Nos ressentis sur l’année 2017 : L’avis de Toothpick

2017 fût grand, 2017 fût beau, mais 2017 s'achève. Alors je fais mon bilan dans lequel je ne dis même pas de mal sur Breath of the Wild !

Quel grand cru que cette année 2017. Les japonais nous font à nouveau rêver avec de grands jeux, Nintendo de retour au sommet avec une nouvelle console, et une lutte acharnée pour le GOTY. À jamais on se souviendra de 2017 comme de l’une des plus grandes années de l’histoire des jeux vidéo. Personnellement, il m’a été impossible de suivre le rythme haletant des sorties malgré un bon paquet de jeux finis. C’est une année faite de rendez-vous manqué et de « quand j’aurai le temps ». Outre cette petite contrariété, j’ai tout de même passé des centaines d’heures à jouer à des jeux en tout genre, allant du AAA occidental qui explose la rétine au jeu le plus indépendant imaginable. Petit best of de mon ressenti sur cette grande année, avec son lot de moment de bonheur, de gloire, de sel, de regrets et de rendez-vous manqués.

Je ponctuerai également cet article par des morceaux issus d’OST qui m’ont marqué cette année, histoire de rendre tout cela un peu plus ludique (d’ailleurs levez les yeux, vous en avez peut-être déjà bien raté une !).

Le coup d’œil, les rattrapages et les questions

Avant de parler des jeux, je me permets un petit tour d’horizon de ce qui a participé à faire de cette année de jeux vidéo une grande année. Comment ne pas tomber à genoux devant Nintendo et leur toute puissante Nintendo Switch ? Enfin toute puissante, bien évidemment je ne parle pas du hardware plus que limité de la console qui fait qu’on se tapera probablement une Switch + d’ici une grosse année, et pourtant même moi le fan de grosses cartes graphiques à 11 Go OC TRI-ACE FTW EXTREM EDITION j’ai craqué. J’ai craqué pour son concept et pour son catalogue d’exclusivités mais aussi parce que je sais que c’est la console avec laquelle je jouerai en couple et ça, ça n’a pas de prix. La stratégie de Nintendo de sortir « un gros jeu par mois » est d’une efficacité redoutable et j’espère qu’ils arriveront à tenir le rythme. En cas de coup de mou ils pourront toujours s’appuyer sur le formidable catalogue de jeux indépendants de l’eShop et de son hardware qui fait rayonner les Shovel Knight et consorts. Dans le même esprit, 2017 fût aussi une grande année pour le jeu vidéo japonais au sens large. De Nier Automata à Zelda Breath of the Wild, en passant par les Nioh, Yakuza 0, Resident Evil 7 et même Gravity Rush 2, les occidentaux et leurs modèles pay-to-win et jeux services ont pris une sacrée baffe dans la tronche. Non pas que ces derniers soient mauvais, mais clairement les joueurs du monde entier ont prouvé qu’ils attendaient plus d’un jeu que du contenu additionnel tous les trois mois et des armes violettes fluo.

Cette année fut aussi l’occasion pour moi de vivre mon deuxième E3 consécutif ! Je l’ai bien senti passer niveau budget et ce n’était peut-être pas le plus grand E3 de ces dernières années, cela dit le simple fait de pouvoir dire « Dragon Ball FighterZ ? Ah oui j’y ai déjà joué » en valait la peine. Je suis également totalement passé à côté de la grosse vague Battle Royal, me reposant sur mon fidèle Counter-Strike, Overwatch et le Fifa entre potes pour le jeu online mais maintenant que PUBG est enfin passé en 1.0 je vais pouvoir m’y essayer ! J’ai aussi profité de cette année pour rattraper mon retard sur une tonne de titres. J’ai enfin lancé Persona 4 Golden que je n’ai pas eu bien le temps d’avancer mais qui est une bien plus grosse claque que je ne le croyais. J’ai passé un joli paquet de temps sur un certain Final Fantasy XV qui aura fait couler beaucoup d’encre, mais que j’aurai à mon grand étonnement plutôt apprécié dans l’ensemble. Et surtout, j’ai enfin joué à Bloodborne, et bordel qu’est-ce que j’ai adoré ce jeu !

