Aperçu Curse of the Dead Gods – Voyage sans retour au cœur d’un temple maudit

Membre Actugaming.net

Par

Curse of the Dead Gods est un jeu d’action/aventure de type roguelite dans lequel vous incarnez un mystérieux personnage plongé dans un temple maudit ruisselant de pièges et de monstres en tout genre. On fait le point sur ce titre prometteur, développé par les créateurs du sympathiques Masters of Anima.

Conditions d’aperçu : Nous avons joué une dizaine d’heures sur la version early access en testant les 4 cartes du parcours du Jaguar, le tout avec un PC récent.

Les ingrédients de la damnation totale

Curse of the Dead Gods

Le tableau d’ensemble tout juste dépeint pourrait ainsi se résumer à un titre somme toute classique dans lequel le joueur pourrait s’engouffrer avec plaisir sans qu’il ait à sortir de sa zone de confort. Mais il n’en est rien. Curse of the Dead Gods, de par sa structure diaboliquement complexe nous enjoignant de faire des choix cornéliens entre richesse, pouvoir et puissance, s’inscrit dès les premiers instants de jeu, comme un titre référence qui marque les esprits.

Car non seulement ce huis-clos pesant et terrifiant captive immédiatement l’attention du joueur, mais il envoûte également celui-ci de manière tout à fait déraisonnée, l’incitant à y revenir encore et encore pour s’enfoncer un peu plus dans les entrailles de ce tombeau où les ténèbres font la loi.

Ainsi, le premier trait saillant de ce titre original de l’équipe de Passtech Games, c’est cette atmosphère si bien conçue qui ne s’encombre pas d’un pourquoi et d’un comment mais nous plonge immédiatement au cœur du sujet. Pour preuve, une fois dans le temple, l’aventurier à la barbe hirsute, est irrémédiablement touché par la corruption. Celle-ci n’aura de cesse de le tirailler et d’accroître considérablement l’intensité du cauchemar dans lequel il s’enlise.

Qu’on se le dise, ce temple sera pour notre héros un chemin de croix où chaque pas sera synonyme de sacrifice. Le prix à payer pourra être de l’or mais les puissances maléfiques des lieux accepteront également votre sang pour vous laisser pénétrer encore un peu plus dans ce labyrinthe.

On l’aura compris la trame d’ensemble du titre recèle une densité symbolique très marquée qui trouve d’ailleurs écho dans le chemin que devra emprunter le héros jusqu’au Dieu de la Mort qu’il faudra, ultimement, vaincre. Précisons d’abord que, pour l’heure, (au moment de la sortie du jeu en early access), le titre ne dévoile que deux parcours celui du Jaguar et celui du Serpent.

Le parcours du Jaguar, que nous avons testé sous toute les coutures est composé de quatre tronçons : la traque du chasseur de sang (qui correspond à l’exploration courte : un seul boss en fin de niveau), l’éclipse des jumeaux maudits (exploration moyenne avec 2 boss), le réveil de T’amok’ (exploration longue) et enfin le chemin de la cruauté (exploration difficile).

La croisée des chemins

Curse of the Dead Gods

Chaque carte se décompose malicieusement en plusieurs chemins qui, tous, mène au champion dont il faudra venir à bout. Seulement, là où tout se corse, c’est qu’il vous faudra, avec un sens aiguisé de la stratégie, choisir le chemin le plus astucieux. Allez-vous préférer dès lors emprunter celui qui vous fera gagner considérablement de l’or vous permettant ensuite de proposer des offrandes aux Dieux pour mieux vous armer ou mieux vous prémunir des maux qui vous entourent.

Ou alors, allez-vous bien plutôt préférer accroître vos compétences et notamment vos dégâts pour ne pas succomber trop rapidement à vos souffrances. La dernière option pourrait consister à rapidement récupérer du matériel performant, réduisant à néant bon nombre d’ennemis à la fois.

Rappelez-vous toutefois, qu’un choix consiste certes à obtenir ce que l’on préfère et assouvir ainsi ses désirs mais il impose également de renoncer à tout un pan décisionnel qui aurait pu s’avérer plus profitable ou clément eu égard aux obstacles à surmonter.

Parfois, vous aurez donc à choisir entre récupérer de la vie ou récupérer une arme, choisir une option aléatoire ou récupérer de l’or. L’arbitrage le plus démentiel étant de troquer de la vie contre de la corruption. Or cette corruption complexifie considérablement votre route jusqu’à l’ultime boss car celle-ci modifie les caractéristiques du donjon.

