Aperçu Rollerdrome – My friend Kara Hassan

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Annoncé pour le 16 août prochain sur PC, PS4 et PS5, nous avons eu l’opportunité de jouer à Rollerdrome en avant-première. Il s’agit du nouveau titre édité par Private Division et développé par Roll7, studio nous ayant récemment gratifié d’OlliOlli World, qui n’a pas manqué de séduire notre rédaction. On troque ici le skate pour les rollers et on délaisse l’ambiance légère pour un contexte plus sérieux, qui n’est pas sans rappeler la proposition du film de Norman Jewison, Rollerball (1975).

Condition d’aperçu : Nous avons joué sur la version PC, via Steam. Bien que nous ayons eu accès à une démo complète du soft, nous ne parlerons que des 6 premiers niveaux en attendant le test. En outre, il est possible que des changements interviennent d’ici la sortie officielle.

Rêve de champion

Rollerdrome vestiaire

Rollerdrome prend place dans un futur proche, en 2030 pour être précis, dans un monde dominé par les grandes entreprises et où les populations se divertissent devant des spectacles violents, en témoigne le succès du sport à la mode, le rollerdrome. Dans la peau de Kara Hassan, nouvelle prétendante dans ce sport, vous allez devoir entrer dans l’arène pour réussir les diverses épreuves qui vous attendent, dans l’espoir de rejoindre la finale et d’en apprendre plus sur ce qui trame en coulisses.

Si le postulat de base est intéressant, tout en renvoyant au film de Norman Jewison, il semble que la narration soit pas mal en retrait. Cela se limite à des interactions avec des objets du décor lors de très courtes et simplistes phases « d’exploration« . Entendez par là que vous avez l’occasion de déambuler dans de petites zones avant une épreuve, comme dans un vestiaire par exemple. À voir si par la suite le scénario s’imposera un peu plus ou si ce n’est que pour avoir un semblant de contexte. D’autant plus qu’en jeu on ne ressent pas toujours le fait d’être au centre d’un divertissement si populaire. Le manque d’écran et de public peinent à retranscrire l’effervescence qu’est censé susciter ce genre d’évènement.

Quand bien même un désir d’avoir un scénario qui propose une réflexion pouvant avoir du sens, Rollerdrome ne se vend pas sur son écriture, mais plutôt sur son gameplay et sa proposition. Puisant dans des références reconnaissables, reprise du Bullet-Time, gameplay arcade à la Tony Hawk’s, recherche de skills comme dans un My Friend Pedro, le soft de Roll7 mise tout sur sa fluidité d’action et le flow que le titre peut amener au joueur, joueuse. Armé de deux pistolets, rapidement rejoint par un fusil à pompe, le but est simple : éliminer la totalité des ennemis d’une arène, sans limite de temps. Même s’il y a bien un timer présent, ce dernier n’impactera rien de plus que votre score de fin de niveau. Aucune pression de ce point de vue-là.

L’Enfer du dimanche

Rollerdrome centre commercial

La recherche de tricks à exécuter apporte des points de score et profite d’un système de combo qui augmente tant que vous ne vous faites pas toucher. Étant sur roller, vous serez constamment en mouvement dans l’arène. Adversaire au corps-à-corps, sniper ou encore ennemis blindés, vous allez croiser différents types d’engeances, chacun avec des attaques et armements spécifiques. Pour survivre dans Rollerdrome, il est important d’apprivoiser l’espace de jeu et de ne pas lésiner sur la touche d’esquive. Des esquives parfaites sont possibles et vont d’ailleurs permettre d’augmenter vos dommages si vous usez du Bullet-Time au même moment.

Rollerdrome est un jeu qui demande du talent et des réflexes. Pour faciliter la prise en main, le mapping des touches est plutôt intuitif, en plus de proposer une visée automatique assez permissive qui fluidifie bien l’action. D’autant plus que vous disposez du Bullet-Time pour vous permettre d’ajuster vos tirs tout en étant dans une position atypique. Les boucles de gameplay sont simples, mais tout aussi efficaces. Vous allez pas mal canarder et les munitions descendent assez vite. Pour faire le plein, il va falloir exécuter des tricks divers et variés, et pour regagner de la vie il faudra éliminer des adversaires. Le répit n’est pas une option.

