Nos ressentis sur l’année 2017 : L’avis de itokiry

Ressentis itokiry

L'année 2017 rendra bientôt l'âme, et ce sera au tour de 2018 de reprendre le flambeau. En attendant, place au bilan vidéoludique, avec pour ma part quelques bonnes surprises, mais aussi pas mal de déceptions.

Pour être franc, après la douche froide que fut 2016, notamment du coté d’un No Man’s Sky dont le souvenir me donne encore la gerbe, j’attendais beaucoup de 2017. Principalement en ce qui concerne Nintendo, qui sortait sa petite Switch et enterrait une bonne fois pour toutes la détestable Wii U, mais je dois avouer que quelques sorties de début d’année m’emballaient aussi grandement. Avant toutes choses Resident Evil VII et Prey… auxquels je n’aurais finalement absolument pas touché… Restait évidemment le très attendu The Legend of Zelda : Breath of the Wild, certes excellent, mais au final largement surcoté si vous voulez mon avis.

Mais il faut parfois savoir prendre son mal en patience. C’est ainsi qu’après de longs mois d’attente, débarquait enfin cette année la grosse mise à jour Fondation de No Man’s Sky, avec une multitude de changements majeurs et… Non je plaisante, quoi qu’ils fassent le jeu reste une daube. Plus sérieusement, à l’instar de 2016, l’année 2017 ne m’aura pas emballé, hormis peut-être du coté de Nintendo et de sa nouvelle console.

Mes déceptions

Metroid : Samus Returns – Le Metroid qui s’est travesti

Metroid : Samus Returns

Très gros fan de la série, j’attendais en me rongeant les ongles ce remake de l’excellent Metroid II, dont la cartouche Game Boy est devenue difficilement praticable pour des raisons évidentes de gameplay vieillissant et d’absence de map. Le noir et blanc n’est pas en reste non plus. Je ne suis jamais parvenu à terminer le jeu original, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé, j’ai même dû changer ma pile de sauvegarde entre temps pour être certain de tenir sur de longues parties.

Alors évidemment j’étais tout fou en voyant arriver Samus Returns, malgré un design que je trouvais très générique. Sur ce point, j’aurais largement préféré que les développeurs se cassent moins la tête à essayer de nous pondre des effets de profondeur et des détails à foison, pour plutôt créer un truc en 2D plus facile à produire, et se concentrer d’autant plus sur le gameplay. Parce que bon, je peux aisément faire l’impasse sur un design, ce que confirme mon amour du jeu rétro, mais castrer Metroid je ne tolère pas. L’ambiance n’est plus là, la difficulté et le stress non plus…

Tout ce qui faisait le sel de la série par le passé a disparu. L’exploration a perdu tout son intérêt, les affrontements sont mous, et par dessus tout les boss sont devenus des ours en peluche aux paternes basiques qu’on dégomme sans se fouler. Bien que je sois capable d’en reconnaître les qualités, pour un jeu de plateforme sur une console portable, lui donner le nom de Metroid est pour moi une insulte… un peu comme pour Resident Evil 6 en fait, dans un autre registre. Pas de quoi patienter sereinement en attendant le Prime 4 de la Switch, ce grand messie.

Digimon World : Next Order – Bons souvenirs, mauvais jeu

Digimon World : Next Order

Alors pour le coup, c’est un peu de ma faute si je suis déçu. Nous sommes nombreux à avoir joué à Digimon World sur PlayStation première du nom, le seul jeu de la licence qu’on trouvait à peu près partout. Et pour ma part, bien qu’à l’époque je n’y comprenais pas grand chose, j’en gardais un souvenir vraiment chouette.

L’ennui, c’est que les souvenirs de gosse sont souvent complètement biaisés, et en vérité le jeu n’était pas terrible. Tout comme le sont ses suites d’ailleurs, ça vaut aussi pour Digimon World : Next Order. Certes, il n’est pas dénué d’intérêt, notamment avec son système d’évolution plutôt bien pensé, mais devoir jouer au Tamagotchi tout en se coltinant des combats à la ramasse, le tout dans des environnements dégueulasses et avec une caméra sous kétamine… c’est pas mon truc. Heureusement, Digimon Story : Cyber Sleuth Hacker’s Memory se présente sous de bien meilleures augures, à l’instar du premier Cyber Sleuth sorti en 2016.

