Call of Duty : le créateur du cheat auto-aim stoppe le développement suite à une demande d’Activision

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Les tricheurs (plus communément appelés « cheaters ») sont un véritable fléau surtout en ce qui concerne les FPS compétitifs en ligne tel que Call of Duty : Warzone. Malgré l’énorme succès du Battle Royale, le cheat devient un repoussoir pour bon nombre de joueurs, et même si Activision met les moyens pour y mettre un frein, on n’arrête pas le progrès.

Un cheat presque indétectable ?

Il y a quelques jours, de célèbres fabricants d’outils de triche (ou cheats) ont teasé, via une vidéo, un tout nouveau système d’auto-aim utilisant le machine learning (une IA qui agit et s’adapte pour résumer). Bien que le procédé ne soit en réalité pas totalement nouveau, il s’est de plus en plus développé et étendu au fil du temps, mais le gros souci est qu’il peut désormais fonctionner sur toutes les plateformes (dont les consoles) et sur n’importe quel jeu. Nous ne vous montrerons pas cette vidéo promotionnelle afin de ne pas encourager ce genre de pratique, mais globalement il s’agit d’une sorte d’aide à la visée boosté aux hormones. Dès qu’une cible apparaît dans le rayon du viseur, l’arme tire automatiquement à une vitesse surhumaine.

cheat cod 2

Le plus embêtant dans tout ça est que ce système ne demande aucune modification au niveau du software ou du hardware, il est de ce fait compliqué à détecter. Cela requiert juste un algorithme et un adaptateur pour émuler les contrôles. Le site de ces créateurs, ainsi que leur serveur discord, ont depuis été fermés. A la place, on peut lire un message (d’un utilisateur nommé USE101) stipulant qu’ils ne développeraient plus ce genre d’outil suite à une demande d’Activision.

Toutes les vidéos montrant des séquences utilisant des cheats sur les jeux Call of Duty ont également été supprimés par Activision pour violation de copyright. Le phénomène est toujours présent et innove sans arrêt mais les gros éditeurs comme Activision, Ubisoft, Epic Games ou Riot Games mettent de gros moyens sur la table pour lutter contre ce qui pourri l’expérience des joueurs honnêtes. Cela passe par des bannissements de masse, des actions en justice, mais aussi des systèmes de détection plus perfectionnés. Interrogé par le site ArsTechnica, le responsable anti-cheat sur Valorant (Phillip Koskinas) parle justement de cet outil de triche utilisant le marchine learning qui pourrait être détecté en recherchant les patterns impliquants ces fameuses réactions surhumaines en jeu :

« Fondamentalement, ce « contrôle émulée » n’est pas nouveau, et l’équipe Vanguard en est très consciente. Les tricheurs sont toujours à la recherche de recoins où se cacher et le driver Kernel (ndlr : le système anti-cheat controversé de Valorant qui a accès au kernel de Windows) n’a jamais été l’outil le plus important de notre arsenal. »

Les technologies liées à l’intelligence artificielle prennent de plus en plus de place dans notre quotidien, mais malheureusement les mauvais côtés de ces avancées, comme la triche en ligne, vont demander toujours plus d’efforts de la part des éditeurs et des développeurs afin de ne pas faire fuir les joueurs.

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