Aperçu Baldur’s Gate 3 – Le retour du messie ?

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1998, Black Isle studio sort ce qui sera pendant de nombreuses années l’un des plus grands jalons du jeu de rôle sur ordinateur, Baldur’s Gate. Un jeu se basant sur les règles officielles de Donjons et Dragons, proposant une liberté d’action comme jamais vu auparavant. Après une excellente suite, ce fut des années de silence. Mais cela a changé, avec l’annonce de Baldur’s Gate 3, réalisé par ce qui est aujourd’hui le plus bel héritier de cette tranche du jeu de rôle virtuel, les Belges de Larian Studios.

Après une première annonce effectuée via Google et son Stadia notamment, l’early access de Baldur’s Gate 3 est disponible. Tout comme précédemment pour Divinity : Original Sin 2, ancienne production du studio, la mise en place d’un accès anticipé d’un tel jeu est à la fois là pour aider à la fin du développement, mais aussi pour développer un véritable dialogue entre la communauté et l’équipe de développement, qui va pouvoir changer différents aspects, ajouter de nouvelles fonctionnalités, mais aussi avoir des statistiques de jeu afin de par exemple moduler la difficulté au besoin.

Il faut savoir que nous avons pour le moment jouer à une dizaine d’heures de jeu, où nous avons dû créer différents personnages entre différentes versions corrigées, des versions du jeu moins finies de ce que vous aurez entre les mains. L’équipe du jeu a été tout de même très réactive afin de mettre à jour nos versions à plusieurs reprises, prouvant leur volonté de proposer quelque chose le plus propre possible.

Mais qu’est-ce que Baldur’s Gate ?

Baldur's Gate 3

Baldur’s Gate historiquement fait partie du décor de campagne des Royaumes oubliés, rentrant donc dans l’univers de Donjons et Dragons. Les Royaumes oubliés est l’un des décors de campagne les plus importants de l’univers, qui sera utilisé dans de nombreux jeux par la suite. L’ensemble offre ainsi ses propres continents, religions ainsi que tout un background qui est développé depuis les années 80.

Il faut savoir qu’à partir du moment où vous avez joué à un jeu estampillé Donjons et Dragons, il y a beaucoup de chance que celui-ci prenne place dans les Royaumes oubliés, comme la série Neverwinter Night. Bien entendu, ne vous en faites pas, vous n’aurez pas besoin de connaître sur le bout des doigts les Royaumes oubliés pour profiter de Baldur’s Gate 3. Ni même la série en réalité, car cette aventure prend place des centaines d’années après les événements des deux premiers jeux, vous permettant donc de commencer sur un pied d’égalité avec tout le monde.

La grosse différence, qui amorce un sacré changement pour les fans absolus de la série, c’est d’un côté le changement d’équipe en charge du projet, ainsi que l’évolution du système même de règles ! Car oui Baldur’s Gate premier et deuxième du nom se basaient sur les règles de la seconde version du jeu de rôle culte alors que Baldur’s Gate 3 utilise lui, de façon tout à fait logique, les règles de Donjons et Dragons 5e édition, celle que vous pouvez trouver actuellement un peu partout.

Le programme de l’early access

baldur's Gate III

La grosse question que l’on était en droit de se poser est bien entendu le contenu de cet early access. Et encore une fois, Larian ne s’est pas moqué de vous en proposant tout d’abord une durée de vie de 20-25 heures par run. Car oui, on vous voit, les gros amateurs de RPG, à vouloir tester l’ensemble des classes et races du jeu. Cela tombe bien car on retrouvera un beau petit package pour débuter le jeu :

  • Clerc
  • Guerrier
  • Rôdeur
  • Roublard
  • Démoniste
  • Magicien

Chaque classe propose de plus différentes sous-classes. Au niveau des races, voici le programme actuel :

  • Humains
  • Githyankis
  • Elfes
  • Drows
  • Demi-elfes
  • Nains
  • Halfelins
  • Tieffelins

Votre aventure débutera donc par la création de votre personnage, qui nous rappellera ce que l’on a pu voir du côté de Divinity : OS2. Suite à la création de notre personnage, on se retrouve plongé dans le jeu, sur le vaisseau des flagelleurs mentaux. Comme vous le savez déjà, notre personnage commence en tant qu’infecté de ces monstres chtulhuesques, avec donc quelques troubles et une durée de vie limitée sur sa tête.

