Aperçu : Satisfactory – Le jeu de construction intergalactique parfait ?

La conquête spatiale sans complexe.

Satisfactory est un jeu d’aventure/exploration façon Subnautica mais cette fois, sur la terre ferme. On pourrait croire, en première analyse, que cet environnement plus familier est gage de sécurité et de tranquillité ! En effet, l’angoisse et le sentiment d’oppression présents dans Subnautica venaient notamment de la nécessité de s’enfoncer continuellement au plus profond des entrailles abyssales de cet océan hostile pour comprendre les secrets de cette planète. Ici, même si nous sommes bien sur une planète extraterrestre, l’exploration sous-marine n’est pas au rendez-vous. Les trois maps proposées pour l’instant dans cette version anticipée (Champs d’herbe, Rocky Desert et Forêt nordique) se caractérisent principalement par de grands espaces à coloniser, en variant toutefois les environnements à disposition. Mais nous ne sommes pas pour autant tirés d’affaire. Et pour cause. Le milieu dans lequel vous atterrissez reste hostile et dangereux.

Des débuts prometteurs

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D’ailleurs, dès les premiers instants de jeu, nous sommes face à une ambivalence qui persistera tout au long de la partie. À plusieurs égards, votre situation semble critique. D’abord, puisque vous êtes un chanceux. En tant que troisième survivant aux multiples tentatives d’atterrissage sur cette planète lointaine, vous pouvez d’ores et déjà vous sentir privilégié. Ensuite, dès vos premières expéditions, d’étranges créatures vous placent instantanément dans la peau de l’intrus. De même, il vous faut vous rendre à l’évidence : votre mission sera bien solitaire et il faudra se débrouiller avec ruse et finesse. Face à cette austérité un brin déprimante, la technologie que vous transportez fait de vous un pionnier bien équipé. Arborant un scaphandre à la Daft Punk, vous êtes d’ailleurs missionné par une entreprise (LARETAP) pour effectuer cette colonisation. Les attentes vous sont clairement signifiées dès votre atterrissage. Votre capsule de voyage est immédiatement réutilisable pour construire un hub qui vous servira de point de départ à vos premières constructions. Il conviendra ainsi, dès les premiers moments, d’établir les outils nécessaires à l’établissement de votre installation. À ce propos, le mot d’ordre de l’intelligence artificielle qui vous accompagne (ARA pour Assistant-Répertoire Artificiel) respire la simplicité : construire, explorer, exploiter et automatiser.

Ces quatre axes doivent guider votre stratégie d’installation dans Satisfactory. Ainsi, on l’aura compris, le caractère inamical et parfois défavorable de votre point d’accès à cette contrée reculée trouve écho dans la diversité et la performance des technologies de pointe dont vous disposez. L’autre dimension centrale de ce jeu de construction est l’efficacité. Celle-ci doit être à tout moment recherchée et doit gouverner vos choix. En effet, les ressources sur cette planète sont accessibles et disponibles mais pas infinies. L’usage parcimonieux de celles-ci paraît tout indiqué. Dans la même veine, le choix de votre emplacement de départ, de la disposition de vos machines, implique une réflexion préalable où anticipation rime avec vision d’ensemble. Ainsi, si l’objectif affiché de votre conquête s’inscrit dans une recherche d’optimalité assumée, l’industrialisation à tous crins nécessite des règles organisationnelles bien pensées. À titre d’exemple, placer une fondeuse loin du point d’extraction d’un minerai ne participe à la bonne adéquation des moyens aux fins. Plus on avance, plus il faut ruser.

Ruser mais pas capituler

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Cela ne veut pas pour autant dire que Satisfactory est compliqué. Il joue bien plutôt de subtilité. Il exige du joueur une vision à long terme et un bon sens de l’organisation. Tout le plaisir réside précisément dans cet état de fait. Dès lors, glaner ça et là les ressources n’est pas votre objectif principal. Il ne s’agit-là que d’un input dans une chaîne de production que l’on veut rationnelle et efficace. Mieux vaut réfléchir à deux fois sur le type de production qu’il faut automatiser pour se simplifier la vie. Niveau gameplay, le jeu est ultra intuitif. Une fois assimilées les principales commandes (plutôt clavier/souris que manette d’ailleurs), le tout est très fluide. L’outil de construction que vous pouvez dégainer à chaque instant se révèle très efficace et maniable.

En outre, les premières constructions utilisent des matériaux de base pour fabriquer les pièces  dont vous aurez besoin pour les bâtiments plus évolués. Exemple : non loin de votre base de départ se trouve un gisement de fer. Plutôt que de tout extraire à la main, construisez une foreuse dans votre établi à partir de plaques de fer, de fils électriques et de câbles. Installez ensuite cette foreuse au plein cœur du gisement pour lui faire extraire le précieux minerai en continu. Les ressources récoltées pourront alimenter le constructeur qui produit à la chaîne les plaques et tiges de fer dont vous aurez besoin pour élaborer les poteaux électriques notamment. Effectivement, toutes ces unités fonctionnent en réseau par l’électricité.

Un plaisir fou

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On comprend donc l’imbrication des chaînes productives et l’interdépendance des bâtiments à construire. Par ailleurs, votre hub de départ s’étoffera de constructions additionnelles une fois le point d’étape – caractérisé par un certain nombre de réussites/réalisations – achevé. À terme, la chaîne sera fluide, interconnectée et quasi autonome. Quand on pense que le titre est conçu comme un projet au long cours, que de nombreux véhicules, bâtiments et améliorations viendront enrichir notre expérience de jeu, le plaisir est à son comble. La joie, que dis-je, le bonheur, de se dire qu’on a pensé à tout pour faire fonctionner à merveille notre installation de base invite à creuser plus avant les mécaniques de développement à disposition. On y revient, on y repense, on en reveut. Comme attendu enfin, la bande-son alternant bruits flippants de bestioles inconnues qui passent non loin de votre camp et musique chill synthwave bien propre, fait son effet. Le projet de Coffee Stain Studios à qui l’on doit notamment Goat Simulator, allie à merveille ambition et plaisir de jouer.

Un projet bien ficelé

J'ai personnellement adoré Subnautica. Je corrige. J'ai flippé grandement sur Subnautica mais j'ai adoré le résultat. Ici, le projet est similaire. Les bases sont saines, prometteuses et dès les premier contact intrigantes. Si l'on donne une chance au titre, on se retrouve propulsé dans un univers fascinant, fait d'imbrications et de corrélations passionnantes. Le message d'accueil indiquant que les développeurs se donnent le droit d'observer la manière de jouer des participants à cette version anticipée nous pousse à croire qu'une attention soutenue sera accordée à nos retours et impressions. C'est tout ce que l'on demande. Le titre est bien pensé, bien structuré et mobilise directement vos talents d'imagination. Un vrai plaisir donc.

Penderflash

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

A propos de notre notation

La note Bamboo
Actugaming Panda
Satisfactory
Satisfactory