Demon Slayer : The Hinokami Chronicles – Notre avis sur la version Switch

Demon slayer : the hinokami chronicles

Ce n’est un secret pour personne, Nintendo a beau rouler sur la concurrence avec sa dernière console en date, celle-ci se fait néanmoins manger en termes de capacités techniques. Oui, la Switch est un bijou qui a engendré une petite révolution dans le monde du jeu vidéo. Mais ce n’est pas demain la veille que vous aurez droit à de la 4K et du photoréalisme sur la portable. Cela tombe bien, en ce qui concerne Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles (qu’on va se contenter d’appeler Demon Slayer pour des raisons évidentes), puisque le titre de Bandai Namco n’était déjà pas bien vorace sur PS5. De quoi envisager une version Switch qui tourne bien, ce que nous allons vérifier de ce pas !

Conditions de test : Nous avons joué environ six heures à cette version Switch, autant sur TV qu’en portable, mais aussi sur le modèle Lite. Ce fut suffisant pour avoir un bon aperçu du mode solo et s’essayer à quelques joutes en multijoueur local.

Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles, une bonne adaptation ?

Demon slayer : the hinokami chronicles

Avec CyberConnect2 aux commandes, autrement dit le développeur reconnu de la série des Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm (entre autres), ou encore de Asura’s Wrath (qui fit récemment l’objet d’une chronique), on se posait peu de questions concernant la qualité de Demon Slayer. Tout le monde s’attendait à une adaptation honnête, fidèle, avec de l’arena fighting bourrin et spectaculaire, ainsi qu’un aspect visuel réussi. Et d’une certaine façon, c’est effectivement ce qu’on a eu, quoique n’oublions pas les faiblesses de ce jeu de combat qui n’a pas mis tout le monde d’accord, nous y compris.

Pour commencer, effectivement, le jeu sait assurer le spectacle avec des animations en combat qui en mettent plein la vue, une fidélité exemplaire au niveau du character design, et globalement une direction artistique qui fait le café. Mais c’était sans compter sur l’aspect très linéaire de ce Demon Slayer, qui nous met face à des environnements horriblement vides qui n’aident pas à cacher la relative pauvreté technique de l’ensemble. C’est particulièrement vrai pour la version nouvelle génération, qui met rapidement en lumière les animations hors combat indignes ou encore le level design paresseux à crever.

Toujours dans la catégorie fidélité, notez que la bande son de l’animé vient rythmer l’aventure, ce qui est un excellent point. Et cette dernière suit de près la trame que nous décrit le manga, avec quelques vagues libertés qui ne sont là que pour donner du corps au lore. Que du bon, me direz vous ?! C’était malheureusement sans compter sur un aspect particulièrement austère du mode solo. Les chapitres sont regroupés sur une frise chronologique sans âme, et le déroulé des niveaux n’est que trop classique, pour ne pas dire académique, au point d’en devenir rébarbatifs. La fidélité a un prix, il faut croire, que le jeu paye en étant dépourvu de mise en scène impactante.

Quant aux combats en eux-mêmes, ils sont bien évidemment la plus grande force de ce Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles. Très proches de ce que proposaient les Naruto Ninja Storm dans la forme, autrement dit des arènes en 3D, fermées, dans lesquelles les personnages se tournent autour, il s’offre le luxe d’approfondir le gameplay de son modèle. Le tout rend bien, se révèle très jouissif, et ne pâtis finalement que de quelques imprécisions, ou de QTE qui n’apportent finalement pas grand chose à l’expérience. On aurait aimé que le roster soit plus vaste aussi… mais il faut se rendre à l’évidence, l’animé n’est pas assez fourni à ce niveau là pour permettre des ajouts.

Quid de cette version Nintendo Switch ?

Demon slayer : the hinokami chronicles

Comme toujours, ou presque, lorsqu’il s’agit de portages, la Switch a un temps de retard par rapport à la concurrence. Le jeu sortait en fin d’année dernière sur les autres supports, et il aura fallu attendre le 10 juin pour qu’enfin il atterrisse sur la dernière née de la gamme Nintendo. Un temps de développement nécessaire pour permettre à cette version de s’accommoder des contraintes techniques de ce support hybride. Mais le résultat est-il à la hauteur ? Il est rare que l’on soit aussi catégorique, mais pour une fois, c’est un grand oui !

En même temps, c’était difficile de rater un portage tel que celui-ci, me direz vous. Et vous n’auriez pas complètement tord. Ceci étant, il faut reconnaître que, bien que l’on constate un léger downgrade visuel par rapport à la version nouvelle gen (en toute logique), le résultat est malgré tout très propre pour la portable de Nintendo. La direction artistique n’a pas bougé d’un iota, les animations en combat sont fluides, et nous n’avons observé aucun ralentissement d’aucune sorte. De quoi rassurer les amoureux des affrontements très dynamiques dont CyberConnect2 a le secret.

On retrouve par ailleurs l’intégralité du contenu du jeu de base, dans une version qui ne pèse finalement pas bien lourd. Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles sur Switch, c’est seulement 8,7 petits Go. Rien de bien méchant ! Pourtant, tout y est, du roster aux voix japonaises / anglaises, et même les combats en ligne. Rien n’a été oublié. Mais qu’en est-il de la jouabilité maintenant ?

On vous en parle souvent dans nos articles traitants des portages Switch, les Joy-Con ne sont pas ce qui se fait de mieux sur le marché. Ils sont inadaptés aux FPS par exemple, ne permettant pas une vidée très précise et stable, et même aux jeux de combat, la faute à des touches trop petites et au retour haptique trop faible. Pourtant, ce coup-ci, cela fonctionne plutôt bien. Ce que Demon Slayer doit avant tout à la simplicité de sa prise en main. CyberConnect2 a fait de l’accessibilité son cheval de bataille, et cela se ressent pleinement ici.

Ainsi, contrairement à Mortal Kombat 11, Dragon Ball FighterZ ou encore BlazBlue : Cross Tag Battle, trois titres assez exigeants somme toute (dont deux de Arc System Works, ne me demandez pas pourquoi), pas besoin de se munir d’une manette Pro pour jouer à Demon Slayer. La Switch Lite s’en sort elle aussi très bien d’ailleurs. Dommage, cependant, que la lisibilité soit moindre sur son petit écran, le titre ne lésinant pas sur les effets visuels englobants.

En conclusion

Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba – The Hinokami Chronicles sur Switch demeure ce qu’il était sur ses précédents supports. En d’autres termes, une adaptation honnête, très fidèle au matériau de base, aux combats jouissifs, pâtissant malheureusement d’un contenu un peu chiche et d’un mode histoire austère.

Cela étant établi, on ne peut rien reprocher de plus à cette version, qui s’est parfaitement adaptée à son support. Le soft de CyberConnect2 tourne très bien sur l’hybride de Nintendo, n’affiche qu’un léger downgrade auquel on ne prêtera aucune attention, et ne souffre d’aucun ralentissement, même pendant les combats les plus acharnés. En un mot comme en cent, si vous aimez ce que vous voyez, alors n’hésitez pas, cette version Switch est tout aussi qualitative que les autres. C’est assez rare pour être souligné.

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