Suite à l’invasion du vaisseau par des diablotins ou encore des dragons, vous vous retrouvez sur une plage, avec comme premier objectif : trouver un guérisseur pour sauver votre peau. Bien entendu, vous aurez l’occasion de faire de nombreuses rencontres, que ce soit autant des futurs membres de votre équipe tout comme des personnages haut en couleurs.

Qui aime parler aime frapper

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S’il est trop tôt pour parler de l’aspect scénaristique de ce Baldur’s Gate 3, étant donné que nous n’avons joué qu’au premier acte, nous pouvons tout d’abord vous dire que, tout comme pour les autres productions de Larian, l’écriture est d’ores et déjà une grande force du titre. Les dialogues sont très bien amenés, souvent très réussis, et on sent ici, que si l’équipe s’est retenue un poil plus de mettre des blagues partout, il nous a semblé qu’il y avait également moins de longues phases de dialogues.

Là aussi, on retrouve quelque chose que l’on avait déjà dans Baldur’s Gate 1 et 2, cette proposition de raconter une histoire dense, mais tout en n’étant pas non plus trop bavard. Le jeu donne à voir une évolution de son système de dialogue, proposant de gros plans de chacun des protagoniste parlant. L’interface change, ainsi que les différentes possibilités. Si on retrouve les choix de dialogues classiques, on a plusieurs boutons en bas à gauche : commercer, attaquer ou encore utiliser un autre personnage.

C’est quelque chose de très bien pensé car il sera ainsi possible d’un coup d’attaquer votre interlocuteur qui vous a un poil soûlé. Et c’est là que Larian a bien compris à quoi il avait ici affaire, une adaptation vidéoludique d’un jeu de rôle.

Un véritable jeu de rôle virtuel

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A commencer par la gestion de l’ensemble des interactions demandant un jet de compétence. Persuasion, charisme, intimidation, adresse… Tout est ici régit par un lancer de dé 20, et c’est pour le coup quelque chose de très grisant !

On se plaît à véritablement tenter des choses, comme persuader un gobelins de baisser son prix, ou bien essayer de se contrôler davantage. Car oui, le parasite à l’intérieur de vous pourra également être par moments un véritable malus et vous devrez lutter contre lui, notamment si vous vous retrouvez face à des flagelleurs mentaux tentant de prendre le contrôle de votre personne. Il en sera de même dans vos discussion avec les différents personnages, que vous soutiendrez ou non et qui approuveront ou non vos décisions.

Le système de combat a d’ailleurs également été pas mal modifié, notamment par rapport à Divinity Original Sin 2. C’était une des principales craintes des joueurs, de se retrouver face à une version simplement thématisée Baldur’s Gate d’un Divinity. Pour cela, Larian a réussi à leur donner tort, en changeant de fond en comble le système de jeu.

Car en dehors du système de tour par tour, c’est un peu tout ce que l’on retrouve en commun. En effet, un tour de jeu vous proposera d’utiliser plusieurs choses : une jauge de déplacement, un point d’action principal et un point d’action bonus. Comme vous vous en doutez, les actions, attaques et sorts n’utilisent pas les mêmes choses, et il faudra donc bien penser en amont son tour de jeu.

Il sera par exemple possible de sauter par dessus les flammes, pour ensuite se déplacer pour attaquer un gobelin ennemi. Mais cela dépend encore une fois du jet de dé ! Si celui des dialogues est montré et totalement visible, celui que l’on retrouve dans les combats n’est pas montré. Il suffit néanmoins de faire un tour dans l’inventaire pour voir que votre arme propose 1d6 de dégâts, mais à condition de réussir votre attaque.

