Aperçu : Postal 4: No Regerts – Une suite à Postal 2 qui doit se peaufiner

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Le postal dude revient dans une nouvelle aventure, qui fait suite à Postal 2.

Il faut bien l’avouer, jamais on n’aurait cru revoir la licence Postal un jour. Mais il y a quelques semaines, un Postal 4: No Regerts est apparu sauvagement sur Steam comme ça, sans prévenir à l’avance. La franchise est cette fois-ci développée par les développeurs originaux de Postal 1 & 2, soit Running With Scissors.

Se passant totalement de l’infâme Postal III par les p’tits gars de Trashmasters, Postal 4: No Regerts est donc la suite logique à Postal 2. Arrivé sur Steam en accès anticipé, cette première approche nous laisse sceptique, car le travail à accomplir avant sa sortie définitive est tout simplement titanesque.

Welcome to Edensin

Postal 4: No Regerts cinématique

Avant toute chose, le titre étant en accès anticipé, il est important de savoir une chose : Postal 4: No Regerts est loin d’être une version définitive. En effet, le soft est pour le moment dans une version alpha, et propose un contenu des plus moindres. S’il est possible de se balader librement dans la ville d’Edensin, le jeu n’offre en revanche que seulement trois pauvres missions à effectuer, voire quatre si on compte vraiment l’introduction.

Vous voilà donc prévenus, et nous sommes clairement en face d’une grosse démo jouable payante pour l’heure. On espère que le développement avancera vite et que le contenu restant arrivera à la vitesse de l’éclair, au risque d’irriter voire de lasser les nombreux fans de la licence. Pour nous répéter, vous êtes donc prévenus avant de passer à la caisse et de vous procurer Postal 4: No Regerts.

Du côté de l’histoire, la production de Running With Scissors se déroule après les événements de Postal 2. Après l’explosion nucléaire dans la ville de Paradise le postal dude, en compagnie de son fidèle chien Champ, s’arrête momentanément dans une station service pour se « soulager » dans les toilettes. Mais en sortant, ce dernier se fait piquer sa caravane et sa voiture, volée par une personne mal intentionnée.

Notre protagoniste voit ensuite une ville au loin nommée Edensin, une cité qu’il espère pleine d’opportunités pour lui qui est maintenant sur un nouveau départ. Pour le moment, hormis ce que nous voyons au début du jeu via cette cinématique, nous savons que le titre se déroulera aussi sur une semaine, comme le précédent opus. Mais pour la teneur de l’histoire en elle-même, elle est pour le moment encore assez mystérieuse, même si on devra certainement se frotter de nouveau à des factions toutes aussi folles que Postal 2.

Là où le bat blesse par contre, c’est la direction artistique. Si la ville d’Edensin a un certain cachet, force est d’admettre qu’il y a un tantinet un peu trop de ressemblance avec Paradise dans sa conception. On reste un peu sur notre faim de ce côté-là, même si on compte sur les développeurs pour nous livrer une copie radicalement différente sur la version définitive. Un petit côté rafraîchissant ne serait donc pas de refus histoire de nous faire oublier Paradise, et son aspect totalement déjanté et politiquement incorrect.

Quand le Postal Dude cherche des petits boulots…

Postal 4: No Regerts prison arme portes

Dans l’esprit, on sent qu’il s’agit de Running With Scissors qui est de retour aux affaires sur ce Postal 4: No Regerts. Tout cette ambiance trash et bel et bien de retour comme notre postal dude, qui semble en pleine forme. On retrouve au passage tout l’arsenal de notre héros entre bidon d’essence, cage de pigeons, le shotgun et j’en passe. Les sensations de shoot sont aussi similaires à Postal 2, même si le tout manque un peu de dynamisme. On ressent malgré tout un tantinet de fun, rapidement rattrapé par un sentiment de lassitude, et d’une IA encore aux fraises…

Au niveau de l’interface, Postal 4: No Regerts n’a pas chamboulé sa formule, mais l’a cependant modernisée. Il est désormais possible de recharger sur la plupart des armes, et vous aurez une map un peu plus claire, avec une interface vous affichant de manière concise vos objectifs, comme votre inventaire.  Qui plus est, vous retrouverez sur votre HUD en ingame l’inventaire rapide pour vos armes, vos objets spéciaux – argent, bouffe pour chats, chiens, boisson pour booster votre puissance, objet de mission… -, et bien sûr votre santé.

