Aperçu : Dead in Vinland – Le concept de Dead in Bermuda en mieux

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En attendant sa sortie officielle prévue le 12 avril 2018, nous vous donnons un premier avis sur Dead in Vinland, un jeu de gestion/survie indépendant développé par les français de chez CCCP. Si vous avez déjà joué à Dead in Bermuda (sorti en 2015 sur PC), vous ne serez pas totalement dépaysé puisque nous sommes face au même genre avec, toutefois, un autre univers et quelques nouveautés.

Nous avions eu l’occasion d’essayer Dead in Vinland pour la première fois lors de la gamescom 2017, et autant dire qu’il nous avait taper dans l’œil aux côtés d’autres titres édités par Playdius comme Pankapu par exemple. Difficile de pleinement profiter d’un titre de ce calibre dans ces conditions, mais cette fois-ci, nous avons enfin pu mettre la main sur le soft (en version bêta avec uniquement des textes en anglais) en y jouant la tête bien posée.

Après Lost, Vikings

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Histoire d’avoir toutes les clefs en main, je me suis refait Dead in Bermuda peu avant de m’attaquer à Dead in Vinland afin de me remettre dans le bain et bien observer les évolutions entre les deux puisque nous sommes face au même genre de jeu, à savoir de la gestion/survie à la Robinson Crusoé. Dans le premier, on accompagnait une troupe de rescapés qui s’était échouée sur une île après le crash d’un avion. Difficile de ne pas faire le parallèle avec la série Lost surtout que les développeurs ont laissé pas mal de mystères non résolus, cependant les explications doivent normalement nous être fournis dans chaque opus estampillé « Dead in ».

Pour Dead in Vinland, le décor change totalement puisque l’on se retrouve dans une époque plus lointaine dans le passé et que l’on peut associer à une autre série du moment : Vikings. Après avoir été attaqués et forcés de quitter précipitamment leur foyer, Eirik et sa famille (sa femme, sa fille et sa belle-sœur) font naufrage sur une île. Ils tentent ainsi de refaire leur vie sur cette terre inconnue en commençant tout d’abord par survivre, et autant dire que les besoins en eau et en nourriture ne seront pas leurs seuls problèmes. La présence de Björn par exemple, un tyran qui gère l’île d’une main de fer et qui demande des tribus à nos protagonistes pour avoir le droit de rester en vie sur son territoire.

Contrairement à Dead in Bermuda où l’on démarre avec un groupe de personnes aux caractères différents, on commence de prime abord avec un effectif réduit. Pour recruter d’autres personnages, il faudra passer par la case exploration. Ce système permet de se prendre au jeu bien plus en douceur étant donné que l’apport de nouveaux personnages enrichit l’univers et les interactions sur la durée. Toutefois, nous n’avons pas encore pu pleinement analyser l’impact concernant les choix de dialogues très peu nombreux à ce stade malgré le recrutement de deux nouveaux compagnons.

Etant donné que les personnages partagent des niveaux d’affection, le début des relations est surtout marqué par des dialogues scriptés augmentant ou dégradant la sympathie des uns envers les autres. Dans l’ensemble, le titre nous donne envie de dévoiler les secrets de chaque personnage ou bien de savoir comment les relations de certains vont évoluer. Pourquoi Eirik a été attaqué sur sa terre natale ? Jusqu’où ira la jalousie de Moira envers sa sœur ? Il y a un petit côté « Les feux de l’amour » dans le jeu qui nous tient en haleine.

Des mécaniques de jeu bien plus équilibrées et maîtrisées

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Il y a beaucoup de choses qui étaient vraiment frustrantes dans Dead in Bermuda, à commencer par la difficulté, soit trop facile, soit trop difficile selon le mode privilégié. Du moins pour voir le bout de l’intrigue, il fallait sans cesse recommencer du début pour bien maîtriser les aspects de la survie et on était rapidement en période de stress pour ne pas que nos survivants meurent de soif, de faim, de fatigue ou de dépression.

Avec trois niveaux de difficulté et un mode sans checkpoint, Dead in Vinland est bien plus équilibré à ce niveau-là. En tout cas, le mode normal est bien moins frustrant. La licence est toujours aussi exigeante en terme de gestion et de survie, mais les mécaniques de jeu sont amenées plus en douceur et la difficulté s’accroît graduellement avec l’apport de nouveaux habitants et avec la progression dans le scénario. Ce qui se traduit par plus de paramètres à gérer et plus de ressources à allouer au fil du temps.

