Aperçu : Just Cause 4 – On a joué quelques heures au cœur de la tempête

De l'orage dans l'air ?

Nous avons été invités par Square Enix pour jouer aux premières heures de Just Cause 4. Nous étions directement transportés dans le feu de l’action juste après le prologue du jeu. On précise que l’on a joué à une version preview sur PC, et que l’on nous a montré toutes les capacités débloquées du grappin dans une version debug.

Just Cause toujours

Aperçu : Just Cause 4 - On a joué quelques heures au cœur de la tempête 1

C’est donc pendant un peu plus de deux heures que nous avons pu tâter de ce nouveau Just Cause très ambitieux. Tout d’abord, l’intrigue se veut un peu plus sombre qu’à l’accoutumée. Les ennemis, une organisation de mercenaires appelée »La Main Noire », ne sont plus les dictateurs caricaturaux à la Tropico dont on a l’habitude. Nous avons déjà croisé cette menace lors des précédents opus, mais cette fois-ci, nous sommes en plein cœur de leur territoire. Leur dirigeante, une femme du nom de Gabriela Morales, est présentée comme l’adversaire le plus terrible de ce bon vieux Rico Rodriguez. En outre, cette histoire le touche directement, mais nous n’en diront pas plus pour ne pas gâcher la surprise. La dangerosité de l’environnement se traduit d’ailleurs dans le gameplay. L’une des premières surprises qui sautent aux yeux est que ce Just Cause 4 est bien moins facile que Just Cause 3. La promesse d’un challenge plus corsé semble avoir été donc tenu. Il devient plus difficile de se sortir des situations les plus périlleuses même en gigotant partout. Et encore, nous n’étions qu’au tout début du jeu.

L’autre bonne surprise est la nouvelle carte que nous offre Avalanche Studios. Inspirée par la diversité environnementale de l’Amérique du Sud, elle se divise en 4 biomes distincts : déserts, plaines, forêts tropicales, et montagnes enneigées. Concernant la taille de la carte, nous sommes dans les mêmes proportions que celle de Just Cause 3 sauf que nous n’avons pas toute cette eau superflue. Cette balade au dehors dès les premières minutes a été une belle occasion de voir ce que le titre avait dans le ventre visuellement. Et on peut dire que l’on est pas déçu du résultat. Bien entendu, Just Cause n’est pas une licence réputée pour être une source de claques graphiques, et ce quatrième nous le rappelle bien. L’aliasing est quand même assez visible et certaines textures sont un peu moches (on répète qu’il s’agissait d’une version review mais on doute que cela change à la sortie). Malgré tout, il arrive à nous émerveiller à travers quelques panoramas magnifiques comme l’énorme cratère que l’on peut observer dans le désert. De vrais décors de carte postale. Là où on l’attendait par contre, c’est sur le plan technique et il ne déçoit clairement pas pour le moment. Ça reste fluide quelque soit les dégâts causés, par ailleurs les déplacements de Rico sont bien plus rapides que dans Just Cause 3 même si ce n’est pas perceptible au premier abord. La physique est irréprochable compte tenu des possibilités totalement dingues qui nous sont offertes. On attend cependant de voir si les versions consoles seront tout aussi correctes.

Le tourbillon d’un vent de folie

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Just Cause 4 est un peu l’un de ses jeux créatifs à la Little Big Planet ou à la Super Mario Maker, mais dans le domaine du TPS. Les développeurs ont clairement misé un gros paquet sur la personnalisation du grappin qui permet au joueur d’à peu près tout faire pour mettre le boxon. Le soft remet le credo de Bob le Bricoleur au goût du jour : « Peut-on le faire ? Oui on peut. » Cette phrase résume bien l’attrait de cet opus qui pousse toujours plus loin les possibilités les plus farfelues. Elles s’expriment à travers trois outils principaux (en plus du grappin que l’on connait) : le treuil qui permet d’exercer une force sur les câbles comme pour ouvrir une porte par exemple, les ballons que l’on peut attacher à n’importe quoi pour faire léviter des objets et les propulseurs permettant d’exercer une poussée. Tous ces éléments sont entièrement personnalisables via une pléthore d’options (ballons destructibles ou non, propulseurs activables sur commande, diffusion de ces derniers en continu ou qui s’éteignent après un certain temps…). Bref, il y a une tonne de combinaisons pour laisser parler votre imagination.

Cette liberté est sans conteste son gros point fort car nous pouvons nous balader partout dés le départ, et avoir rapidement accès aux améliorations du grappin via des quêtes secondaires. En revanche, il faudra pousser un peu plus la progression pour débloquer toutes les options de ce dernier. Après quelques heures, il est très facile de se faire livrer un véhicule pour tester quelques combinaisons sympathiques. Par contre, attendez-vous à du répondant en face de vous. En outre, des effets météo viendront vous compliquer encore plus la tâche. Ils apparaissent n’importe où et n’importe quand. Pour cet aperçu, nous avons eu accès à une mission scriptée où l’on avait affaire à la fameuse tornade que l’on a observé dans de nombreux trailer depuis son annonce. Sans en dire plus sur cette mission par risque de spoil, ce tourbillon de vent est, la plupart du temps, un handicap pour Rico qui est très dépendant de son parachute et de son Wingsuit. Même au sol, seuls quelques véhicules sont aptes à rouler sans se faire emporter par le vent. On attend cependant de voir ce que ça donne en dehors d’une mission, toutefois ça pimente indéniablement les situations dangereuses sans parler de ce que les joueurs pourront en tirer.

On lui met le grappin dessus ?

Après quelques heures, on comprend déjà que Just Cause 4 proposera une bonne dose de fun avec toujours plus de possibilités complètement folles. D'autre part, le terrain de jeu offert par Avalanche Studios est bien plus varié que dans Just Cause 3, mais ne vous attendez pas à de la vie à tous les coins de la map. Bien qu'il soit discutable visuellement sur quelques points, le moteur graphique est plutôt bon, et il semble très solide techniquement avec une IA plus agressive et une physique à toute épreuve. Il reste encore à voir ce qu'il donne sur consoles de salon sans oublier de s'essayer aux nouvelles combinaisons sur le long terme.

Haseo

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

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