Test Fairy Fencer F : Advent Dark Force, notre avis sur la version Switch

Test Fairy Fencer F : Advent Dark Force, notre avis sur la version Switch

Rapide aperçu de ce que propose cette version hybride.

Sorti une première fois sur PlayStation 3 puis sur PC avant de faire un tour sur PlayStation 4, Fairy Fencer F : Advent Dark Force vient de débarquer sur Switch, six ans donc après sa sortie japonaise initiale. Considéré comme un excellent JRPG à son époque, la question est donc de savoir s’il faut craquer une nouvelle fois sur cette énième mouture.

Une histoire toujours aussi passionnante

Fairy Fencer, c’est l’histoire d’un dieu maléfique qui veut détruire le monde et d’une déesse, qui elle, veut la paix. Leur idéologie opposée va les pousser à se sceller l’un l’autre et l’on se retrouve bien des années plus tard, dans la peau de Fang, le héros principal. Malgré son côté laxiste et le fait que chaque événement l’ennuie, le protagoniste va se retrouver dans une quête qui va le mener dans une aventure épique et il fera vite la rencontre des Fencer.

Les Fencer sont des êtres capable de réveiller des armes particulièrement puissantes qui nous font quelque peu penser à l’anime Soul Eater, où lorsque les armes ne sont pas sous leur véritable forme, ce sont des fées qui les représentent. Certains êtres auront des motivations tout à fait louables, d’autres beaucoup moins respectables. Fang va alors faire la rencontre de nombreux autres personnages au fil de son aventure et l’intrigue va se développer petit à petit. Bref, un synopsis assez classique sur le papier mais qui va se révéler bien surprenant et plusieurs années plus tard, c’est toujours aussi réussi.

Difficile de louer les mérites de l’intrigue sans vous en parler par peur de spoil mais sachez que l’on a vraiment un excellent scénario avec quelques rebondissements bienvenus et un déroulement qui se tient de bout en bout, le tout, saupoudré d’un fan-service assumé et bien dosé. L’histoire est passionnante et l’on aura même droit à plusieurs fins. Cerise sur le gâteau, les voix japonaises sont de la partie et elles sont excellentes. En même temps, il faut bien ça pour contrer le fait qu’il n’y a aucune traduction française. Eh oui, il faudra passer par la langue de Shakespeare pour suivre l’histoire et c’est vraiment dommage quand on connaît les qualités de celle-ci. Dommage.

Un gameplay emprunté au Neptunia

Evidemment, on ne s’attardera pas pendant des dizaines de paragraphes sur cette nouvelle mouture, le mieux étant d’aller jeter un œil à notre test complet de Fairy Fencer F : Advent Dark Force publié à l’époque. Mais que ce soit graphiquement, scénaristiquement ou au niveau des mécaniques, la patte Compile Heart se fait ressentir. Les habitués des RPG du studio ne seront pas dépaysés et on les comprend, le titre emprunte beaucoup à la série Neptunia, déjà ne serait-ce qu’avec son gameplay. Et la plupart des qualités/défauts inhérents aux autres jeux sont de la partie.

On pense par exemple à un certain manque d’équilibre au niveau de la progression avec une difficulté qui aurait pu parfois être mieux pensée. Certaines phases vous demanderont alors de passer par la case leveling où il faudra monter son niveau parce que votre groupe ne comporte que quelques personnages. Si c’est une case souvent obligatoire dans les JRPG, force est de constater que cela aurait pu être mieux réparti. Et fort heureusement, le très bon scénario nous donne envie de boucler ces phases pour passer à autre chose, et ce n’est pas pour nous déplaire.

A côté de cela, on retrouve la recette habituelle : des donjons à explorer, un système de craft assez basique, des affrontements en tour par tour, des compétences à assigner, bref, tout ce qu’il faut. On est plus ou moins sur du Neptunia avec une mappemonde et différents lieux à découvrir et il faudra faire progresser nos personnages pour qu’ils deviennent assez puissants. Le système est bien pensé avec des « weapon points » qui nous permettent d’augmenter nos statistiques, des bonus en fonction du leader et de certaines actions réalisées pendant l’exploration (nombre de sauts, quota d’attaques préventives) et j’en passe.

