Nos ressentis sur l’année 2020 : l’avis de Fauchinou

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Il paraît évident de dire qu’enfin, l’année 2020 peut se terminer, et ce surtout vis-à-vis de la crise sanitaire que la COVID-19 a mondialement provoquée. Elle s’est ressentie sur le plan personnel et professionnel pour beaucoup d’entre nous mais fort heureusement, nous avons pu compter sur ce bon vieux medium que nous aimons tant, le jeu vidéo.

Si les studios de développement ont évidemment souffert de cette crise, en prenant un certain retard sur la conception de jeux souvent très attendus, ce qui s’est souvent traduit par des reports, l’année 2020 a quand même essayé de nous proposer de quoi faire monter notre hype et/ou nous extasier devant notre écran. Que ce soit par l’intermédiaire de remake, d’exclusivités, ou encore des titres ô combien attendus sans oublier le passage à une nouvelle génération de consoles, 2020 est finalement parvenu à nous garantir son lot d’émotions.

Voici donc ce que j’ai personnellement pu relever partiellement de cette année mouvementée mais loin d’être avare en bons moments passés manette en main.

L’efficacité légendaire de la nostalgie (mais pas que)

Final Fantasy VII Remake

Final Fantasy VII Remake

Chronologiquement, il s’agit du premier jeu notable de l’année 2020 auquel j’ai pu joué, et quel jeu. Bien évidemment, et c’est pour ça que Final Fantasy VII Remake se trouve dans cette partie, l’amour et le lien particulier que j’entretiens avec le jeu original font presque déjà une bonne partie du boulot à eux seuls. Pour autant, ce serait minimiser le travail colossal fourni par les équipes de développement, tant au niveau du gameplay que tout ce qui concerne les aspects visuels et sonores du jeu, afin de nous livrer une superbe revisite de la première partie des aventures de Cloud et ses amis.

Coup de chance, Midgar constitue certainement la partie que j’ai le plus adorée à l’époque sur la première PlayStation, et que j’ai toujours trouvé trop courte, laissant place à bon nombre de fantasmes de ma part sur le quotidien des résidents des différents secteurs et sur ses environnements, perdus dans le hors champ.

Ainsi, bien qu’insatiable au sujet de cette redécouverte, c’est avec plaisir que j’ai pris le temps d’observer et traverser cette mégalopole sous un nouvel angle, en appréciant également les clins d’œil souvent présents ainsi que le parti pris scénaristique, qui conforte mon idée (ou plutôt mon espoir) que ce remake prendra des libertés, ce qui relève presque de la témérité lorsque l’on connaît la sacralisation à l’œuvre originale vouée par une très grande partie des fans. Du coup, vivement les parties suivantes !

Crash Bandicoot 4 : It’s About Time

Crash Bandicoot 4 : It's About Time

En explorant différentes époques à travers des environnements variés, Crash Bandicoot 4 : It’s About Time brille par une patte cartoon plus léchée et colorée que jamais. Le nouveau design des personnages, et notamment de Coco et Crash, risque de perturber les habitués mais reste réussi. Côté gameplay, cette suite ne lésine pas sur les ajouts : nouvelles caisses, plusieurs personnages jouables aux mouvements différents, l’arrivée de masques inédits aux propriétés uniques, la saga fait un grand pas vers la variété.

Amoureux de la trilogie, j’ai directement été frappé par la principale qualité de ce quatrième épisode : son contenu, gargantuesque comparé à ses prédécesseurs. Toys for Bob s’est fait plaisir avec l’ajout de moult collectibles, de nouveaux types de niveaux et par un challenge encore plus corsé que ce que propose les trois premiers épisodes.

Sans jamais oublier d’où il vient, Crash Bandicoot 4 réutilise puis bonifie à merveille des ingrédients utilisés précédemment dans la licence. En rajoutant du neuf à du « vieux » dont les sensations restent bien là, le jeu m’a touché en plein cœur avec cette surenchère de gemmes, de wumpas, de reliques et de challenge, qui fait de cet épisode le meilleur mais aussi le moins accessible et le plus dur à platiner, ce que j’apprécie en tant que chasseur de trophées.

Des coups de cœur inattendus

Ghost of Tsushima

ghost of tsushima couverture 2

Lorsque l’on voit tranquillement débarquer la dernière exclusivité PlayStation de la huitième génération, sachant que celle-ci a connu un mois plus tôt un certain The Last of us Part II, et qu’elle a accueilli jusqu’ici God of War, Marvel’s Spider-Man ou encore Horizon Zero Dawn, il y avait fort à faire pour que ce Ghost of Tsushima ne passe pas inaperçu.

