Control Ultimate Edition : Notre avis sur la version next gen

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Le 27 août 2019, Remedy Entertainment nous laissait découvrir son dernier bébé, Control. TPS surnaturel, le titre des créateurs de Max Payne, Alan Wake ou encore Quantum Break, nous avait laissé une très bonne impression, le plaçant comme étant l’une des productions les plus réussies du studio, avec une narration aux petits oignons, un gameplay réussi et des environnements à tomber, incarnés par une Ancienne Maison littéralement vivante.

Justement apprécié, et à l’issue d’une aventure bouclée par l’intégration de deux extensions scénarisées, Control avait donc largement fait ses preuves, y compris sur consoles. Pour autant, difficile de louper le coche des machines de nouvelle génération lancées en novembre 2020 et des avantages qu’elles apportent, et c’est dans cette optique que Control Ultimate Edition a été pensé pour les détentrices et détenteurs d’une PlayStation 5 ou d’une Xbox Series.

D’abord en digital à partir du 2 février, en gardant en ligne de mire la disponibilité physique prévue le 2 mars, le titre rejoint même étonnamment le line-up des jeux du PlayStation Plus de février 2021, et nous allons rapidement voir qu’il parait dommage de passer à côté.

De retour au Bureau

Hall du secteur recherche de Control

Evidemment, on retrouve toute l’essence du jeu de base, et ce qui a fait sa réussite. Vous allez donc être à nouveau plongé à l’intérieur du Bureau Fédéral du Contrôle (FBC), théâtre de phénomènes paranormaux en tout genre et établi dans ce qu’on appelle l’Ancienne Maison. Dans la peau de Jesse Jaden, jeune femme en quête de réponses et devenue sans s’y attendre nouvelle directrice des lieux, vous devrez faire la lumière sur ces étranges événements qui ont frappé ce bâtiment aux données ultra confidentielles.

Equipé de l’Arme de service, vous ferez face au Hiss, un danger paranaturel ayant investi la quasi-totalité de l’infrastructure, qui semble altérer les propriétés des objets et des êtres vivants, dont certains se transforment même en menace armée pour notre héroïne. L’intérêt, parallèlement à la quête personnelle de Jesse, sera donc de purifier les différentes zones de l’Ancienne Maison, tout en croisant des rescapés de cette menace omniprésente. Au fil de vos expéditions, vous en apprendrez par ailleurs davantage sur les secrets que le bâtiment renferme.

En résulte toujours cette narration et ce lore cryptiques à souhait, très régulièrement alimentés par une énorme quantité de documents à récupérer, et qu’une mise en scène léchée met beaucoup en valeur. En témoigne notamment cette Ancienne Maison aux limites physiques transgressées, toujours prête à nous surprendre par ce qu’elle nous réserve.

On retrouve enfin ce gameplay, qui n’est pas en reste, héritant d’un dynamisme jouissif articulé d’un côté par l’arme aux multiples évolutions réalisables, et de l’autre par des pouvoirs paranormaux offrant de nombreuses possibilités d’enchaînements au fur et à mesure de leur déblocage. Cette alchimie nous livre encore un résultat fluide et satisfaisant, même si la difficulté ne s’avère pas toujours facile à aborder pour tous profils de joueur.

En bref, vous ne serez bien entendu pas dépaysé si vous avez connu la mouture originale de Control, et vous voilà prévenu de ce qu’il en retourne si jamais il s’agit pour vous d’une découverte. Cependant, et naturellement, ce qui attire surtout notre regard et légitimise cette Ultimate Edition sur next gen, ce sont les changements graphiques, et ceux-ci valent le coup.

L’Ancienne Maison comme neuve

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Véritablement propre sur consoles malgré un framerate verrouillé à 30 fps sur PS4 Pro et Xbox One X, le titre était carrément avant-gardiste sur PC en revêtant le costume d’ambassadeur idéal du ray tracing. Grâce à cette version « enhanced », PS5 comme Xbox Series X peuvent proposer à leur tour cette technologie bluffante mais gourmande en contrepartie. Ainsi, sur ces bécanes, nous pouvons bénéficier de deux modes graphiques pour savourer Control à un degré technique supérieur.

Premièrement, le mode Performance déverrouille la limitation à 30 fps pour arriver jusqu’à 60 fps. Vous comprendrez assez vite que dans un jeu aussi dynamique, profiter d’une telle fluidité rend l’expérience fournie par Remedy plus agréable que jamais. Cette configuration affiche également un rendu de 1440p upscalé en 4K, de quoi en même temps profiter d’une belle image.