Des samouraïs, des bâtons et des nazis

Il y a à peine plus d’un an, je n’avais pas encore réussi à adhérer à la formule « Souls ». Pourtant une démo d’un certain Nioh avait su m’accrocher presque immédiatement. Nervosité des combats, exigence de tout instant et feeling de jeu sans égal, il m’en fallait plus et vite. Après une grosse cinquantaine d’heures de souffrance, d’apprentissage, de remise en question, je le clamais haut et fort : le GOTY est déjà là. Qu’importent ses défauts de conception, son histoire sans intérêt ou sa partie technique pas toujours fameuse, Nioh est un très grand jeu miraculé après 12 ans de développement et de reboot qui a su s’approprier une formule pour proposer sa propre expérience de jeu. J’ai hâte de me replonger dedans à l’occasion des récents DLC que j’ai fraîchement acquis !

Vient ensuite Horizon Zero Dawn, une belle aventure avec de vrais moments de bravoure et des affrontements (contre les machines uniquement) dantesques accompagnés par une superbe bande-son. Ceci étant, le titre n’intègre pas mon top 5 en raison de ses trop nombreux défauts et ses limitations parfois incompréhensibles en matière d’exploration malgré un coup de cœur pour Aloy, sorte de samouraï errante du futur. Yakuza Kiwami lui m’aura permis de revivre de la meilleure façon possible l’épisode par lequel tout a commencé. Samouraï aussi mais d’un autre genre, Kazuma Kiryu est plus que jamais un de mes héros préférés des jeux vidéo. Autre remake, celui de Wonder Boy The Dragon’s Trap par les français de Lizard Cube qui m’a mis une claque visuelle totalement dingue. Que tout le monde prennent exemple sur ces deux jeux avant de se lancer dans un remake. Un mot également pour Cryptark, excellent rogue-like très ardu mais particulièrement bien calibré.

Direction la fin de l’été pour la grosse claque graphique de l’année, le magnifique Cuphead, formidable œuvre d’art visuel, auditive et ludique. Un challenge corsé dans un merveilleux emballage que je vous interdis de manquer. L’année s’est conclue avec deux excellents jeux, radicalement opposés : Wolfenstein The New Colossus et Super Mario Odyssey. Très bon fps solo à l’écriture de haut vol pour l’un, nouvelle démonstration de maîtrise du genre de l’autre, je me serais régalé du début à la fin de l’année. Il m’est impossible de conclure cette partie sans parler de mon jeu multijoueur préféré de l’année (les vrais diront que c’est lui le GOTY 2017) : Stick Fight The Game. Pour à peine 5€, il m’a offert des dizaines d’heures de fou rire avec absolument tous mes amis et toute ma famille, les joueurs comme les non-joueurs s’y amusent comme des fous. Foncez vous procurer cette petite perle sur Steam, ça coûte moins cher qu’un paquet de M&M’s et c’est meilleur pour la santé.

Des blasters, des collants et… encore des nazis ?

Aussi formidable soit-elle, cette année aura aussi été le théâtre de grandes déceptions. En tête de liste, cet incompréhensible loupé qu’est Star Wars Battlefront 2. Jamais amusant, jamais intéressant, plus encore que son scandaleux modèle pay-to-win c’est bien le fond de jeu en lui-même qui pose problème. Entre sa campagne solo médiocre et ses maps multijoueur terriblement ennuyeuses, il n’est même pas sauvé par son formidable travail de sound design ou ses graphismes. Dans le même genre, je me réjouissais à l’idée de replonger dans un Call of Duty de la grande époque, WW II n’aura pas sur me satisfaire totalement. Loin d’être une purge, sa campagne solo se contente du strict minimum malgré quelques séquences fortes. Le multijoueur n’aura pas su m’accrocher à cause de son cruel manque d’authenticité qui relève de la pure fainéantise des développeurs. Autre déception, Shadow Of War dont je clamais n’attendre « qu’une version un peu améliorée de l’épisode précédent » pour être satisfait m’aura fait mentir. Dans l’absolu, c’est exactement ce qu’est le jeu, et pourtant quel ennui ! Impossible pour moi de passer plus d’une dizaine d’heures sur ce jeu répétitif à en mourir, où les enjeux et la narration sont une véritable insulte à l’univers de Tolkien.

L’autre titre qui m’a laissé un véritable goût amer dans la bouche c’est Marvel vs Capcom Infinite. Ce titre est un empilement de mauvais choix et de fautes de goût d’une laideur incommensurable. Sa poignée de bonnes idées est polluées en permanence par une esthétique atroce, une bande-son triste, un gameplay beaucoup trop simplifié et un manque d’intérêt global. S’il est évident que Disney n’a laissé que très peu de marge de manœuvre à Capcom pour le roaster et même probablement l’aspect artistique, il n’en reste pas moins un jeu de combat très moyen, et ça seul Capcom en est responsable. L’autre grosse licence qui déçoit un peu plus chaque année, ce qui ne l’empêchera malheureusement jamais de se vendre par millions, c’est Fifa. L’édition annuel du premier jeu de football est une véritable régression par rapport à une version 2016 déjà bien triste. Au passage, je n’ai même pas pris la peine d’essayer le dernier Mass Effect, mais il est par défaut, en toute logique, dans mon top des déceptions de l’année. Un mot également sur la prostitution permanente de Final Fantasy XV qui parasite littéralement toutes les licences du marché.

