Retroflash : X-Men : Children of the Atom

x-men children of the atom

Faites place au roi. Tout droit tiré de l'âge d'or de l'arcade et du jeu de combat en 2D, voici l'un de ses plus féroces représentant, X-Men : Children of the Atom.

Il faut croire qu’on aime bien la baston dans retroflash. La semaine dernière, on replongeait en 1987 pour le classique ultime Double Dragon, mais on n’est pas rassasié niveau tatane de pixels. Il est temps de parler d’un certain Capcom, de l’âge d’or d’un genre et d’une console qu’on aime d’amour, la Sega Saturn.

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans considèrent comme la préhistoire, les années 1990. Quand les super-héros n’étaient pas (du tout) aussi populaires qu’ils ne le sont aujourd’hui et qu’ils étaient encore un peu considérés comme un truc pour enfants. Paradoxalement, c’est aussi l’époque où ces personnages ont eu le droit à leurs meilleures adaptations vidéoludiques grâce à l’âge d’or de l’arcade et le savoir-faire d’un Capcom au sommet de son talent. Cela dit, je tiens à parler de la version Saturn d’X-Men : Children of the Atom tant sa perfection s’approchait de celle de l’arcade, du jamais vu ou presque à l’époque.

Let’s go Bob

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Après avoir révolutionné le monde du jeu de baston avec Street Fighter II et ses innombrables déclinaisons, Capcom s’est amusé avec des séries comme Darkstalkers et un bon paquet de beat them up. X-Men : Children of the Atom reprend le meilleur du savoir-faire Capcom avec une véritable profondeur de jeu et un côté ultra spectaculaire. Les sprites sont absolument magnifiques, ils paraissent tout droit sortis de la série d’animation diffusée à la même époque (les doubleurs anglais reprennent d’ailleurs leur rôle pour le jeu). Le soin tout particulier apporté aux animations est impressionnant. Le jeu transpire l’amour du comics et l’authenticité. Les 13 personnages disponibles ont tous bénéficié d’un soin équivalent et mettent à mal certaines productions récentes en comparaison.

Facile à prendre en main et difficile à maîtriser, la formule magique qu’applique parfaitement X-Men avec une barre de vie et une barre de super pour lâcher quelques attaques bien violentes en plaçant des quarts de cercle. Les personnages ont tous un style assez unique mais répondant à des archétypes déjà vus dans d’autres jeux Capcom avec le chopper (Colossus), ceux qui ont de quoi vous zoner toute la partie (Magneto / Iceman) ou encore le berserk qui ne relâche jamais la pression (Wolverine / Omega Red). Il faut aussi parler de cette version Saturn qui ridiculise la concurrence – notamment une catastrophique version PlayStation – avec un feeling pratiquement arcade perfect.

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X-Men : Children of the Atom est aussi le titre qui a ouvert la voie à Marvel Super Heroes puis X-Men vs Street Fighters. Il est ce premier pilier qui nous a permis de jouer à des jeux d’exception tels que Marvel vs Capcom II et son casting totalement dingue. Il est assez étonnant de voir que Capcom n’a jamais ressorti le jeu sur des plateformes récentes, probablement en raison de vilaines histoires de droits d’exploitation des personnages.

Sorti dans une période bénie par les dieux des jeux vidéo, X-Men : Children of the Atom fait office de référence absolue dans sa catégorie. Tout en reprenant ce qui a fait le succès des ses précédents jeux, Capcom a parfaitement su retranscrire l’esprit X-Men dans un jeu hyper spectaculaire, beau à en pleurer et grisant manette en main. Un exemple à suivre pour toujours, et un jeu à ressortir en soirée pour se coller quelques mandales. L’une des trois meilleures excuses pour investir dans sa borne d’arcade maison, on parlera des deux autres une prochaine semaine promis !

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