Il n’est donc pas rare par exemple de voir votre mage louper son sort de glace alors qu’il se retrouve en face de l’adversaire, au point où son échec critique le fait lui trébucher et tomber. Très clairement, ce genre d’action et de tour de jeu, c’est ce que tout les rolistes pourraient vous raconter de leur campagne.

Le bonheur de l’aléatoire

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Baldur’s Gate 3 se basant entièrement sur de l’aléatoire et du lancer de dé, il peut être totalement possible de refaire 3-4-5 fois le même affrontement et qu’il ne se passe rien de semblable. Nous nous sommes retrouvés par exemple dans un village contre trois gobelins où la première fois, nous avons reçu des projectiles de feu éliminant une partie du groupe, et une seconde fois, c’est carrément un des gobelins qui est allé chercher 3 ogres pour qu’ils nous massacrent à coup de pierre.

Et on pourra également parler des passages d’un niveau à l’autre, où le jeu prend le parti de ne pas proposer de décisionnel concernant l’augmentation ou non des statistiques, mais plutôt des améliorations automatiques, avec par contre des choix de sous-classes, ou bien de nouveaux sorts à obtenir et choisir quels sorts seront dans votre grimoire pour ce niveau-là.

Encore une fois, quelque chose de très cohérent dans cette vision de faire du jeu de rôle respectant ce que l’on retrouve dans une campagne de Donjons et Dragons. On pourra ainsi avoir un guerrier qui pourra devenir maître de guerre, avec des aptitudes spéciales, ou bien devenir chevalier occulte et apprendre quelques petits sorts qui pourront être bien utiles !

On vous conseille d’ailleurs de prendre le temps de vous amuser à tester l’ensemble des classes, sous-classes, sorts, possibilités qui s’offrent à vous au niveau du jeu tant le gameplay évolue, se modifie, et crée des choses très amusantes. Il est par exemple possible qu’un premier personnage invoque de la pluie, puis que l’autre lance un rayon de givre, faisant geler l’entièreté de la zone.

Une progression qui sait rythmer son récit

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Comme nous vous le disions, nous n’allons pas parler spécifiquement du scénario du titre car seulement le premier acte de l’aventure a été révélé. Tout ce que nous vous dirons, c’est que vous ne passerez pas une minute sans qu’il ne se passe pas quelque chose. Et en cela, le jeu fait déjà très fort.

Que ce soit par son introduction sur le vaisseau des flagelleurs, la découverte de la première zone de jeu ou encore l’arrivée dans ce village contrôlé par des druides, le jeu émerveille à la fois par son ambiance, son univers, mais aussi ses événements. La volonté d’ailleurs du jeu est de fonctionner principalement autour de sa quête principale, en comparaison du premier acte de Divinity Original Sin 2 qui fonctionnait sur le principe de vous donner une zone avec de nombreuses quêtes permettant ensuite de lancer l’histoire.

Ici, on suit l’intrigue, et ce sont les différentes rencontres qui vont ensuite impliquer la possible arrivée d’une quête secondaire. Cela donne une impression de quelque chose d’un peu plus organique, et vraiment plaisant. Ah oui, et bien entendu, faites attention à ce que vous faites ! Une mauvaise décision pourrait vous coûter très cher, et ici, les conséquences peuvent être beaucoup plus importantes que simplement votre survie. Il est ainsi possible par exemple en un ou deux mauvais choix de condamner toute une population. Eh oui !

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Sur ces grosses premières heures de jeu proposées par Larian Studio, Baldur's Gate 3 arrive déjà au-delà de nos attentes. Plus qu'une simple thématisation à la sauce Donjons et Dragons de Divinity, c'est toute la liberté d'un jeu de rôle papier que l'on retrouve ici. Que ce soit via les petites actions comme la possibilité de sauter, ou bien de tenter quasiment tout ce que l'on pourrait imaginer et nous n'avons qu'une seule envie : refaire ce premier acte en boucle en attendant la suite !

Antoinerp
Note du panda
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