Un système pertinent et qui incite logiquement à profiter de la richesse du gameplay et des arènes. Ce choix oblige à se surpasser dans le beau jeu, sans compter que vos points auront plus de valeur en diversifiant vos mouvements, un peu comme dans un Devil May Cry. De fait, vous allez progresser rapidement et pouvoir accéder à ce flow recherché. C’est-à-dire que, quasi inconsciemment, vous entrez en symbiose avec le jeu, vous donnant l’impression de totalement en maîtriser les mécaniques. Après plusieurs parties, nos réflexes ont grandement augmenté en jeu et on continue à découvrir des tricks à réaliser.

Running women

Rollerdrome slide sniper

Grind, wallride, pirouette en tout genre, on retrouve tout ce que l’on peut attendre de ce Rollerdrome. Mais pour profiter au mieux des possibilités d’action, il faut impérativement des arènes viables et au level design réfléchi. Pour ce qui est des six premiers niveaux traversés, il y a quelques bonnes choses, comme les parties dans la zone enneigée ou le centre commercial qui proposent certains spots intéressants. Pour autant, en ce qui concerne le level design, on reste pour le moment un peu sur notre faim sur l’aspect créatif. Nous verrons si la suite du jeu nous réserve des surprises, car il y a un petit manque de folie.

Par ailleurs, nous ne l’avons pas mentionné, mais il y a aussi une liste de défis pour chaque niveau, un peu à l’instar de ce que propose la franchise Tony Hawk’s. Ils ajoutent du challenge et sont nécessaires pour progresser dans les phases finales. S’il n’y a pas de difficulté à choisir, le challenge semble équilibré en étant exigeant, mais abordable. Nous n’avons pas rencontré de réelles difficultés, même s’il faut rester concentré. Car Kara peut mourir assez vite. Cependant, pour ne pas pénaliser les joueurs, joueuses moins habiles dans leur progression, les studios donnent accès à des aides dans les options de jeu. Bullet-Time illimité, défis non obligatoires pour passer un palier, etc. Bien entendu cela vous empêchera d’apparaître dans les classements en ligne.

Enfin, la direction artistique nous a plu. En s’inspirant de l’esthétique BD, il s’en dégage une identité qui rend le soft facilement reconnaissable, tout en garantissant une bonne lisibilité. On pourra toujours pester sur le character design plutôt générique, mais on s’en accommode dans le feu de l’action. L’important, c’est que le titre reste lisible et fluide, ce qu’il est. Et ce malgré un personnage un poil rigide à manier et qui demande quelques sessions pour se sentir à l’aise. Surtout qu’il peut arriver, dans le feu de l’action, d’être un peu malmené visuellement ; bien que la caméra s’en sorte assez bien dans les faits avec un Bullet-Time qui peut aider à se positionner dans l’espace. Côté sonore, les musiques s’accordent bien à l’ambiance du titre mais rien de mémorable pour le moment cependant.

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Nous irons plus en détail sur la proposition du soft lors du test, mais pour ces premiers rides dans Rollerdrome, nous sommes plutôt convaincus. Le jeu est fluide autant que dynamique, mais n'oublie pas de mettre l'accent sur une prise en main facile et une recherche du skill permanente. Grisant manette en main, pour le moment le concept fonctionne, malgré un manque côté scénario et lore, ainsi qu'une richesse de gameplay qu'il nous faut davantage explorer pour se prononcer. On attend aussi de voir ce qui l'en est du contenu, et si le level design parviendra efficacement à se renouveler. Quoi qu'il en soit, sur ses premières sessions le titre de Roll7 reste rafraîchissant à bien des égards et paraît solide dans sa proposition.

Neomantis Dee
Note du panda
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