Aperçu : On a vu Night Call, nos impressions

Membre Actugaming.net

Par

La Gamescom a mis en lumière des tas de AAA qui ont volés le show, mais elle a aussi été l’occasion de découvrir un peu plus en détails des perles insoupçonnées, celles que l’on ne regardait que du coin de l’oeil avant d’avoir un premier contact avec elles. Night Call fait assurément partie de cette catégorie de jeu. Nous avons pu assister à une présentation du jeu qui a été riche en informations, et qui nous fait maintenant impatiemment attendre la sortie du titre.

Paris, ville de ténèbres

Night Call

Dévoilé lors du grand boulevard d’annonces qui s’est tenu durant le PC Gaming Show lors de l’E3 dernier, Night Call avait assurément titillé les fans de films noirs grâce à sa direction artistique presque monochrome, illustrant un Paris sombre, peu rassurant, bien loin des paillettes qu’on lui accorde le plus souvent. L’ambiance qui est retranscrire est des plus réussies, d’autant plus que la ville est presque un personnage à part entière dans cette sombre histoire que veut nous conter Night Call.

Le titre vous place aux commandes d’un chauffeur de taxi, qui vit sa vie tranquillement malgré une situation économique difficile. Tout va se compliquer lorsqu’il doit collaborer avec la police pour tenter de capturer un tueur en série, qui se déplace entre les scènes de crimes grâce aux différents taxis qu’il croise. Il ne faudra pas pour autant oublier sa profession de base, et prendre de nombreuses courses durant les nuits où il vadrouille sur les traces du meurtrier.

Cette obligation est surtout liée à la condition économique du chauffeur, qui doit réunir assez d’argent pour payer son loyer (qui est son centre d’opérations si l’on peut dire) et aussi garder sa profession et sa voiture, qui est son meilleur outil dans cette enquête. L’objectif sera alors de faire en sorte que les différentes courses des clients ne vous éloignent pas trop de l’endroit où vous souhaitez enquêter, afin de ne pas perdre un temps précieux et arriver au game over. On pourrait penser que ce métier obligatoire intervient comme une distraction dans l’histoire de Night Call, mais il s’agit en vérité de l’intérêt principal du titre. Il sera mal avisé de percevoir Night Call comme un jeu d’enquête. Il s’agirait plutôt d’un jeu narratif (donc ne comptez pas contrôler directement le taxi) où la grande histoire ne servirait que de fil rouge à des plus petits récits encore plus passionnants.

Le client est roi

Night Call

En tant que chauffeur de taxi, la nuit à Paris, vous vous doutez forcément que vous allez croiser de sacrés énergumènes qui monteront dans votre véhicule. Près de 75 personnages pourront se payer vos services, même si au cours d’une partie, vous n’en croiserez qu’une vingtaine en tout. Cela montre déjà que le titre n’est pas linéaire mais que votre chemin est aléatoire, tout comme l’identité du tueur qui peut changer de partie en partie (trois tueurs différents seront disponibles). Tout cela vous occupera durant 5 à 10 heures de jeu pour un premier run, comptez donc le triple et même plus pour tout découvrir. De plus, un mode « libre », c’est-à-dire sans tueur à débusquer, se débloquera après la fin de votre première partie, pour découvrir tous les dialogues sans restrictions.

Et vous pourriez bien avoir envie de relancer le jeu après une première partie, tant les clients sont nombreux et très différents les uns des autres, et que l’envie de tous les découvrir se fera vite ressentir. Chacun d’entre eux possède sa propre histoire. Libre à vous de discuter avec eux ou non, puisque des options de dialogues sont au rendez-vous, dont le mutisme le plus complet. Mais parler avec eux et s’intéresser à leur vie pourra vous être grandement bénéfique pour votre enquête, puisque vous pourrez récolter de nombreux indices en participant au bouche-à-oreille.

Et quand bien même leurs histoires n’auraient rien à voir avec l’enquête, ces passagers livrent de micro-récits que l’on prend plaisir à découvrir, et qui peuvent parfois même être connectés entre eux alors que rien ne le laissait présager. Ces petites surprises agrémentent parfois le jeu d’un ton plus léger, et vous donne aussi l’occasion d’en apprendre plus sur le personnage principal. A force de discussions et de bons choix, ce dernier peut être amené à se livrer sur son passé et ses problèmes, ce qui débouchera peut-être sur un changement dans son comportement.

Peut-être que la routine s’installera au fur et à mesure des parties et rebutera certainement ceux qui ne sont pas fans des jeux avec beaucoup de textes, mais Night Call s’annonce comme un très bon titre narratif. Avec sa galerie de personnages vraiment complète et toutes les possibilités de scénarios offertes, il pourra nous occuper des heures durant, avec le loisir de découvrir des dizaines de nouvelles histoires, parfois vitales, parfois anecdotiques mais toujours captivantes à suivre.

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Night Call est encore loin de sa sortie mais il nous tarde de pouvoir arpenter les rues de Paris en compagnie des dizaines de clients et les entendre se plaindre ou se lamenter sur leur vie. Car oui, on a hâte de découvrir quelles connexions peuvent être faites entre les différents clients, et même voir comment on arrivera à résoudre cette mystérieuse enquête, qui peut aboutir sur un échec si l'on n'a pas fait les bons choix. Malgré sa réalisation plus humble que les autres, Night Call pourrait bien être l'un des meilleurs jeux narratifs que nous avons pu voir lors de la Gamescom.

Jordan
Note du panda