Et avec Sucker Punch Productions à la manette, studio auteur des très sympathiques séries Sly et inFamous, force est de constater que le résultat est très convaincant. Sans aller jusqu’à être grandiose, excepté quelques moments plutôt émouvants, on fait face à un open world cohérent, aux environnements variés, vivants, qu’il est toujours agréable de parcourir à pied ou à cheval. Si ses mécaniques de gameplay ainsi que la façon dont le monde ouvert se construit restent très classiques, le point fort du jeu se situe clairement du côté du soin apporté à l’ambiance globale de l’aventure.

Généralement intrigué par ce qui a trait au Japon, ce fut donc un bonheur d’être plongé dans les événements et les décors du titre, couverts par une atmosphère sonore sporadiquement brillante sinon continuellement agréable. Dieu sait qu’il est compliqué de rester accroché à un open world tout en demeurant régulièrement émerveillé par les paysages qu’il nous propose, et c’est une mission accomplie pour Ghost of Tsushima, qui m’aura beaucoup charmé à ce niveau-là.

Observer System Redux

observer system redux

J’étais loin de me dire que le jeu cyberpunk auquel j’allais jouer en 2020 serait finalement celui-ci. Observer System Redux, réédition new gen du jeu de base sorti en 2017 n’avait pourtant pas tout pour me plaire. Certes les néons, le transhumanisme, la réalité virtuelle et tout autre élément du genre immergés dans une dystopie des plus sombres m’ont séduit, et on fait penché la balance pour m’essayer au titre, mais l’enveloppe thriller psychologique horrifique était loin de me rassurer, habituellement allergique aux productions motorisées par la peur.

Grand bien m’en a pris, pourtant, de me jeter dans cette nouvelle réussite de Bloober Team. Profitant du duo 4K/60 fps auquel s’ajoute une fonctionnalité ray tracing (baissant légèrement le framerate), le jeu délivre une petite claque visuelle dont les environnements crédibles et le rendu graphique nous fait plonger complètement dans cet univers glauque.

Observer System Redux reste court, malgré le contenu ajouté à l’occasion de cette refonte, mais l’intensité répond présent lors des séquences de Mange-Rêve, à l’intérieur desquelles tous les délires visuels et audios sont permis, et où l’angoisse se centralise le plus. Mais, malgré ces passages, je suis resté accroché à une intrigue qui, même si elle se conclue de manière un peu méta, reste prenante à suivre.

Plaisirs coupables

Bugsnax

Bugsnax

Copieusement moqué à l’occasion de son trailer d’annonce par un grand nombre de personnes dont j’ai fais partie, l’annonce de la gratuité de Bugsnax au PlayStation Plus du côté de la PlayStation 5 a déclenché un agréable retournement de veste de ma part. Soyons clairs, sans l’offre « gratuite », je n’aurais probablement pas touché au jeu sans une promotion agressive, et celui-ci n’est pas la réussite de l’année, mais pour autant, j’ai passé un bon moment dessus.

J’ai vite pris goût à la chasse aux bugsnax, et même si les allers-retours entre Snaxburg et les zones adjacentes afin de compléter les quêtes peuvent vite devenir rébarbatives, on apprend avec plaisir à connaître les treize habitants de l’île en découvrant petit à petit leurs histoires. L’humour décalé et assumé contribue au cachet particulier et rafraîchissant du titre, et si on fait abstraction des décors peu reluisants ainsi que de la jouabilité légèrement balbutiante, on passe une dizaine d’heures sympathiques. Et on semblait partir de loin.

Katamari Damacy Reroll

logo de Katamari Damacy Reroll

Katamari Damacy Reroll, remaster du tout premier titre de la saga initiée en 2004 est certes d’abord arrivé sur Nintendo Switch en 2018, mais ses versions Xbox One et PlayStation 4 sont arrivées durant cette année 2020, et j’ai pu tester cette dernière pour mon plus grand plaisir. Là aussi, on parle d’un univers complètement barré au scénario écrit sur un post-it.

Rappelons le concept : vous faites tourner une boule adhésive (ou katamari) où s’agglomère le moindre objet ou être vivant dont la taille est inférieure à votre boule. Le but est d’accumuler les éléments jusqu’à suffisamment grossir pour créer une étoile à partir de ce katamari, le tout en un temps limité. En découlent des phases de jeu hyper satisfaisantes où la frénésie de la collecte s’est rapidement emparée de moi.