Des boules, des dieux et des cow-boys

Ultime déception, ou plutôt regret, tous ces jeux que j’ai ratés ! Le backlog s’allonge jour après jour avec des titres que j’estime comme immanquable et que pourtant je n’ai même pas eu le temps d’acheter. Nier Automata, Persona 5, Yakuza 0, Prey, Hollow Knight, Hellblade, Evil Within 2, Breath of the Wild, Pyre, Divinity 2 etc… Tous viennent s’ajouter à la liste des jeux qu’il me faut absolument faire alors que 2018 aux côtés de jeux que j’attends impatiemment. En tête, Dragon Ball FigtherZ qui s’annonce déjà comme un sérieux prétendant au titre de GOTY 2018. Pour avoir été présent dans la salle au moment de son annonce lors de la conférence Microsoft de l’E3, je me suis un court instant transformé en ces êtres hystériques insupportables qui font « wouuuuuuuh » à la moindre occasion. Impossible de contenir la hype qui m’a alors envahi. J’ai déjà précommandé le jeu, chose que je ne fais littéralement jamais, et je vais prendre le season pass comme un bon gros pigeon, chose que je ne fais pratiquement jamais également. Vient ensuite la suite du meilleur jeu à monde ouvert de la terre avec Red Dead Redemption 2. Fan hardcore de westerns, je crois que l’on ne se doute pas encore du monument que sera ce jeu. A coup sûr il sera le nouveau maître étalon du genre et nous transportera dans un univers où je passerai ma vie à (mal) imiter Clint Eastwood, seul, en caleçon devant mon écran, « Oh vous avez tort de rire« .

Entre-temps nous aurons le temps de retrouver Kratos à l’occasion d’un God of War particulièrement prometteur avec sa refonte totale de la formule de la série. Nous valdinguerons à New-York en compagnie de Spider-Man dans un jeu que j’attends avec autant de crainte que d’envie. J’ai hâte de plonger dans l’Angleterre victorienne de Vampyr et de revivre un monument de l’histoire du médium avec le remake de Shadow of the Colossus… Il paraît même que l’on pourra enfin jouer à Kingdom Hearts 3 ! Non mais vous vous rendez compte ? Le jeu du futur de 2005 ! Tiens je cracherai pas non plus sur un petit DLC pour mon Cuphead d’amour. 2018 s’annonce au moins aussi bonne que 2017, et rien que d’imaginer cette perspective fait de nous des joueurs chanceux.

Ce fut donc une belle et riche année de jeux vidéo, avec son lot de déception mais une tonne de réussite. Plus je réfléchis à ce que j’écris et plus je repense à tous ces jeux que je n’ai pas cités ici comme Tekken 7, Sonic Mania, Absolver ou même la Super Nes Mini. Il y en a eu pour tous les goûts, pour tous les âges, et je suis convaincu que l’on repensera à cette année dans 10 ans comme de l’une des plus belles que l’on ait eu l’occasion de vivre. Meilleurs vœux à tous pour cette fin d’année, et pensez à jouer à Stick Fight et à répandre l’amour du bâton autour de vous.

Bonus

T’es toujours là ? Alors ça, toi t’es un(e) vrai(e) ! Allez, je me permets une folie, voici les dix films que tu as peut-être ratés cette année et que tu seras vraiment content d’avoir vu, il y en a pour tous les goûts. Il ne s’agit aucunement d’un Top 10, mais simplement d’une liste de (bons) films qui selon moi méritent un visionnage :

  • The Lost City of Z de James Gray
  • Sans Pitié de Byun Sung-Hyun
  • Good Time de Ben et Joshua Safdie
  • Mother! De Darren Aronofsky
  • Okja de Bong Joon-ho
  • Nocturnal Animals de Tom Ford
  • Get Out de Jordan Peele
  • The Girl with all the Gifts de Colm McCarthy
  • Detroit de Kathryn Bigelow
  • Jim & Andy: The Great Beyond de Chris Smith (II)

Bisous les copains.

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Albert
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Tooth’ toujours dans l’excès. Super article !

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