Spider-Man – De père en fils : Présentation et avis sur le comics de Panini

Spider-Man : De père en fils - Spider-Man - Mary Jane Watson - Peter Parker

Cela fait quelques temps maintenant que nous travaillons à vous présenter quelques comics. Récemment, nous avons pu vous parler du second tome de DIE et du comics Cyberpunk 2077. Cette fois-ci, nous allons à nouveau vous parler d’un ouvrage édité chez Panini Comics, Spider-Man : De père en fils. Pas vraiment besoin de présentations de qui est l’homme araignée, il y a de fortes chances que tout le monde ici le connaisse, au moins de nom.

Surtout parmi les gamers, où les sorties récentes de Miles Morales sur PlayStation 5, ainsi que Spider-Man en 2018 ont su rameuter les foules pour (re)découvrir ce héros emblématique de Stan Lee et Steve Ditko, créé il y a de cela presque 60 ans.

Écrit par J.J. Abrams et H. Abrams, Spider-Man : De père en fils regroupe les cinq volumes parus aux États-Unis sous le nom de Spider-Man : Bloodline. Au crayon, on retrouve Sara Pichelli, connue pour avoir œuvré sur de nombreux comics traitant de l’univers de « L’araignée Sympa du Quartier ».

Une affaire de Parker

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Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Abrams père et fils veulent d’emblée montrer la maturité de leur scénario. En effet, le premier chapitre s’intéresse au combat de trop pour Peter Parker, un combat contre Ivan Renz (Cadaverous) au cours duquel sa bien aimée perd la vie. Un événement tragique qui va faire ranger le costumer à notre héros et se lancer corps et âme dans son travail, au détriment de son fils Ben.

Oui mais voilà, Ben Parker est le fils du super-héros aux pouvoirs d’arachnide et son sang muté est également présent chez l’adolescent. Et, dans sa quête pour apprendre à maîtriser ses pouvoirs et impressionner son amie, Ben va finir par enfiler le costume de son père et devoir faire face à un danger de taille : le retour de Cadaverous.

Une trame narrative somme toute classique pour un comics Marvel. Mais l’un des gros points forts de cette histoire reste les personnages. Le duo père-fils Abrams maîtrise très bien la construction de ces derniers et le traitement des relations entre eux. Ben est attachant, et le petit côté hérité des anciens comics Spider-Man (lycée, découverte des pouvoirs) fait très bon ménage avec la touche d’originalité que les scénaristes essaient de nous proposer.

Ainsi, Ben représente tout ce qui fait l’adolescence : l’ambivalence entre l’être et le paraître. Non seulement le jeune homme veut être le gars cool et populaire, mais il veut aussi rester lui-même. Le problème qui se présente à lui est qu’on le trouve cool lorsqu’il suit les traces de son père, pas quand il tente de s’éloigner de lui. S’en suit alors une construction relativement complexe d’un personnage, Ben Parker, que l’on suivra tout au long de l’aventure.

Un Peter bien différent

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En outre, l’autre personnage principal de cette série, Peter, est toujours aussi intéressant. Puisqu’il s’est détourné de son fils suite au décès de MJ, ce dernier a évolué bien différemment de ce à quoi nous sommes habitués. Le seul bémol étant peut-être le manque d’approfondissement quant à son départ. Ce point reste assez secondaire et, compte-tenu de la situation, les raisons pourraient être multiples.

Non, les scénaristes ont préféré jouer la carte de la facilité en liant le départ de Peter à son désir de se défaire de son statut de super-héros. Mais alors, pourquoi délaisser Ben et Tant May ? Ranger le costume aurait été suffisant. De même pour certains choix de chara-design pour Peter, qui sont plutôt discutables.

Il n’empêche que le traitement des relations entre les personnages est tout aussi réussi que le traitement des personnages eux-mêmes. La relation entre Ben et Peter est plutôt bien exploitée, de même que celle de Ben et Faye ou simplement l’importance de Tante May dans l’ensemble de cette intrigue. Pour cette fois, elle occupe même la place de plaque tournante du scénario. Sans elle, ce dernier n’avancerait pas.

Enfin, notons que l’importance du costume de l’araignée a aussi une jolie place dans cette série, et permet notamment l’arrivée du grand méchant. Bon, si ce dernier n’est clairement pas le meilleur de l’univers de Spider-Man, il fait tout de même le travail. D’ailleurs, ce dernier permet un sympathique retournement de situation en fin d’ouvrage. On pourra cependant pester sur son second rôle tout au long de l’aventure.

Faut-il craquer pour Spider-Man : De père en fils ?

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Ainsi, même si le scénario de Spider-Man : De père en fils a des hauts et des bas, ce dernier permet de passer un agréable moment en compagnie de Tante May et Ben Parker (junior). L’ensemble du comics est plutôt bien mis en scène, avec un traitement des personnages très réussi.

Le travail de Pichelli sur l’aspect visuel est d’ailleurs très bon, tant sur les décors que sur les personnages. Les visages sont plutôt détaillés et les expressions des personnages font mouche. L’impression de gigantisme donné au grand méchant est, pour le coup, bien pensée. Visuellement, cette œuvre propose une copie parfaite.

Dès lors, Spider-Man : De père en fils est une œuvre à suggérer. Mais pas à n’importe qui cependant. En effet, cette dernière est à conseiller aux mordus de l’araignée, qui ont déjà une certaine connaissance de son univers. Dans cette série, pas d’arrêt sur les origines du super-héros, de ses pouvoirs, des personnages, rien. C’est une histoire à prendre en main avec des bases relativement solides. Et, si jamais vous souhaitez obtenir ces bases, Panini propose un large catalogue de comics dédiés à l’homme araignée.

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