Aperçu Knockout City – Quand le jeu compétitif fait de la balle au prisonnier

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Electronic Arts et Velan Studio viennent tout juste d’annoncer Knockout City, un nouveau jeu compétitif faisant partie de la gamme EA Originals. Ces jeux développés par des studios indépendants nous ont donné de belles surprises comme Unravel ou encore A Way Out. Dans le lot, nous avons aussi eu droit à un autre jeu multijoueur compétitif (ou jeu service) : Rocket Arena. Malgré un gameplay original et accrocheur, il n’avait pas réussi à convaincre les foules pour bon nombre de raisons et a vite baissé ses prix au cours des mois qui ont suivi son lancement.

Knockout City semble prendre un chemin à la fois similaire et différent car des leçons ont sans doute pu être tirées. Nous avons pu tester le titre à l’occasion d’un événement organisé par le studio et l’éditeur, et voici ce que l’on retient.

Du Kart à la balle au prisonnier

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Si vous ne connaissez pas le studio Newyorkais, sachez qu’il a développé un gros titre de Nintendo assez récent et novateur, Mario Kart Live : Home Circuit. Il s’agit d’une équipe de 85 personnes qui comprend de nombreux vétérans de l’industrie et qui ont le désir de percer dans le domaine des jeux-service avec Knockout City. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il tient un concept original bien qu’ironiquement il s’inspire d’un jeu vieux comme le monde, à savoir la balle au prisonnier.

Knockout est le nom de la ville fictive où l’on est plongé. Un monde sans armes où les conflits se résolvent à coups de balles bien placées, toutefois d’après ce que l’on a pu voir, le lore est très limité pour le moment. On comprend vite qu’après avoir réussi dans le domaine des FPS compétitifs avec Apex Legends, Electronic Arts veut toujours son Fortnite. Avant de fuir en lisant cette comparaison facile, il faut rendre hommage au travail des développeurs qui ont donné vie à un gameplay réellement original et qui possède de vraies qualités.

Velan Studio a même créé un nouveau langage de programmation pour qu’il soit sans faille. Dans cette démo, nous avons pu prendre en main trois modes de jeu : Team Ko (un Deathmatch classique), Diamond Rush (où l’on doit ramasser le plus de diamants avant la fin du temps imparti en frappant les adversaires), et Ball-Up Brawl. Contrairement aux autres qui voient s’affronter deux équipes de trois joueurs, le dernier propose un 4vs4 assez particulier où les coéquipiers font office de ballons.

Reflexes, malice et jeu d’équipe

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Les contrôles sont assez simples et nous sommes devant le schéma du « facile à prendre en main mais difficile à maîtriser ». On évolue dans des environnements urbains futuristes (avec 5 cartes au total pour le moment + un lobby qui peut aussi servir de planque pour votre « Crew ») à la troisième personne. Le but est de frapper vos adversaires avec des balles que l’on peut ramasser un peu partout (sauf pour le mode 4vs4 évoqué). Comme le jeu de cours de récré dont il est inspiré, il est possible de récupérer un projectile qui vous est destiné pour le renvoyer à votre adversaire et ainsi de suite.

La balle gagne ainsi en vitesse et en puissance à mesure qu’on la renvoie. Ici, pas de champions ou de héros avec des capacités uniques, tous les personnages disposent des mêmes compétences. Le terrain de jeu propose néanmoins jusqu’à six balles différentes octroyant des effets variés comme celle qui peut enfermer un ennemi dans une cage pendant un petit moment (et que l’on peut envoyer valdinguer dans le vide) ou encore celle qui influe sur la gravité.

D’après nos petites heures passées dessus, cela fonctionne plutôt bien avec des joutes qui se basent sur une observation de son environnement, le sens du timing et le jeu d’équipe. On peut dasher sur les adversaires si l’on manque de balles, sauter, planer, et même faire des passes pour donner une « super charge » aux projectiles. Le mode « Ball-Up Brawl » était sans doute le plus intéressant des trois puisqu’il propose du 4vs4 sans balle sur le terrain. Les joueurs doivent eux-mêmes se mettre en boule pour donner des munitions aux coéquipiers et bombarder, ensemble, de préférence, pour une efficacité accrue.

Après quelques passes et échanges manqués, on prend très rapidement le coup le main. L’enchaînement « je rattrape la balle pour la renvoyer ensuite » est simple mais diablement accrocheur. On doit alors parer au bon moment pour récupérer un projectile que l’on nous envoie sous peine d’être mis KO et tenter une relance pour venir à bout de son opposant. On peut alors renvoyer la balle rapidement pour déstabiliser l’adversaire qui ne s’attendait pas forcément à ce que l’on rattrape la balle ou la charger pour donner un coup plus puissant. Ce sens du timing accorde une saveur particulière à notre face à face en procurant des sensations particulièrement grisantes lors des enchaînements réussis.

Modèle économique et bêta ouverte

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Même si on peut éventuellement lui reprocher un manque d’interactions avec le décor, le gameplay est accrocheur et innovant d’autant qu’il profite d’une physique impeccable et d’une fluidité indéfectible. Malheureusement, Knockout City tombe dans les travers de ces jeux multijoueur voulant copier le style de Fortnite. Son évocation n’était pas anodine et on retrouve ainsi une direction artistique sans âme avec un style cartoonesque déjà vu et revu.

Le look du jeu est néanmoins pétillant et coloré pour coller aux nombreux cosmétiques du même acabit qu’il propose afin de personnaliser son avatar, en plus des options basiques de création. Les développeurs ont d’ailleurs précisé que la monétisation se basera là-dessus afin d’écarter tout soupçon de « pay to win ».

Il faut savoir que le titre sera accessible gratuitement à sa sortie le 21 mai prochain avec tout le contenu disponible durant une période limitée, il vous sera ensuite proposé de continuer l’aventure en déboursant 19,99€. On précise qu‘il ne s’agit pas d’un Free to Play. Comme pour Rocket Arena, il faut bien avouer que le grand public pourra encore être confus face à ce modèle. Vous aurez également accès à une bêta ouverte le 20 février prochain.

Knockout City sortira sur PC, PS4, Xbox One, et Switch. Il sera rétrocompatible sur PS5 et Xbox Séries et incorporera du cross-play et du cross-progression.

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Knockout City remet admirablement au goût du jour la balle au prisonnier grâce à un gameplay accrocheur et assez bien pensé. Si les futurs modes de jeu sont aussi originaux que celui en 4vs4 que nous avons pu essayer, il peut largement se démarquer à ce niveau. Malheureusement, on ne peut s'empêcher de penser qu'il pourrait suivre le même chemin qu'un Rocket Arena à cause d'un modèle confus (un jeu multijoueur habillé comme un free to play sans en être un). Malgré un look assez générique, le potentiel est là mais la question sera de savoir si le public suivra.

Haseo
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