L’autre méthode d’affichage, intitulée Graphismes, fait quant à elle plutôt la part belle à ce fameux ray tracing. Et comme nous vous le disions juste avant, cette technologie est coûteuse. C’est donc en « sacrifiant » le framerate que vous pourrez jouir d’effets de lumière et de reflets tout bonnement saisissants. Certes, on reste alors plafonné à 30 fps, mais la technologie nous offre quand même de sacrés plans et amène aussi de quoi se régaler sur le mode Photo.

Avec ces cartes en main, à vous de voir désormais si vous préférez une expérience fluide ou vous décoller la rétine, ou pourquoi pas alterner, puisque les modes sont permutables à tout moment à partir de l’écran des options. Quelque soit votre choix, il reste exécutable sur PlayStation 5, Xbox Series X, mais pas sur Xbox Series S. En effet, au sujet de cette dernière, seul le mode Performance est proposé. La console offre donc un framerate jusqu’à 60 fps, accompagné d’un rendu 900p upscalé à 1080p.

Ce qui met tout le monde d’accord, en revanche, c’est sans conteste les temps de chargement plus rapides. Histoire de comparer la PS4 Pro et la PS5, on gagne entre 20 et 30 secondes selon s’il s’agit d’une réapparition d’une mort, d’un voyage rapide, ou simplement du lancement du jeu depuis l’écran titre. Ce gain de temps favorise indéniablement le confort et continue de représenter la valeur sûre de cette nouvelle génération de consoles.

Enfin, n’oublions pas de préciser que la version PS5 supporte les fonctionnalités de la DualSense. Les vibrations amènent un petit plus sympathique avec notamment le fait qu’elles se déclenchent de gauche à droite lorsque Jesse se met à courir ou sprinter. Par ailleurs, selon la situation, elles s’activent plus ou moins intensément, apportant de l’impact à l’action. La gâchette de tir adaptative, elle, devient rigide en appliquant un « clic » à chaque tir au pistolet, ce qui fait particulièrement son effet.

L’intégralité du contenu additionnel disponible

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Control garantissait déjà une aventure assez solide en terme de durée de vie en atteignant les 25-30 heures de jeu, mais seulement si l’on veut profiter de tout ce qu’elle peut offrir, entre l’exploration de l’intégralité des salles, la récupération des collectibles, l’accomplissement des missions annexes, la personnalisation des armes ou encore la complétion de l’arbre de compétences. Cela étant, l’histoire reste faisable en 10 ou 15 heures selon le rythme mis par le joueur, d’autant plus que, sur PlayStation 5, la fonctionnalité Aide au jeu répond présent auprès des abonnés PlayStation Plus afin de vous décoincer en cas de pépin.

C’est là que l’autre avantage majeur de Control Ultimate Edition rentre en jeu : le contenu. Cette version inclut d’office les deux extensions sorties en 2020, à savoir « The Foundation » et « AWE », lesquelles rajoutent conjointement une dizaine d’heures de plus à se mettre sous la dent.

Le premier DLC vous invite à plonger davantage en profondeur des fondations de l’Ancienne Maison. Deux petites missions vous occuperont, le temps de découvrir d’autres facettes environnementales que réserve l’infrastructure, ce qui débouche sur un résultat très correct à défaut d’être emballant.

La seconde extension s’attarde quant à elle sur le fameux crossover entre Control et Alan Wake. Agrémenté de petites références à la licence phare de Remedy que les fans les plus aguerris sauront repérer, le contenu additionnel n’empêche aucunement les néophytes de profiter de son intrigue pour autant. Il introduit également la bonne idée de jouer avec la lumière, telle que ce fut le cas au sujet du soft sorti en 2010. Ainsi, on ressort globalement satisfait de ce deuxième DLC.

Control faisait déjà office de petite pépite à travers sa version originale. Avec son Ultimate Edition, il invite les joueurs à le retrouver du côté de la PS5 et de la Xbox Series X sous son plus bel apparat, sur consoles tout du moins, et accompagné de l’intégralité de son contenu additionnel. Il devient dès lors même indispensable auprès de celles et ceux qui ont pu passer à côté au cours de la génération précédente, tant l’apport lié aux performances et aux graphismes permet une découverte optimale et au vu du nombre encore restreint de titres à l’ADN véritablement new gen.

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