A Better Ubisoft : 200 jours après sa lettre ouverte, le collectif est toujours dans l’attente

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Il y a 200 jours, le collectif « A Better Ubisoft » (composé d’employés toujours en fonction mais aussi d’anciens membres) a fourni une lettre ouverte contenant des demandes ayant pour but d’améliorer les conditions de travail au sein des studios la firme française. Le groupe a sorti un communiqué il y a peu de temps afin de souligner l’absence de réponse suite à l’initiative.

Un anniversaire peu joyeux

Suite aux accusations de comportements toxiques au sein des studios de la compagnie cet été, le PDG Yves Guillemot avait promis des changements pour que « tout le monde se sente accueilli, respecté et en sécurité ». Selon le collectif A Better Ubisoft, les choses n’ont pas vraiment changé. On peut ainsi lire dans le communiqué du groupe :

« Il y a quelques jours, Anika Grant (directrice des ressources humaines d’Ubisoft) a publié une vidéo interne présentant aux employés les résultats de l’enquête mondiale sur la satisfaction des employés de cette année. Cette enquête comportait plus de 40 questions, avec un espace pour les commentaires sous chacune. Dans la vidéo, Anika a souligné que l’un des principaux sujets de préoccupation de l’enquête était le désir d’une plus grande transparence et responsabilité de la part de la direction. Cependant, à huit minutes, cette vidéo était non seulement très brève mais incroyablement opaque, avec l’ensemble de l’enquête résumé en six points de discussion : trois positifs et trois négatifs publié un vendredi par e-mail, sans aucun support Mana ou Arcade auquel les employés s’attendent. Cela le rend non seulement difficile à trouver, mais également difficile de commenter et de discuter de nos préoccupations. »

En bref, le collectif accuse la direction d’être « ignorante et de ne pas écouter les revendications » tout en faisant semblant d’agir. A Better Ubisoft conteste ainsi cette enquête interne de satisfaction en soulignant par exemple que : « cette enquête n’a collecté aucune donnée mondiale approfondie au-delà des données d’âge et de sexe légalement requises et déjà disponibles…»

Il réitère ainsi ses 4 revendications principales : 

  • Cesser de promouvoir et de déplacer des agresseurs connus d’un studio à l’autre, d’une équipe à l’autre sans aucune répercussion. Ce cycle doit se terminer.
  • Nous voulons une place collective à la table des discussions, pour avoir une prise de parole significative sur la façon dont Ubisoft en tant qu’entreprise peut aller de l’avant.
  • Collaboration intersectorielle, pour convenir d’un ensemble de règles de base et de processus que tous les studios peuvent utiliser pour gérer ces infractions à l’avenir.
  • Cette collaboration doit impliquer fortement les salariés non cadres et les représentants syndicaux.

Même si Ubisoft semble faire des efforts et admet la perte de confiance des employés sur la gestions des comportements toxiques, cela ne semble pas suffisant pour tout le monde. Dans un autre registre, on ne peut pas dire non plus que l’image de l’entreprise soit au beau fixe ces temps-ci avec le passage en force vers les NFT avec Ubisoft Quartz. Espérons que cela bouge un peu prochainement.

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