En soi, le tout n’est pas si mal, avec même un menu circulaire pratique pour changer d’armes rapidement. A contrario, la navigation n’en reste pas moins encore un poil fastidieuse, et mériterait d’être plus peaufinée. Une mini-map ne serait aussi pas de refus pour éviter d’ouvrir toutes les 5 minutes l’inventaire. On pestera également sur les trois missions disponibles, littéralement pas si intéressantes que ça pour un Postal.

Si l’introduction joue beaucoup sur l’humour de manière efficace, on est obligé de constater que les missions proposées pour l’heure sont juste ennuyeuses. Nous avons clairement l’impression d’être sur des quêtes honteusement fedex entre récupérer tel nombre de chiens et chats errants ou encore jouer le technicien des égouts en déblayant la crasse ou en réparant des ampoules. La seule mission vraiment marrante restera la dernière, avec tout l’humour que l’on connaît de Postal. Cependant, rien de bien trippant, et avec un level-design pas si exceptionnel.

On espère que cela sera corrigé comme l’aspect ouvert du soft, encore vide. Evidemment ce n’est qu’une alpha, et nous prions très fort pour que les p’tits gars de Running With Scissors embellissent leur copie au fur et à mesure du développement. Mais hormis la possibilité de se déplacer en mobylette pour aller plus vite d’un point A à B, les possibilités restent limitées.

Il n’y a rien à faire sur Edensin à part les trois missions, car le reste de la ville est pratiquement morte et beaucoup trop vide pour s’extasier devant. Egalement, notez qu’on ne peut pas encore sauvegarder notre partie, ce qui vous fera tout recommencer à chaque redémarrage du jeu. Sûrement parce que le contenu n’est pas encore si conséquent que ça, et c’est compréhensible.

Le point langue et graphismes sur cette alpha

Postal 4: No Regerts chien herbe ville

Avant dernier point, l’aspect graphique. On sait que le soft tourne sur de l’Unreal Engine 4, visiblement pas encore maîtrisé par les développeurs. Si les effets de lumière sont bien réussis, l’aspect cartoon donné au jeu n’est pas transcendant visuellement parlant.

Les modèles 3D manquent encore trop de finesse comme les textures, bien trop floutées et pas agréables à regarder. L’optimisation est encore à revoir, avec pas mal de freezes et saccades qui ternissent l’expérience de jeu. Le moteur physique random est aussi à corriger, comme les nombreux bugs de collisions qui sont encore légion. Vous l’aurez compris, c’est encore une alpha pure souche, et il serait temps de corriger tout cela avant que le titre n’arrive dans une version plus avancée.

Pour finir, le sound design. En cette version alpha c’est convenable surtout dans les doublages en VO, de qualité. Par contre, nous n’avons aucun ambiance musicale, et on espère qu’une version plus avancée ajoutera cela. Enfin, sachez que le jeu est intégralement en anglais, ce qui rebutera les anglophobes. On soufflera également qu’il n’y ait pas de sous-titres au moins anglais pour le moment, histoire d’être par exemple sûr de comprendre ce que certains personnages nous disent.

Impression mitigée, il faudra en juger plus sérieusement sur une version plus avancée que ça

Sur cette première prise en main de Postal 4: No Regerts, le sentiment est globalement très mitigé. Cette version actuelle manque encore d'énormément de features et de contenu. Cela dit, on sent un potentiel dans ses bases. Mais bien évidemment, nous attendons de voir une version plus fignolée car le titre reste encore assez bugué, pas bien optimisé, et doté de missions qui étaient encore soporifiques pour y trouver le fun, pourtant présent au début., Le soft reste aussi assez vide, sans réelles activités gargantuesques à faire mis à part se balader dans la ville d'Edensin. C'est globalement mi-figues mi-raisins pour l'heure, même si l'esprit totalement déjanté et trash de Postal est bel et bien là, sans pour autant dépasser son prédécesseur. L'heure est donc encore au scepticisme pour Postal 4: No Regerts, et on ne demande au jeu qu'à s'améliorer sur la longueur, jusqu'à proposer un produit fini infiniment meilleur que cette version alpha, beaucoup trop courte et chère pour ce qu'elle propose.

Matheus

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

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