L’aventure est plutôt éphémère et se boucle en 5-6 heures, la jouabilité n’est pas toujours au point, sans parler d’une caméra parfois dépassée par les événements, mais le plaisir de tout collecter le plus vite possible outrepasse tout ça et ce remaster m’a permis de rejouer à cette saga que j’apprécie et que j’ai découvert avec Katamari Forever en 2009 sur PlayStation 3.

La fin d’une décennie bien remplie

2011-2020 en quelques mots

Take-Two GTA V

Il y aurait énormément de choses à dire sur cette décennie qui va bientôt toucher à sa fin, ce qui reste compliqué à résumer au sein de cet avis. Nous pourrions tout de même rappeler certaines perles vidéoludiques que 2011-2020 auront accueillies. On se doit de citer GTA V, incontestable mastodonte qui ne cesse jamais de rassembler un nombre très important de joueurs sur son mode multi. Rockstar n’a d’ailleurs pas occupé l’espace uniquement avec cette licence, puisque Red Dead Redemption a également pointé plus que le bout de son nez ces dix dernières années.

Celles-ci ont aussi assisté à la naissance de The Last of Us, dont la réussite critique du second épisode a encore été mise en avant dernièrement aux Game Awards 2020. Quant aux amateurs de RPG, ils ont pu s’extasier devant un The Witcher 3: Wild Hunt d’une très grande qualité, ouvrant même la porte de son univers aux néophytes, ce que la série Netflix adaptée des livres a grandement poursuivi par la suite. Enfin parlons également de The Legend of Zelda : Breath of the Wild qui a grandement renouvelé l’approche d’un monde ouvert pour un résultat saisissant (bien que je n’ai personnellement pas réussi à accrocher).

Regrouper tous les titres qui le méritent est, vous en conviendrez, l’objet d’un article bien trop long, mais on peut souligner l’explosion de deux ou trois genres. Les battle royale, dont le roi reste Fortnite, et où bien d’autres studios ont essayé de proposer leur version, avec plus ou moins de réussite. Les Souls-like, évidemment emmenés par la trilogie Dark Souls, Bloodborne et le remake de Demon’s Souls dernièrement, propulsant un genre qui, là aussi, n’a pas manqué d’inspirer moult productions. Enfin les roguelike/roguelite ont connu un fort bel essor, entre Rogue Legacy, The Binding of Isaac, Dead Cells, ou encore bien évidemment Hades, tout récemment.

Une transition next-gen émoussée

ps5 vs xbox series x

C’était clairement le tournant final de la décennie et donc de l’année 2020 : l’arrivée de la neuvième génération de consoles. Lors d’une année ordinaire, nous aurions pu connaître la montée de hype classique minutieusement orchestrée par les constructeurs au sein des différents événements et conventions où les nouvelles machines devaient se montrer peu à peu. Mais malheureusement, rien de tout cela n’a pu exister compte tenu de cette année 2020 plus que bizarre et entravée par l’épidémie.

Malgré tout, même si les informations sont tombées très tardivement, ce qui est d’autant plus vrai du côté de la PlayStation 5, voir les nouvelles consoles arriver dans nos salons a forcément fait briller notre œil de joueur. C’est ainsi que, personnellement, j’ai découvert la dernière née de Sony, avec la fameuse DualSense en main et Astro’s Playroom lancé en premier pour en découvrir les fonctionnalités.

Personnellement, je trouve que l’effet new gen est encore logiquement timide mais se perçoit au moins par la vitesse de navigation dans les menus de la console, la rapidité de chargement des jeux, et par la découverte du ray tracing. Sony et surtout Microsoft ont cela dit manqué de matière concrète au lancement pour que la transition générationnelle se ressente pleinement (coucou Halo Infinite). Je ne me fais cependant pas trop de souci, les line-up de nouvelles consoles font rarement partie de ce qui reste de plus mémorable au moment de faire les comptes.

Enfin, les problèmes de stock ou de commandes pas toujours honorées comme il se doit ainsi que les défauts de certains modèles de console auront en quelques mois articulé une hype en montagne russe, traduite par un lancement en demi-teinte dans mon esprit. Le meilleur est donc à venir et, souhait personnel, j’espère intimement que la DualSense sera exploitée comme il se doit.

Pour terminer, joyeuses fêtes à vous, lecteurs et lectrices d’ActuGaming, et rendez-vous en 2021 pour une nouvelle année qui sera, espérons-le, remplie de bons titres !

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