Ainsi, la corruption peut accroître le nombre de pièges, multiplier la dangerosité des ennemis ou leur nombre, déclencher en vous des hallucinations, réduire drastiquement la quantité d’or à récupérer et j’en passe. Au bout d’un moment, celle-ci peut s’avérer être tout bonnement insupportable et étouffante mais le pire dans tout cela, c’est que le plaisir peut s’en trouver décuplé. On le voit, il s’agit bien d’un calvaire auquel il faut s’attendre en franchissant l’entrée du temple.

Souffrir pour avancer

Curse of the Dead Gods

Comme tout roguelite qui se respecte, la dimension punitive a de quoi rendre fou. N’espérez pas finir le donjon en un seul try. N’espérez pas non plus saisir toute la subtilité du gameplay de Curse of the Dead Gods du premier coup. Car le titre déploie des mécanismes bien affûtés valorisant le skill et les enchaînements de légende. Notre héros est doté d’une barre d’endurance qu’il convient de surveiller en permanence car sans endurance, pas d’esquive, pas de déplacement rapide. Celle-ci peut parfois se régénérer automatiquement en cas d’esquive parfaite par exemple mais là encore le timing est essentiel.

En outre, pour affronter ces hordes malfaisantes, notre aventurier dispose d’une arme principale idéale pour le corps à corps, d’une arme secondaire (au départ un pistolet) pour mieux réagir à distance. Mais tout le sel du titre réside notamment dans toutes les récompenses que l’on peut obtenir au gré de notre avancement.

Ainsi, certaines armes restituent de la santé, démultiplient les dégâts, ou encore brisent le bouclier des ennemis. Autant dire que cette dimension est jouissive et que le joueur, galvanisé par cette fièvre insolente qui le pousse à prolonger encore un peu plus son exploration, cherchera à récupérer le meilleur ensemble d’armes lui permettant de survoler les différentes salles en laissant derrière lui un vrai massacre, un bain de sang !

Ajoutons enfin que les développeurs ont eu pitié de nous, pauvres joueurs. Après chaque mort, nous repartons certes de zéro, devant la porte du temps mais nous n’avons pas tout perdu ! Au cours des différents combats, il est possible de récupérer des crânes bleutés permettant de débloquer des bénédictions qui peuvent notamment modifier certains éléments de vos parties.

Avec la bénédiction du Jaguar par exemple, vous pourrez voir les dégâts que vous subissez réduits de 50% lors des phases d’attaque. Vous pourrez également, grâce à la faveur de Sich’al, démarrer votre exploration avec 3000 unités d’or. Utile pour orienter ainsi votre choix vers l’obtention d’une arme ou d’une compétence plutôt que vers de la richesse puisque vous disposez d’un beau capital au départ. Autre possibilité : acheter une faveur. Celle-ci vous permet de re-roll les armes proposées dans les salles dont le butin est une arme. Si les trois proposées ne vous plaisent pas donc, vous pourrez demander une nouvelle option qui peut être sera plus adaptée à vos besoins.

Ainsi, force est de constater que Curse of the Dead Gods régale, à tout point de vue. On pourrait d’ailleurs parler bien plus longuement de toutes les subtilités du titre et de ses exigences ainsi que de sa bande son minimaliste mais très immersive au casque. La recette concoctée par Passtech Games est tout simplement exceptionnelle et devrait très clairement marquer durablement les esprits !

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Que dire de ce jeu diaboliquement efficace ? En un mot, Curse of the Dead Gods, avant même sa sortie, se place d'ores et déjà comme un jeu de référence de cette année 2020. Le titre déploie des mécaniques maîtrisées et exigeantes, le tout au cœur d'une atmosphère sinistre et sombre du plus bel effet. Commencer à jouer à Curse of the Dead Gods c'est s'adonner sans condition aucune au sacrifice, se plonger avec un plaisir immense dans l'horreur de donjons aux multiples pièges qui ne laisseront pas respirer le joueur. On y revient encore et encore en incarnant sans retenue la destinée de cet aventurier avide de richesses et de pouvoir jusqu'à s'imprégner d'une folie démoniaque saisissante. Tous les ingrédients sont réunis pour accrocher le joueur des heures durant à son écran tout en le poussant à améliorer son approche et son style. Et dire que le titre n'en est qu'à son accès anticipé... Les possibilités de prolonger encore l'aventure donnent clairement le tournis !

Penderflash
Note du panda