Death Stranding est aussi une réaction à Trump et au Brexit

Death Stranding Hideo Kojima

Pas de politique dans mes jeux ?

Death Stranding, le nouveau jeu signé Hideo Kojima, arrive officiellement demain sur PS4. Plus la date fatidique approche et plus nous en apprenons sur les coulisses de ce titre atypique qui a déjà divisé les critiques lors de la levée de l’embargo concernant les différents test.

Il pourrait également diviser les joueurs avec les récentes déclarations rapportées par la BBC Radio 1 Newsbeat qui a pu suivre le studio durant les derniers moments du développement. On sait que certains, notamment sur les réseaux sociaux, réagissent souvent de manière virulente lorsque l’on évoque de près ou de loin un lien entre jeu vidéo et politique.

Trump et le Brexit évoqués

Dans cet entretien avec les journalistes anglais, Hideo Kojima présente Death Stranding comme une réaction à Trump et au Brexit. C’était déjà la description du titre lors des débuts, à savoir « reconnecter le monde ». En effet, Sam, le héros incarné par Norman Reedus, doit effectuer diverses livraisons dans une Amérique post-apocalyptique où la société est éclatée de toute part. Il est encore difficile de bien définir le concept sans avoir jouer, mais on sait qu’il aura pour tâche de créer des liens et des ponts entre les personnes.

Bien qu’il ne rentre pas dans les détails, Kojima exprime très clairement certaines inspirations mondialistes en évoquant Trump et le Brexit : « Grâce à internet, nous sommes plus que jamais connectés les uns les autres, ce qu’il se passe, c’est que les gens s’attaquent entre eux à cause de cette sur-connectivité ». »Le président Trump est en train de construire un mur », puis il ajoute « Et vous avez le Brexit où le Royaume-Uni tente de quitter l’Union Européenne, on a l’impression qu’il y a de nombreux murs et que les gens ne pensent qu’à eux-même dans le monde ».

Toutefois, il précise également que le soft vise surtout à combattre la solitude, un sentiment très présent chez les joueurs selon le créateur, ainsi que « l’individualisme ». Ces idées se reflètent via le gameplay où l’on doit interagir avec les autres joueurs en attribuant des likes par exemple ou en faisant émerger des structures pour aider ses frères de manette.

Précisons tout de même que ce n’est pas la première fois que Kojima utilise des thèmes contemporains pour faire réfléchir le joueur. La série Metal Gear évoquait, entre autres, la militarisation, le nucléaire, et bien d’autres sujets liés au domaine de la guerre. Malgré son engagement, il explique que le jeu ne vise pas un certain type de personne en particulier, et qu’il est là avant tout pour divertir. Pour ce dernier point, les joueurs jugeront eux-mêmes.

avatar
  S'abonner  
Me notifier des
42 Partages
Partagez
Tweetez
WhatsApp