Psikyo Shooting Stars Bravo : Présentation de cette compilation rétro

Psikyo Shooting Stars Bravo

Il y a quelques jours, nous vous parlions de Psikyo Shooting Stars Alpha, compilation de Shooters issus du marché de l’arcade des années 90 au début des années 2000. Une cartouche disponible exclusivement sur Nintendo Switch, et principalement destinée aux collectionneurs aguerris ou aux plus nostalgiques. Un mois tout rond après celui-ci, NIS America nous fait parvenir Psikyo Shooting Stars Bravo, second et dernier volet de ce duo de compilations arcades rétrospectives. Comme pour le premier, nous vous en proposons aujourd’hui une petite présentation, suivi de notre avis.

Deux salles, deux ambiances

Psikyo Shooting Stars Bravo

Comme son prédécesseur, Psikyo Shooting Stars Bravo ne pèse pas bien lourd sur le disque dur de notre Nintendo Switch. Environ 1GO pour être plus précis. C’est un peu plus que pour Alpha, et la raison en est toute trouvée : sur six jeux, trois sont un peu plus ambitieux, et donc volumineux, que les autres. Mais commençons par le commencement, en vous présentant chacun des titres présents, faisant partie de deux séries très distinctes : Samurai Aces et Gunbird.

Avec Samurai Aces premier du nom, ne vous attendez pas à un brin d’originalité. Si ce n’est peut-être du coté de son univers, puisque le titre se place, vous l’aurez compris, dans une sorte de Japon médiéval dans lequel les samouraïs ont visiblement acquis des pouvoirs magiques. Soit ! Enfin, au niveau de son gameplay, il ne s’émancipe guère des mécaniques introduites par la licence Strikers 1945, à savoir du Shoot’em’up en scrolling vertical tout ce que l’on fait de plus classique, mais plutôt complexe. Samurai Aces a néanmoins la bonté de proposer d’incarner six personnages différents, au gameplay certes peu original, mais dispose surtout de chouettes paysages.

Samurai Aces II : Tengai, quant à lui, reprend certes le même univers, mais l’adapte à un scrolling horizontal, à la manière de Sol Divide dans la compilation précédente. Même concept, cependant, que le premier épisode, avec du Shoot dynamique et difficile. Toujours plutôt joli dans son genre et pour son époque, ce second volet est un poil moins complexe que le premier, notamment parce qu’il est un peu plus lent et permissif. Quant au nombre de samouraïs disponibles, cette fois, on sera un poil déçus de constater qu’il passe à cinq.

Vient ensuite, vous l’aurez compris, Samurai Aces III : Sengoku Cannon. Celui-ci reprend, dans les grandes lignes, le concept du second volet, avec, donc, du Shoot en scrolling horizontal. Toutefois, il y ajoute un scénario, certes anecdotique, mais surtout du contenu et un challenge supplémentaire. Il sera en effet question de débloquer deux personnages, en plus des quatre disponibles d’emblée, ce qui ne sera pas chose aisée. On peut, sans trop se mouiller, affirmer que ce troisième opus est le plus difficile de la série, notamment parce qu’il manque parfois de lisibilité. Mais pas le plus beau, cela dit, puisqu’il utilise des décors en 3D qui ont pris un sacré coup de vieux.

Gunbird, les petites sorcières du Shoot

Psikyo Shooting Stars Bravo

Seconde partie de cette compilation, Gunbird, et pour commencer son premier épisode. Un Shoot’em’up très classique, là encore, reprenant le concept de Strikers 1945 dans les grandes lignes. Coté univers, cependant, il s’émancipe évidemment de son modèle, en s’inspirant plutôt d’œuvres médiévales / fantastiques, avec des sorcières et de la magie. Il s’agit d’une réussite totale, comme Samurai Aces, puisque très joli dans son genre, et proposant un challenge relevé. On notera toutefois, avec une pointe de regret, qu’il ne propose que cinq personnages à incarner.

Gunbird 2 n’est pas très différent de son prédécesseur, dont il reprend à l’exactitude le concept et l’univers. Il est néanmoins un peu plus beau, mais surtout plus difficile, notamment parce qu’il est parfois un peu moins lisible. Mais n’y voyez pas là un défaut, comme ce pouvait l’être dans Samurai Aces III, puisque tout n’est que question d’informations à l’écran ; et ce second volet joue très bien avec cet aspect, c’est en partie ce qui lui confère cette plus grande beauté. Reste qu’une fois encore il propose cinq personnages jouables.

Enfin, Gunbarich fait dans l’originalité, avec son concept quelque peu surprenant. Il s’agit en effet de Casse-Briques, agrémenté de mécaniques de Shoot’em’up. Il faudra d’un coté s’assurer de bien récupérer la balle chaque fois qu’elle retombe, et de l’autre jouer avec notre plateforme de renvoie pour mettre, ou non, de la force dans son mouvement. Ainsi, elle pourra détruire plus ou moins de briques, et engendrer plus ou moins de points, en toute logique. Ce troisième volet propose aussi de très chouettes combats de boss. Pas excessivement beau, puisque proposant seulement des plans fixes, il propose aussi seulement deux personnages. Mais son concept vaut, à lui seul, le détour.

Notre avis en quelques mots

Psikyo Shooting Stars Bravo

Si la compilation précédente regroupait trois épisodes marquants de l’arcade, ainsi qu’un très bon jeu de la Dreamcast qui ne manque pas d’originalité, Bravo est quant à elle un peu moins intéressante sur ce point. En effet, chacun des opus présents sur la cartouche est plutôt méconnu en Europe. Ainsi, toucher la corde nostalgique est évidemment plus compliqué, bien que le concept de trois jeux sur six repose sur celui de l’excellente série Strikers 1945.

Mais l’originalité ne fait pas tout, et contrairement à son prédécesseur, cette seconde compilation n’embarque pas un seul raté. Psikyo Shooting Stars Bravo peut donc être décrit, en quelques mots, comme une compilation de six excellents Shoot’em’up rétros, ce qui est déjà un très bon point.

Cela étant dit, nous en revenons au même détail qui faisait défaut à Psikyo Shooting Stars Alpha : le tarif. Proposée à 39,99 euros sur l’eShop de la Nintendo Switch, cette seconde compilation fait un peu mal au portefeuille, là encore. Il est difficile de comprendre pourquoi NIS America propose cet ensemble de petits jeux à un prix pareil, d’autant plus quand on sait que la console de Big N embarque déjà les excellents Ikaruga (vendu 14,99 euros) et Sine Mora (29,99 euros) ; deux références ultimes du genre.

Une seconde fois, bien que nous reconnaîtrons la qualité des titres embarqués, nous ne pouvons que vous conseiller d’attendre une baisse de prix avant de passer à la caisse.

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