Pokémon USUL – Adieu respect des joueurs

Suis-je vraiment obligé de revenir sur l’intérêt proche du néant de cette fausse nouvelle aventure sur 3DS ? Contenu quasi-identique à Soleil et Lune, nouveautés anecdotiques, le tout vendu au prix fort en deux cartouches au lieu d’une… Quelle bien fade manière de dire au revoir à la portable aux deux écrans…

The Elder Scrolls V : Skyrim sur Switch – Insérez un sous-titre incompréhensible

Pas de mods ? Non mais sérieusement ? PAS DE MODS ?!

Mes coups de cœur

Dragon Ball Fusions – Meilleur jeu 3DS de l’année

Dragon Ball Fusions

En énorme fan de Dragon Ball et sa suite (oui SA suite, car Dragon Ball prend fin après la mort de Buu, définitivement !) je ne pouvais pas passer à coté de Fusions. De la baston en pagaille, des fusions de personnages connus, ou encore la possibilité de voler dans des environnements très fidèles à l’univers dépeint par Toriyama…

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’avais un gros gourdin en regardant chacun des trailers du jeu avant sa sortie en janvier dernier. Et bien que l’aspect RPG ne soit, à mon goût, pas assez prononcé, et que la difficulté mette beaucoup trop longtemps à monter, il s’avère que Dragon Ball Fusions est très certainement le meilleur jeu de la licence depuis Budokai Tenkaichi 3. Après, je ne vous cache pas que j’aurais aimé avoir des potes avec qui combattre à l’occasion, pour pouvoir tester mes nouvelles équipes, parce qu’il arrive un moment où le mode solo commence à cruellement manquer de challenge et à tourner un peu en rond…. Dommage que je n’ai pas d’amis !

Xenoblade Chronicles 2 – Premier gros J-RPG de la Switch

Xenoblade Chronicles 2

Si vous aimez le RPG, alors vous avez peut-être déjà joué à Xenoblade Chronicles, que ce soit sur Wii ou sur New 3DS. Un jeu que je vous recommande chaudement si ce n’est pas le cas, quel que soit votre âge, votre sexe, votre religion, ou même vos goûts culinaires, puisqu’il s’agit bien du meilleur J-RPG jamais sorti si vous voulez mon avis. Bien sûr, après avoir bouclé une pépite pareille, il me fallait au plus vite mettre la main sur le second. Parce que bon, Xenoblade Chronicles X est certes une grosse tuerie, la Wii U ne donne toutefois clairement pas envie d’y jouer…

Bref, je n’ai pas tardé à me procurer ce second épisode, et je ne regrette pas un seul instant les 60 euros que j’ai dépensés dans ce très bon RPG… à part peut-être quand je regarde ce qu’il reste dans mon frigo. S’il n’égale pas, à mon avis, le premier opus et (ça me fait mal de le dire) l’épisode Wii U, avec notamment des environnements un peu moins agréables à parcourir, un système de lame que je trouve quelque peu redondant, et un character design pas toujours au top, je ne vous cache pas que de mon point de vue il met à l’amende la majorité des gros titres sortis sur Switch cette année. Il réussit même à me faire oublier que je n’ai plus les moyens de me procurer Mario Odyssey…

Kamiko – Ma petite surprise indé

Kamiko

Avec la sortie de la Switch, Nintendo a souhaité se rapprocher du jeu indépendant et des petits éditeurs. Un choix qui n’a rien d’idiot, et qui permet à la console hybride de recevoir quelques très bons titres, comme The Binding of Isaac, ou encore Steamworld Dig 2. Prochainement, ce sera aussi au tour de War Groove que j’attends impatiemment.