On notera plusieurs spécificités parmi lesquelles figurent par exemple le Combo dans les domaines à améliorer avec les Weapon Points. Il s’agit d’une capacité qui permet d’effectuer des combos d’attaque comme par exemple faire valser l’ennemi dans les airs avant de l’enchaîner et cela permet aussi de choisir plusieurs techniques avoir d’autres formes d’armes et donc profiter d’une vulnérabilité plus importante à certains coups (par exemple, les ennemis aériens prendront plus de dégâts avec des armes à feu).

L’autre particularité, que les joueurs de la série Neptunia connaissent aussi avec les transformations en CPU, c’est le mode Fury. Ici, il s’active une fois qu’une jauge est au maximum et qui se remplit en fonction des attaques données ou encaissées. Une fois activé, en plus de changer le look du personnage, on a droit à de nouvelles animations de techniques et une puissance d’attaque améliorées. Bref, un petit coup de pouce temporaire qui peut vous aider dans un combat tendu mais qui permet surtout d’en mettre plein les yeux. Et c’est peu dire. Le charadesign est vraiment réussi et la direction artistique, même plusieurs années plus tard, plait toujours autant. Reste que l’aspect technique est un peu en retrait vu les années au compteur, surtout que l’aspect graphique n’était pas forcément incroyable à l’époque. On se consolera sur le fait qu’en mode portable sur Switch, le rendu reste honnête.

Quoi de neuf sur Switch ?

Pour remettre dans le contexte, rappelons que la mouture Advent Dark Force (donc sur PS4) était déjà une version plus complète de Fairy Fencer F sorti sur PlayStation 3. Ici, on y retrouve logiquement tout ce qui était disponible sur la dernière console de Sony. C’est-à-dire la possibilité de jouer avec six personnages et non plus seulement quatre, choisir son camp entre the Vile Goddess story, the Evil Goddess story et The Goddess story ce qui sous-entend de nouvelles lignes de dialogues et un nouveau pan de scénario et les trois niveaux de difficulté dès le début (facile, normal et difficile).

Mais pour être honnête, les nouveautés avancées par Idea Factory lors de l’annonce de cette version Switch sont surtout un rappel de ce qui avait été ajouté dans la version PlayStation 4. Puisque les nouveautés, les personnages en plus, tout ça, on y avait déjà droit. On notera finalement juste la présence des 25 DLC (pas franchement incroyables) qui étaient sortis sur PS4 ainsi qu’une optimisation des commandes avec les Joy-Con et un affichage optimisé pour le mode tablette. C’est d’ailleurs dans cette configuration que l’on se fera un plaisir de jouer à Fairy Fencer qui est indéniablement la plus grande raison de se le prendre sur Switch. C’est fluide, bien optimisé et l’on est bien sur une résolution en 720p respectée. On dénote tout de même des temps de chargement un peu plus importants et des sauvegardes moins régulières que sur les précédentes versions. Ce n’est pas un problème majeur mais cela a le mérite d’être précisé.

En définitif, cette version Switch de Fairy Fencer F : Advent Dark Force s’adresse avant tout aux joueurs qui n’ont toujours pas essayé cet excellent JRPG. Le jeu garde tout de sa saveur avec une histoire sympathique, l’ADN de Compile Heart qui fonctionne très bien et ses mécaniques bien ficelées mais n’apporte pas suffisamment de nouveautés pour justifier un nouvel achat, surtout pas si vous possédez la version PlayStation 4. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas le meilleur moyen de jouer mais si vous cherchez un JRPG maîtrisé avec une durée de vie honnête pour jouer tranquillement pendant les déplacements, c’est une bonne pioche.

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