Test The Last Remnant Remastered – Notre avis sur la version Switch

The Last Remnant Remastered

Le jeu s'est offert une sortie surprise lors de l'E3 2019 sur Switch. Que vaut cette nouvelle version ?

Si la Xbox 360 a eu droit à un sacré line-up de JRPG, tous ou presque n’ont pas remporté le succès escompté. Entre Lost Odyssey, Blue Dragon ou encore Infinite Undiscovery, la console de Microsoft nous a abreuvé de jeux japonais mais ceux-ci n’ont jamais véritablement su accrocher le grand public, malgré un succès d’estime assez remarquable (surtout dans le cas de Lost Odyssey). Heureusement, les remasters sont là pour réparer cette injustice et faire connaître ces jeux, à l’image de Resonance of Fate qui a eu droit à un lissage HD et The Last Remnant, qui est arrivé dans sa version Remastered sur PlayStation 4 en décembre dernier. Et comme la Switch est une véritable terre d’accueil pour tous les portages de ce type, il n’est pas étonnant de voir The Last Remnant Remastered arriver lui aussi sur la console de Nintendo.

Pas besoin de Rush

The Last Remnant

Pour ceux qui découvriraient le titre avec cette version Switch, l’histoire du jeu nous raconte le périple de Rush Sykes, un jeune garçon qui se trouve être séparé de sa sœur au moment où une gigantesque bataille entre deux armées commence. Par un concours de circonstances, notre héros va alors faire la rencontre de David Nassau, le leader de la nation d’Athlum qui va l’aider à retrouver sa sœur dans un monde où la guerre est partout à cause du déséquilibre des forces causé par les Rémanences, une puissance magique.

Si The Last Remnant possède beaucoup de qualités, on ne peut pas dire que son héros en soit un porte-étendard. Rush, protagoniste relativement insupportable (qui n’est pas aidé par le doublage anglais, le seul disponible) aussi naïf que pleurnichard, est un frein considérable à l’adhésion au scénario, qui est heureusement contrebalancé par des personnages plus intéressants et attachants, comme les généraux d’Athlum et même David, qui fait presque office de deutéragoniste.

The Last Remnant brille nettement plus lors de ses combats, qui se démarquent par leur grande échelle en plus d’être rythmés par une bande-son très pêchue. Ici il n’est pas question de contrôler des individualités mais des troupes,  appelées « unions », formées par plusieurs personnages. La dimension tactique est au cœur du gameplay puisque le placement de ces dites troupes est très importante. Lorsqu’un combat s’engage avec une faction ennemie, nos actions sont limitées par les compétences des membres de notre union, qui prennent la forme d’ordre militaire, histoire d’ajouter au roleplay. On peut alors voir quelle action va effectuer un personnage si l’on donne tel ordre à l’union, a contrario de décider pleinement de ce qu’il va faire. Car oui, votre personnage aura beau posséder une kyrielle de compétence, seules quelques-unes apparaîtront selon le contexte dans lequel il et placé.

Très complexe au premier abord, voire confus, il ne révèle sa richesse qu’au bout de dizaine d’heures de jeu (ce qui n’est pas rien), et il convient de s’accrocher jusque-là pour véritablement apprécier The Last Remnant. Cette période ne représente d’ailleurs qu’une fraction du temps de jeu, puisque le titre à une durée de vie conséquente, ne serait-ce que via sa quête principale mais aussi tous les à-côtés qui rendent l’expérience agréable.

Une nouvelle version plus agréable

The Last Remnant

Cette version Remastered apporte quant à elle tout un tas de nouveautés qui ne sont en réalité pas toutes si inédites. Elle incorpore surtout les changements effectués sur la version PC, qui rendent notamment le système d’union plus souple. Auparavant, un seul général pouvait être intégré dans une union, ce qui était dommage tant le jeu recèle de généraux charismatiques, que l’on devait laisser de côté pour des soldats basiques. Ici, pas de limites, ce qui heureusement ne déséquilibre pas les combats pour autant. Notez que le jeu reste assez exigeant et que la difficulté est de mise, ce qui, associé à la complexité du gameplay, ne le rend pas forcément accessible à tous.

On notera également l’ajout de sauvegarde automatique et du mode Turbo pour les combats, mais la grande nouveauté de ce remaster est avant tout esthétique, puisque le titre passe ici de l’Unreal Engine 3 au 4. Le rendu est alors nettement plus propre et tourne comme un charme sur Switch, bien que des très (très) légères saccades interviennent de temps en temps en mode portable. La lisibilité en prend aussi un coup lorsque l’on joue en nomade, mais ce n’est principalement que le temps de se familiariser avec toutes les informations affichées lors des combats.

Reste donc que cette version Remastered est un très bon portage d’un jeu qui mériterait plus d’attention. Handicapé par un trop grand classicisme narratif et un héros au charisme inexistant, The Last Remnant s’est nettement amélioré depuis sa sortie initiale sur Xbox 360, et cette version Switch en est la preuve. Les ajouts de ce portage rendent le tout bien plus digeste et confortable, ce qui donne alors une bonne raison pour découvrir ce sympathique JRPG.

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