellement sur sa quête, les moyens dont elle dispose pour la remplir et sa place exacte dans tout ça.

Rien de très nouveau si vous êtes un fan de science-fiction mais, malgré cette approche relativement classique, Tlön Industries a l’air d’avoir bien travaillé sur le sujet afin de rendre le scénario cohérent. Reste maintenant à savoir si cela sera suffisant pour tenir les joueurs et les joueuses en haleine sur le long terme. Notez au passage que le titre intègre un doublage audio spécifique à chaque personnage, AMI compris. Un détail plutôt sympathique pour renforcer l’immersion.

Un gameplay riche et réaliste

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Côté gestion, Per Aspera s’oriente vers un gameplay à la fois dense et réaliste dont la prise en main n’est pas évidente. Pour prospérer, votre base martienne devra récupérer plusieurs matières premières en construisant des mines d’aluminium, de silicium, de fer, de carbone, de produits chimiques et d’eau. Celles-ci vous serviront à construire de nombreux bâtiments et des usines pour fabriquer des ressources plus avancées telles que du verre, des composants électroniques et de la nourriture.

Sachez également qu’en progressant vous pourrez lancer des projets spéciaux ainsi que développer des technologies diversifiant encore un peu plus votre expérience de jeu. Sur notre version d’essai, elles étaient réparties dans trois sections différentes : Ingénierie, Espace et Biotechnologie.

Cependant, chaque infrastructure demandera une certaine quantité d’électricité pour fonctionner et il faudra aussi veiller au maintien de son intégrité en possédant des centres de maintenance. Ces derniers sont indispensables d’autant plus que les chutes de météorites et les phénomènes climatiques extrêmes ne sont pas rares sur la planète. Le droit à l’erreur n’est pas très élevé.

Durant notre session, une tornade a détruit deux centres sur les trois que nous possédions à ce moment-là, ce qui a eu pour conséquence de mettre notre partie dans le rouge rapidement. Il a donc fallu choisir entre la recommencer depuis le début ou détruire puis reconstruire notre base avec les matériaux en stock. La seconde option nous a pris environ une heure malgré une vitesse de jeu seize fois supérieure à la normale. Étant donné que l’IA ne permet de transporter qu’un seul et unique type de ressource à chaque fois, même en donnant la priorité à un bâtiment sur les autres grâce à un bouton dédié, la démarche s’est révélée longue et fastidieuse.

Notez au passage que AMI a montré quelques limites lors de la phase d’essai, essentiellement dans le cas où il fallait ériger une structure nécessitant des matériaux standards et avancés. Si les premiers étaient acheminés efficacement jusqu’à leur destination, il a été nécessaire de booster l’activité des usines fabriquant les seconds pour que l’IA comprenne ce que l’on souhaitait qu’elle fasse. Ayant déjà pas mal d’éléments à gérer, ces moments d’égarement mériteraient d’être corrigés avant la sortie du titre, surtout que les centres de maintenance appartiennent à la catégorie d’infrastructure mentionnée plus tôt.

Une interface chargée

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Proposer un jeu de gestion avec un gameplay riche implique de concevoir l’interface la plus claire possible afin que l’écran ne soit pas surchargé d’informations. Un point sur lequel la simulation doit encore progresser. Même si on ne doute pas des efforts effectués par le studio argentin dans ce domaine, notamment en proposant différents niveaux de zoom, plus la base s’agrandit, moins l’interface devient lisible.

Bien évidemment, on peut toujours lancer un programme spécial permettant de pouvoir déployer une nouvelle base ailleurs sur la planète pour tenter de résoudre ce problème. Encore faut-il trouver un lieu disposant de suffisamment de ressources à exploiter pour permettre son développement, ce qui n’est pas une mince affaire étant donné que le terrain de jeu est entièrement basé sur les données de la NASA. Mars ne va donc pas faire apparaître comme par magie les matériaux dont vous avez besoin pour votre bon plaisir.

L’avis de la rédaction

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Malgré une structure narrative classique qui devra faire ses preuves sur le long terme, une interface pouvant rapidement manquer de lisibilité et quelques limites affichées par l’IA dans la construction des structures les plus avancées, ce premier aperçu de Per Aspera s’est révélé convaincant, notamment grâce à son gameplay. L’expérience de jeu, à mi-chemin entre la science-fiction et le réalisme, semble suffisamment riche et complète pour disposer d’une solide durée de vie lors de sa sortie. Même si le titre a plus de chance de finir entre les mains des fans absolus de jeux de gestion plutôt qu’entre celles d’un public plus large, il possède plusieurs arguments qui devraient lui permettre de trouver sa place sur le marché vidéoludique.

PikaDocMaster78
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