Pour le reste, on retrouve le gameplay propre au genre avec la répartition des tâches en fonction des forces des personnages (illustrées par différentes statistiques extrêmement variées) avant de passer au tour suivant correspondant aux différents moments de la journée. Le matin et l’après-midi pour le travail puis le soir où l’eau et la nourriture sont répartis avant de dormir pour reprendre de plus belle le lendemain.

Explorer l’île et développer son camp avec de nouvelles constructions sont les deux paramètres principaux pour avancer dans le jeu. Toutefois, vous devez surtout surveiller constamment l’état des habitants ainsi que vos besoins vitaux que sont le feu et l’eau. Il faut sans cesse raviver le feu avec du bois étant donné qu’énormément d’événements font baisser son intensité comme le fait de faire bouillir de l’eau croupie pour créer de l’eau potable. Si vous surmenez trop Eirik et les autres : la fatigue, la dépression, la faim, la soif, les blessures, la maladie… peuvent drastiquement réduire leurs productivités, voire entraîner la mort dans le pire des cas. Et tout ça sans oublier les tribus qui peuvent faire mal à certains timing.

Un côté RPG plus prononcé

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Entre les deux titres, la plus grosse nouveauté est sans conteste les combats qui ont un impact différent de ce que l’on aurait pu espérer. En tant que tels, les affrontements n’ont rien d’extraordinaire. Nous sommes devant du tour par tour classique, les combattants ont des rôles bien définis (tank, attaquant en mêlée, archer…), des compétences de buffs et de debuffs dans le but d’infliger le plus de dégâts ou de protéger au mieux leurs alliés. Ces joutes se déclenchent aléatoirement pendant l’exploration de l’île et contrairement à ce que j’ai pu penser pendant l’annonce de cet élément, ils participent intégralement aux mécaniques de gestion et de survie.

Les dégâts que vous prenez peuvent vous infliger des blessures graves qu’il faudra soigner au camp ou pire encore, des traits temporaires qui pourront vous handicaper pendant plusieurs jours. En contrepartie, après une victoire vous gagnez énormément de ressources et d’objets indispensables qui ne seront clairement pas de refus. Bref, une nouveauté parfaitement intégrée qui ne fait pas qu’ajouter un peu plus de dynamisme. Les niveaux que l’on gagne grâce à l’expérience accumulée en effectuant différentes tâches seront le théâtre de choix cornéliens entre plusieurs nouveaux traits. Les combats divisent encore plus vos marges de manœuvre mais vous obligent à bien réfléchir à ce que vous privilégiez pour chaque personnage (combat ou production ? Récolte ou exploration ? Intelligence ou force ? ect).

Dead in Vinland est aussi bien mieux dans sa forme. Tout d’abord l’ergonomie est plus agréable et intuitif sur énormément de points. On pense notamment aux déplacements entres les différents endroits du camp et l’ajout d’un déroulant sur la gauche avec tous les personnages pour les placer facilement n’importe où. Je ne sais pas si cela est dû à l’effet Viking, mais le chara design ainsi que les décors sont bien plus agréables à l’œil que dans Dead in Bermuda. Les musiques sont également dans le ton de cet univers et sont vraiment de très bonne facture. On peut profiter de la voix anglaise d’Eirik dans la cinématique d’introduction, mais on est tout de même un peu déçu de ne pas entendre la voix de chaque personnage en jeu. Bien entendu, jeu indépendant oblige, on ne peut que s’y attendre, malgré tout on aurait bien aimé écouter Eustache avec un accent français bien gras.

Dead in Vinland s’annonce excellent, les aspects gestion et survie sont bien mieux maîtrisés que dans Dead In Bermuda qui était déjà bon dans l’ensemble, mais un peu frustrant dans sa progression. En tout cas, les débuts sont bien plus satisfaisants et la difficulté reste, mais est amené plus en douceur histoire de bien s’y acclimater sans devoir recommencer plusieurs fois une partie. L’univers Viking semble avoir aussi bien plus inspiré les développeurs, et cela se ressent dans l’ambiance général du titre. On attend cependant d’en voir un peu plus concernant les choix de dialogues et leurs impacts sans oublier d’observer ce qu’il a dans le ventre en allant plus loin.

L'avis de l'auteur

Je me suis bien plus amusé avec Dead in Vinland qu'avec Metal Gear Survive (que je trouve correct mais sans plus), un autre jeu de gestion/survie que j'ai récemment pu essayer. Le jeu est tellement addictif que l'on ne voit pas le temps passer, d'ailleurs j'ai dû me forcer à arrêter pour écrire cette preview.

Haseo

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

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