Momo’s Curse : notre avis sur la nouvelle version et le portage Switch de The Swords of Ditto

Maudit à jamais ou rédemption espéré pour l'adorable petit rogue-light ?

Il y a pratiquement un an maintenant sortait l’adorable The Swords of Ditto, rogue-light qui reprenait dans les grandes lignes la formule Zelda 2D avec un soupçon de parodie. Nous (moi en fait) l’avions alors (trop) généreusement noté d’un 7/10 malgré de lourds défauts dans le rythme des parties et un aspect ultra répétitif. Les développeurs ont longuement écouté les critiques des journalistes et des joueurs (le titre n’a pas de très bonnes évaluations sur Steam) pour sortir une version repensée, plus dense et sur Switch. On a donc relancé The Swords of Ditto : Momo’s Curse pour le meilleur et pour le pire.

Adieu Permadeath

momo's curse

Nous voici face à une version supposée avoir corrigé les plus gros défauts de la version vanilla. Première bonne nouvelle, à part en mode difficile, il n’est plus question de permadeath et de toujours tout reprendre à 0. Le titre est allégé de ce qui cassait le plus son rythme et le rendait si frustrant, notamment à cause de la lourdeur de l’exploration. Là aussi il y a du mieux, la carte est plus agréable à parcourir avec beaucoup moins de cul-de-sac ou de chemin bloqué dans tous les coins. Plus libre, mais pas forcément plus agréable à jouer car toujours aussi rigide dans ses contrôles. Les combats n’ont pas du tout évolué et sont toujours imprécis.

Pour contrer ces défauts, les développeurs ont misé sur l’ajout de contenu. Ainsi cette édition Momo’s Curse propose un bestiaire plus varié, de nouveaux lieux et de nouveaux jouets. Les quelques nouveaux environnements et PNJ sont toujours un véritable régal pour les yeux, tout comme les nouvelles animations qui vont avec. Pour ce qui est de renouveler l’intérêt en revanche nous sommes moins convaincus. Oui il y a plus de choses à faire. Mais c’est ce qu’on appelle du more of the same dans la langue de Beckham. Rien qui ne corrige la génération procédurale hasardeuse des donjons. Rien qui ne motive à relancer des parties après avoir vaincu Momo 2-3 fois…

Momo’s Curse maudit aussi la Switch ?

momo's curse

L’autre grande interrogation de cette ressortie concerne la version Switch qui aura pris son temps pour arriver. On avait quelques inquiétudes légitimes après la version PC qui souffrait de pas mal de petits accrocs techniques, et si dans l’ensemble l’expérience est satisfaisante il y a encore pas mal de choses à patcher. La première concerne les temps de chargement qui sont affreusement longs. Déjà le jeu met 2:32 (montre en main) à démarrer. On a clairement cru que notre Switch avait planté et que le jeu ne se lançait pas, mais non c’est juste très très long. Ensuite les transitions entre les différents écrans passent régulièrement le cap des 10 secondes. Comme ça on se dit que 10 secondes ce n’est pas grand-chose, mais on parle d’un jeu où l’exploration entière repose sur le fait de changer d’écran ! Dans les donjons où traverser une salle met environ 3 secondes c’est encore plus frustrant.

Côté framerate là encore c’est loin d’être parfait. Dès qu’il y a un peu trop d’effet à l’écran (notamment de feu ou de fumée) on tombe vite sous les 40 voire 30 fps. Bien sûr c’est encore pire en coopération. Ces chutes restent néanmoins occasionnelles. Mais elles peuvent handicaper le gameplay notamment dans le château final où il y a beaucoup d’ennemis à l’écran. Notons que cela arrive surtout en mode portable et sont moins violentes en mode docké. Pour le reste, le portage est satisfaisant, notamment sur l’aspect purement visuel qui est en 720p natif en portable et 1080p natif en docké. Le jeu est toujours aussi beau en mouvement et rempli d’adorables petites animations. Malgré les chutes de framerate, la version Switch reste idéale pour son confort et la possibilité de jouer en coopération n’importe où (qui reste le meilleur mode du jeu).

Vous l’aurez compris, The Swords Of Ditto : Momo’s Curse n’est pas véritablement une version revue et corrigée du jeu sorti l’an dernier. Le cœur des problèmes est toujours là, mais beaucoup de choses ont été ajustés pour alléger l’ensemble et rendre l’expérience plus agréable. Ne vous y trompez pas, si vous n’aviez pas été convaincu à l’époque, vous ne le serrez pas plus aujourd’hui. Pour les nouveaux venus, notamment sur Switch, il ne faut pas attendre de Ditto plus qu’une petite aventure à savourer ponctuellement ou en coopération pour ne pas tomber trop vite dans l’écœurement.

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