Moins connu, certainement parce qu’il est sorti dans le silence le plus total, Kamiko n’est pas en reste lui non plus. Très court, il est aussi très intense, avec son savant mélange de Zelda en 2D et de shooter en vue du dessus, le tout baigné dans un rythme haletant. Bien sûr, étant donné les limitations de son concept, mais surtout de son contenu, je n’y ai pas passé aussi longtemps que sur Xenoblade. Toutefois, proposé à un prix aussi maigre, je ne peux que vous conseiller de vous y intéresser. Dans le cas contraire, vous pourriez passer à coté de quelque chose…

Mon jeu de l’année : Yakuza Kiwami

Yakuza Kiwami

A l’époque où sortait Yakuza sur PlayStation 2, j’étais encore assez jeune, trop pour avoir une maîtrise de la langue anglaise suffisante en tout cas. Parce que SEGA n’avait pas cru bon de le traduire en français, une grave erreur si vous voulez mon avis, qui empêcha certainement pas mal de monde de découvrir dans les temps ce chef-d’oeuvre typiquement nippon. Alors effectivement, Kiwami n’est pas traduit lui non plus, et ça ne joue clairement pas en sa faveur. Enfin bon, c’est une habitude chez la série. Mais pour la première fois depuis bien longtemps, certainement depuis Resident Evil Rebirth sur Gamecube, on tient là un remake qui a de la gueule, et au contenu véritablement étoffé.

Non, les graphismes ne rendent pas honneur à la PlayStation 4. Le titre n’est pas traduit non plus. La maniabilité est parfois un peu rustique. Mais bon sang, quel plaisir d’arpenter ce joli quartier de Tokyo, de se faire embêter par des petites racailles ou de gros gangsters, mais surtout de pouvoir se plonger dans ce background tout simplement merveilleux. D’autant qu’en dépit de textes entièrement en anglais, parfois un peu complexes même pour les initiés, les doublages en japonais sont tout simplement excellents, sans l’ombre d’une minuscule fausse note. De quoi engendrer une immersion telle qu’il devient difficile de lâcher la manette.

Je dois avouer que Yakuza Kiwami m’a en outre permis de renouer avec un très vieux plaisir coupable : la manie du 100%. Cela faisait un long moment que je n’avais plus eu envie de finir un titre jusqu’à ce qu’il n’y ait absolument plus rien à y faire, certainement depuis Dead Rising premier du nom. Mais je ne compte déjà plus mes heures de jeu sur ce remake, à dénicher les diverses quêtes annexes, même les moins intéressantes, et à jouer à MesuKing (ce mini game de gros pervers). Il me reste encore à m’atteler aux courses de petites voitures… mais je crois que je vais plutôt faire une pause, pour que ma PS4 serve un peu à autre chose.

Vers 2018 et au-delà

Heureusement, 2018 devrait envoyer nettement plus de lourd, surtout du coté de la nouvelle machine de Nintendo. On ne sait pas s’ils sortiront dans les 12 prochains mois, mais il y a fort à parier qu’on en apprendra plus à leur sujet en tout cas : Metroid Prime 4 et le Pokémon de la Switch me font clairement de l’œil, et pas qu’un peu. Idem du côté du prochain Shin Megami Tensei d’ailleurs, mais surtout de Bayonetta 3, le messie du Beat Team All. Quant à Fire Emblem, je n’ai pas les mots pour décrire ma hâte d’en apprendre plus. Mais en attendant que tous ceux là pointent le bout du nez, je pense que je vais commencer par sécher un certain War Groove, une espèce de mélange de feu Advance Wars et de Fire Emblem, deux de mes séries favorites tous supports confondus. Je ne me gênerai pas non plus pour retourner dans tous les sens le Dragon Quest Builders de la Switch.

Dans un tout autre registre, j’attends avec impatience le prochain Digimon Story, mais surtout Kingdom Come : Delivrance. Un RPG en vue à la première personne qui promet un grand réalisme, et dont l’ambiance me fait sacrément saliver. J’en dévore chacun des trailers à pleine dent. Quant au reste… Yakuza 6 et Kiwami 2 me tentent beaucoup, Shenmue III aussi évidemment, ou encore Biomutant. Mais je crois qu’une fois encore c’est du côté des jeux de niche que je trouverai mon bonheur, avec le remake de Radiant Historia sur 3DS, qui ne sera certainement pas traduit, le très prometteur Agony, Surviving Mars ou encore Bloodstained. Mais qu’on se le dise, s’il sort bien dans les 12 prochains mois, le titre de jeu de l’année sera détenu par Kojima avec son Death Stranding qui est parvenu à mettre tout le monde sur le cul, sans en montrer une once de gameplay. Chapeau bas.

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ah le mesuking <3 !

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