Aperçu : Metro Exodus – S’annonce-t-il toujours excitant ?

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Lors d'un événement presse organisé à Londres, nous avons posé une nouvelle fois nos petites mains sur Metro Exodus. Voyons si le titre est toujours aussi grisant à jouer.

Après un avis plutôt enthousiaste de notre part, nous avons eu à nouveau l’occasion de jouer à Metro Exodus. Et cette fois-ci, nous avons pu tester un nouveau niveau nommé The Caspian, mais également survoler les deux précédentes zones présentées respectivement à l’E3 et à la gamescom, à savoir The Volga et The Taiga. Pendant plus de six heures durant nous avons pu jouer longuement à chacune de ces destinations en voyageant à bord de l’Aurora.

Le désert radioactif de The Caspian

Metro Exodus preview

Etant donné qu’il s’agissait d’un niveau totalement inédit de Metro Exodus, nous avons testé celui-ci en premier vu que nous connaissions déjà les deux précédents. Le tout nous emmène dans un désert aride radioactif peuplé de mutants, de bestioles immondes mais aussi d’une faction dictatoriale sous la houlette du Baron. Notre bon vieux Artyom et sa troupe dans l’Aurora étaient justement contraints d’explorer cette zone en quête d’essence et d’eau.

Comme nous l’avions évoqué dans notre précédente preview, ce niveau nous propose une nouvelle fois une zone relativement ouverte. Cela laisse logiquement place à l’exploration, et il est même possible de rencontrer quelques personnages que l’on peut choisir de tuer ou non, comme suivre quelques événements annexes ou bien simplement suivre les missions principales. A ce propos, la plupart des missions principales nous semblaient relativement classiques d’un Metro, et pas forcément des plus inspirées, car il s’agissait d’aller bêtement d’un point A à un point B, avec des objectifs pas si trépidants. Ceci dit, le nombre de choses à faire sera pour le coup plus important que les précédentes itérations de la franchise, largement plus linéaires. Du coup, tout cet aspect exploration n’est pas foncièrement déplaisant, surtout pour y rechercher les moindres ressources de craft, armes, ou munitions sur les cadavres. Il ne serait pas anodin que nos divers choix de tuer ou non les quelques protagonistes rencontrés en chemin puissent amener à plusieurs fins, comme ce fût le cas dans les précédents Metro, et leurs fins bonnes et mauvaises.

Si l’exploration est quand même plaisante à pied ou via la possibilité d’utiliser divers moyens de transport comme des véhicules, nous avons pu revoir le système de crafting en profondeur et plus en détails. Dans l’absolu, il y a deux manières de crafter : avec et sans établi. Avec un établi, vous aurez la faculté de crafter n’importe quelles munitions, réparer vos armes, ou encore la personnaliser. Mais sans aucun établi à portée de main, vos possibilités seront limités. Effectivement, il ne sera possible de crafter qu’un seul type de munitions, ce qui accentue considérablement le côté survie du soft, où l’on doit compter ses balles et fouiller les moindres cadavre pour y trouver des munitions. Pas sûr que cela soit une bonne idée d’utiliser un procédé comme celui-ci et encore une fois, il faudra voir le résultat sur la longueur, et si cela ne devient pas vite redondant. Au passage, sachez qu’il sera possible de crafter des munitions spéciales comme des explosives ou des incendiaires.

Côté feeling général, force est de constater que Metro Exodus semble faire mieux que ses prédécesseurs. Certaines armes ont un peu plus de patate, et il est clair que le gameplay a gagné considérablement en souplesse dans les déplacements. Comme toujours, on retrouve également ce côté immersif avec la montre nous indiquant le nombre de minutes restantes pour notre filtre du masque à gaz, la lumière de cette dernière qui nous indique si nous sommes visible par les ennemis ou non mais aussi le fameux calepin, le briquet pour brûler les toiles d’araignées ainsi que la lampe torche à recharger au voltmètre. Le condensé action et survie dans un environnement semi-ouvert nous a plu en globalité, mais il reste à voir si la progression ne sera pas trop systématiquement hachée en passant d’une zone à une autre. Car qu’on se le dise, l’une de nos craintes est que cette caractéristique soit trop répétitive…

Encore quelques lacunes à combler malgré des qualités flagrantes ?

Metro Exodus preview

Même s’il aura des qualités indiscutables à sa sortie, Metro Exodus risque d’être pas mal imparfait. Déjà, et nous l’avons évoqué plus haut, le système de zones ouvertes risquerait bien d’être répétitif à la longue. En somme, on peut faire nos missions principales, quelques événements secondaires, et on trouvera souvent un moyen de transport dans les parages comme un véhicule dans le niveau The Caspian, ou encore la barque dans le niveau glacial de The Volga. Reste maintenant à voir sur la longueur comment le tout sera amené. Cela dit, on reste curieux de voir la teneur du scénario, qui semble tout aussi captivant que ses prédécesseurs, avec un story trailer qui nous a été dévoilé lors de la présentation du soft par ailleurs.

