Origin Story #7 : Donkey Kong, le roi de la jungle !

Féru de bananes, très colérique mais toujours partant pour partir à l’aventure, le « singe idiot », littéralement Donkey Kong fait partie des aînés de Nintendo. Avec la sortie le 4 mai prochain de Donkey Kong Country Tropical Freeze sur Switch, il était donc tout naturel de consacrer un épisode sur ce héros attachant et atypique.

Si vous vous souvenez de l’Origin Story sur Mario (que vous pouvez retrouver ici), vous savez probablement que le célèbre gorille et la mascotte internationale de Big N sont étroitement liés. Et pour cause : leurs origines convergent sur un seul et même jeu paru en 1981 sur borne d’arcade : Donkey Kong !

Jouer aux bornes d’arcade peut rendre sourd !

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Si vous ne connaissez pas encore la petite histoire entourant ce jeu mythique, il faut savoir que tout commence avec un projet raté de Nintendo : Radar Scope ! Ce shooter un peu sommaire fut pensé pour investir les États-Unis, mais faute d’éléments convaincants et notamment d’une défaillance technique provoquant des sonorités atroces pour les oreilles, ce dernier fut stoppé, laissant plusieurs milliers de bornes aux bras du constructeur nippon.

C’est alors que la firme nomma un chef de projet, un certain Shigeru Miyamoto, afin de corriger ce problème et ainsi reprendre la conquête de l’Amérique. Le jeune développeur n’y alla pas par quatre chemins : il fallait recréer un tout nouveau jeu, et ce futur titre sera un jeu « Popeye ». Non, vous ne rêvez pas !

Tout comme dans les célèbres aventures animées du marin féru d’épinards, Popeye devait aller secourir Olive des griffes de Brutus. Le jeu devait donc s’inspirer des épisodes afin de créer quelque chose de fun qui puisse parler aux jeunes américains. Le studio n’ayant pas obtenu les droits d’adaptation (pour le meilleur ou pour le prie, à vous de choisir), Miyamoto dut se résigner et décida alors de créer des héros originaux : ainsi furent nés Donkey Kong, Pauline et Jumpman, qui allait bientôt devenir Mario ! L’inspiration la plus évidente pour la création du gorille fut sans conteste le film King Kong, même si le créateur a avoué s’être également inspiré de La Belle et la Bête.

Dans l’histoire du jeu Donkey Kong de 1981, le célèbre gorille y est décrit comme étant l’animal de compagnie de Jumpman !

Donkey Kong apparaît alors dans un jeu vidéo en tant qu’antagoniste principal. Bien que court, ce rôle marquera tout de même le début d’une longue et grande carrière. Après un Donkey Kong 2 et 3, où le gorille n’opère que des seconds rôles, il faudra attendre plus de dix ans avant de pouvoir le voir héros de son propre jeu, et surtout de pouvoir le contrôler avec l’excellent Donkey Kong Country.

Ce dernier débarqua sur Super Nes en 1994 et conquis le cœur des joueurs avec des graphismes sublimes pour une console 16-bits, une bande-son remarquable et une aventure rafraîchissante et dépaysante à la fois. C’est cet opus qui propulsa Donkey Kong au rang de star de Nintendo, bien que les épisodes suivants mirent en scène Diddy et le reste de la famille Kong. Donkey Kong 64, sorti en 1999, enfonça encore le clou de sa popularité et fit connaître le gorille aux quatre coins du globe.

Un parcours en demi-teinte !

Origin Story #7 : Donkey Kong, le roi de la jungle !

Depuis le succès colossal de Donkey Kong Country sur Super Nes, chaque famille de console de Nintendo s’est vue gratifiée d’un opus de la licence. Super Nes, GameBoy, Nintendo 64, Gamecube, Wii, Wii U et prochainement la Switch avec le futur remaster, notre célèbre héros est passé partout, mais pas forcément avec la formule qu’on lui connaît.

En effet, il faut bien avouer que pour Nintendo, la licence Donkey Kong est un peu expérimentale, et permet au constructeur de tenter des titres différents, avec des mécaniques de gameplay tout aussi variées. Si tout le monde est d’accord pour dire que l’appellation « Country » représente les titres principaux de la saga, et donc les meilleurs, cet amour ne se retrouve pas sur les autres jeux, comme Jungle Climbers sur DS ou encore Jungle Beat sur Gamecube.

Donkey Kong est donc ce héros que nous aimons tous, mais qui suit tellement de chemins parallèles à la fois qu’il en devient difficile de le suivre. Il faut dire qu’étant considéré depuis ses débuts comme le principal rival de Mario, ce dernier a lui aussi tenté des expériences annexes. Combien se souviennent des moments endiablés provoqués par Donkey Konga sur Gamecube, ou encore de ce frisson lorsque, perplexes, nous posions après plus de quinze ans nos mains sur le retour de la série Country sur Wii ?

Toujours selon Miyamoto, le Donkey Kong de l’épisode Country serait en fait le petit fils de l’épisode Arcade de 1981. En d’autres termes, l’antagoniste du tout premier épisode serait Cranky Kong !

Bien que disparate, Donkey est un personnage qui nous aura accompagné, tout au long de notre parcours de joueurs, et qui tente encore aujourd’hui de briller du mieux qu’il peut. Une chose est sûre, c’est que Nintendo a prouvé que son univers était assez enrichi pour proposer des jeux de qualité, beaux et bons à la fois, avec des personnages attachants et mémorables.

Des jeux, certes, mais pas que. Je vous rassure, je n’oublie pas le souvenir de celles et ceux nés dans les années 90, qui ont également connu le célèbre membre de la famille Kong dans l’émission DKTV, dans laquelle notre héros poilu nous présentait, entre deux sketchs, des séries d’époque comme Parker Lewis ou encore Hartley Cœur à Vif. D’accord, ce n’est pas du jeu vidéo, mais ça fait toujours plaisir de se remémorer des souvenirs de ce genre.

Donkey Kong est donc bien plus qu’un « singe stupide », malgré ce qu’évoque son nom. C’est un héros « made in Nintendo » comme nous les aimons, et comme beaucoup d’autres héros de la firme japonaise, il est de ceux qui sont là depuis assez longtemps pour ne plus se permettre de quitter le navire. Au début simple boss à abattre, il est passé très rapidement à héros au grand cœur, certes colérique mais toujours partant pour défendre son île et amasser un maximum de bananes. Plus concrètement, il a surtout permis à Nintendo de se diriger vers des terres inexplorées, afin de trouver des mécaniques toujours plus fun et plaisantes à jouer. Le manque d’émotions humaines de Donkey Kong fait de lui un héros auquel on a du mal à s’attacher en général, puisque l’on s’en détache facilement. Pourtant, il a su au fil des années rester dans une mouvance propre à sa licence, et c’est déjà avec une énorme impatience que nous attendons un tout nouvel opus. Peut-être plus tôt que nous le pensons, qui sait ?

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