AG Awards 2018 : Le jeu de l’année est… God of War !

AG Awards 2018 : Le jeu de l'année est... God of War ! 1

Après un débat houleux avec notre équipe, nous décernons le titre de jeu de l'année à l'épique God of War !

Les jeux marquants ont été nombreux en 2018, mais God of War a su créer un véritablement engouement dès sa sortie et tout le long de cette année. Même s’il est arrivé durant la première moitié de l’année, personne n’a réussi à l’oublier. C’est donc tout naturellement que le jeu de Sony et de Santa Monica Studio remporte aujourd’hui le fameux AG Awards du jeu de l’année 2018 ! Pour rappel, le titre a reçu l’excellente note de 9,5/10 dans nos colonnes et il a su séduire la majorité de l’équipe, tant il avait de qualités à revendre.

Un retour fracassant de Kratos

AG Awards 2018 : Le jeu de l'année est ... God of War !

Il faut dire que Kratos est apparu sous un nouveau jour avec ce nouvel opus, qui bouscule complètement les codes de la saga et ce, de la meilleure des manières. Le grand barbu n’a certes rien perdu de sa férocité, mais le récit proposé par Cory Barlog et ses équipes se veut être nettement plus intimiste que les autres épisodes de la saga. Loin des dieux grecs et de son passé, notre anti-héros s’est trouvé une nouvelle vie dans les contrées nordiques, mais il a bien du mal à fuir les problèmes. La quête qu’il entreprend avec son fils Atreus nous permet de découvrir une nouvelle facette du dieu de la guerre, qui apparaît alors comme un père maladroit, tentant de protéger sa progéniture contre sa véritable nature. La narration remplie de non-dits participe clairement à mieux comprendre le lien qui peut exister entre les deux, même si cela n’échappe pas à certains clichés du père un peu bourru qui ne veut surtout pas montrer une once de tendresse. On passe finalement très vite au-dessus de cela pour voir que Kratos gagne en épaisseur (et pas que musculaire), tout comme on prend plaisir à voir évoluer Atreus tout au long de son voyage initiatique. Tantôt peureux, tantôt arrogant, le fiston du protagoniste se cherche tout en essayant de comprendre le rejet de son père, mais il ne devient jamais un poids mort pour autant.

Si la majeure partie de ce God of War se concentre sur cette relation, le cadre inédit de cette nouvelle histoire est tout aussi réussi. La mythologie nordique sied finalement parfaitement aux aventures de Kratos et on prend plaisir à découvrir les nouveaux antagonistes, tout aussi puissants que leurs homologues grecs. On est certainement pas prêt d’oublier le combat contre l’Inconnu par exemple, qui témoigne de la mise en scène complètement folle de ce nouvel épisode. Le soin apporté à chaque cinématique transpire par tous les bords de l’écran et le côté grandiose, voire grandiloquent, de chaque bataille (notamment celle contre le boss final) est magnifié grâce à une bande-son tout aussi épique. Pour ne rien gâcher, ce God of War est un foudre de guerre qui ne faiblit jamais, même sur les PlayStation 4 standards. Le spectacle offert est probablement ce qui s’est fait de mieux cette année, même face à d’autres poids lourds de la mise en scène.

Mais cet opus ne base pas uniquement sa révolution dans sa narration ou dans son contexte mythologique, puisqu’il parvient également à réinventer l’ensemble du gameplay de la série. Le titre a pris un gros virage à 360 degrés en passant tout d’abord par une caméra à l’épaule, plutôt que des plans fixes des précédents God of War. De plus, les combats s’offrent désormais un système de verrouillage pour les ennemis, et nous avons droit à une nouvelle arme, qu’est la hache Léviathan. Cette dernière est diablement jouissive à manier, et on retrouve bien évidemment deux autres armes – dont une bien connue de la franchise, qui restent pour le moins efficaces. Les coups s’enchaînent tout naturellement, sans temps mort, avec une certaine brutalité et un dynamisme à toute épreuve, que l’on connaît chez notre bon vieux Kratos. Le jeu a aussi la malice de varier les plaisirs entre des légères séquences de grimpettes, d’énigmes bien fichues, mais aussi de combats titanesques contre des boss, dont la mise en scène est juste majestueuse de bout en bout !

Une maîtrise totale

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Le côté RPG rajouté n’est également pas en reste, et permet qui plus est de sublimer un gameplay déjà très nerveux où il ne faut pas faire n’importe quoi, face à des ennemis plutôt coriaces entre les draugrs, les trolls, et j’en passe. On peut totalement personnaliser nos armes en leur assignant des runes magiques qui vous conféreront de nouvelles attaques plus ou moins puissantes. Kratos pourra aussi récupérer de nouvelles tenues pour gonfler ses statistiques – force, endurance etc., mais également les crafter directement via l’atelier de Brok ou Sindri, les deux nains de l’univers nordique de God of War. Très honnêtement, sans trop entrer dans les détails vu que vous pouvez tout retrouver dans notre test, le côté RPG de God of War est à la fois bien pensé, bienvenu, et tout simplement autant modulable que bien complet, avec notamment un arbre à compétences pour améliorer les attributs de Kratos mais aussi d’Atreus, qui vous sera bien utiles lors des combats, qui ont gagné en technicité pour notre plus grand bonheur.

L’autre aspect qui fait que God of War est indéniablement le jeu de l’année, c’est surtout par le biais de son orientation cette fois-ci semi-ouverte. Car oui, contrairement à ses prédécesseurs qui avait un cheminement linéaire, God of War adopte un monde semi-ouvert. On peut visiter pas mal de royaumes nordiques entre Hellheim, Muspellheim et j’en passe. Le terrain de jeu est il faut bien l’avouer, relativement vaste. Le titre est d’ailleurs largement plus long que ses aînés, car il faudra au moins 15/20 heures pour venir à bout de la quête principale. Les quêtes annexes ne sont pas en reste pour prolonger l’expérience, surtout qu’elles restent pour la plupart intéressantes.

Très franchement vous l’aurez compris, si nous avons choisi de décerner le titre de jeu de l’année à God of War, ce n’est pas anodin. En effet, force est de constater que Cory Barlog et son équipe de Santa Monica ont eu le courage de reprendre la formule God of War de zéro en choisissant une nouvelle mythologie à aborder, tout en y ajoutant pas mal de nouvelles composantes. Et qu’on se le dise, ce gros changement de direction est à saluer car toutes les mécaniques de jeu instaurées dans ce nouvel épisode marchent du feu de dieu en apportant un gameplay solide, une narration tout bonnement excitante et intéressante mais surtout, une atmosphère nordique qui claque ! Oui, God of War mérite bel et bien son titre de jeu de l’année, et ce n’est pas volé. 

Article co-écrit avec Jordan. Retrouvez également tous nos sujets liés aux AG Awards 2018.

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