Un autre soucis que nous avons observé en jeu, qui seront certainement les combats et l’infiltration. Si ces derniers ont gagné en clarté, 4A Games semble être hanté par ses vieux démons. Les gunfights sont largement plus ouverts désormais avec des environnements plus larges certes, mais ils n’en restent pas moins brouillons, notamment contre les monstres. On pense à une certaine mission dans la zone The Caspian qui était en intérieur, et où nous devions lutter contre ces vilaines araignées hideuses issues de Metro : Last Light. Rien que sur ce passage, il y avait de quoi devenir chèvre pour maîtriser la situation face à ces bestioles dégueulasses. Alors assurément, nous pouvons enfin utiliser une attaque de mêlée pour les repousser, mais cela était bien trop useless pour se protéger de deux ou trois ennemis en simultané. Du coup, on se fera assez souvent amocher facilement contre les bebêtes mutantes en général, et cela nous obligera à nous soigner un paquet de fois et de courir incessamment dans tous les sens pour faire face à la situation proprement. Cela pourrait bien être l’un des soucis du jeu hélas, mais sachez qu’au moins, on notera la présence de quelques nouveaux ennemis, en sus des bêtes iconiques de la franchise.

Concernant l’aspect infiltration qui était très approximatif dans les précédents Metro, nous avons été mitigé lors de notre session. Si se faufiler en douce sans se faire gauler dépendra certainement de la zone ouverte proposée il est évident qu’hélas, ce n’est pas aussi solide comme on aurait pu le penser. Les ennemis nous repéraient bien trop rapidement même en prenant le soin d’éteindre les points de lumière afin de rester dans l’ombre la plus totale. De plus, l’I.A. était en globalité mi-figue mi-raisin. Elle est parfois dotée d’une réactivité beaucoup trop tardive, ou alors elle arrive à vous toucher régulièrement de loin. Même si le jeu est gold depuis peu, on espère sincèrement un patch Day One qui parviendra pourquoi pas à rectifier le tir.

Au niveau des graphismes et de sa direction artistique, il y a du bon et du mauvais. Si techniquement nous avions été bluffés par le côté technique du soft jadis, nous avons rapidement déchanté sur cette nouvelle prise en main. Sachez que nous avons testé le soft sur PC, et force est de constater qu’en premier lieu, l’optimisation est clairement aux petits oignons, avec une fluidité remarquable et pas un seul crash. Les effets de lumière avec le Ray-Tracing forcent qui plus est le respect. Cependant, il faut bien constater que cela cache quand même la misère de pas mal de textures, qui manquent de finitions en s’approchant de plus près. Car oui, le soft n’est pas une si grosse claque que ça, et le titre se dotait de quelques bugs qui on l’espère, seront corrigés au plus vite. Mais dans l’ensemble, le jeu arrivait à être parfois relativement joli, avec une modélisation des personnages pour le moins convaincante. Enfin, pour sa direction artistique, on retrouve une esthétique à la Metro. Cela reste un pur plaisir de parcourir les terres désolées de la Russie, avec des panoramas qui nous ont flatté la rétine sur les trois niveaux. On peut aisément parier que les paysages seront certainement très variés au cours de notre progression. Nous sommes déjà tout excités de découvrir l’ensemble des zones que nous parcourrons dans le titre définitif ! Une chose est certaine : Metro Exodus sera fatalement bien plus long que les précédents opus avec un bagage artistique qui devrait dépoter.

Excitant ? Oui, mais avec des lacunes qui pourraient refroidir

Si Metro Exodus nous a paru plus inspiré sur cette nouvelle prise en main avec une nouvelle approche via des zones plus ouvertes, il y a de quoi émettre quelques réserves sur pas mal de points. Que ce soit dans l'esthétique ou dans les quelques nouvelles mécaniques comme le crafting ou des zones plus ouvertes ainsi qu'un aspect plus poussé dans la personnalisation des armes, Metro Exocus a plus d'un atout dans sa manche pour charmer immédiatement. Nous avons aussi apprécié que les gunfights aient subi une amélioration dans le bon sens, mais quelques points nous ont refroidis. Le système de zones plus ouvertes est discutable car il pourrait être répétitif à la longue, et la plupart des gunfights contre les monstres et le côté infiltration semblent encore bancals. Le système de crafting avec et sans établi pourrait devenir vite lourd à la longue, sans compter que le soft a encore quelques bugs d'IA, et une technique qui n'est pas aussi impressionnante que le laissait penser les trailers. Ne crachons pas dans la soupe, Metro Exodus n'en reste pas moins grisant à jouer, mais on reste assez méfiant sur la qualité finale du soft, qui sortira le 15 février prochain sur PC, PS4 et Xbox One. Rendez-vous pour notre verdict final à cette date en somme.

Matheus

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

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