Rage 2 : Bien se préparer pour la suite, résumé du premier épisode

Rage 2 : Bien se préparer pour la suite, résumé du premier épisode

Si vous n’avez pas fait Rage à l’époque, alors il est grand temps de vous rafraîchir la mémoire sur ce qu’était le titre d’id Software à l’époque !

La sortie de Rage 2 approchant, il nous paraissait plutôt important de rappeler à quoi ressemblait le premier volet de Rage en 2011. Effectuons de ce fait un petit retour dans le passé, et la première annonce de Rage.

Rage, un titre qui a pris son temps avant de sortir

Rage

Souvenez-vous, Rage est annoncé pour la première fois en 2007 lors de la Quakecon, organisée comme chaque année par id Software à Dallas plus précisément au Texas et ce, depuis 1996. Pour ceux qui ne connaissent pas id Software – et dans ce cas, ce ne serait qu’un véritable affront – le studio avait principalement œuvré sur des licences connues de tous à savoir DOOM, Quake, ou encore un certain Wolfenstein.

On y apprend notamment dans un premier temps que Rage est édité par Electronic Arts. Mais bien plus tard, c’est Zenimax Media qui rachète le studio. Pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe, ce sont eux qui ont racheté notamment Bethesda Softworks. Du coup, une chose en entraînant une autre, Rage sera par la suite édité par Bethesda à défaut d’Electronic Arts. Effectivement, si “Doom 4” entre autres – qui sera le fameux excellent reboot DOOM par la suite – avait été automatiquement récupéré par Zenimax Media suite au rachat, le groupe a dû ensuite négocier avec EA, afin d’y récupérer in extremis les droits de Rage.

Malgré ces retournements de situation, il semble quand même qu’à l’époque, Rage a traîné un peu la patte dans son développement. En effet, force est de constater qu’entre sa sortie et son annonce, il s’est écoulé plus de quatre ans. Cela est sûrement dû au fait qu’id Software a certainement jonglé entre Doom 4 – recommencé par la suite pour devenir DOOM en 2016 – et Rage. Quand on pense que les développeurs avaient affirmé par le passé que Doom 4 allait sortir avant Rage, il faut croire qu’id Software s’était bien lourdement trompé finalement. Mais en définitive, tout est bien qui finit bien, car Rage sort par la suite le 4 octobre 2011 sur PC, PS3 et Xbox 360.

Un univers post-apo qui a du charme, mais une fin bâclée

Rage

Pour les personnes qui dormaient au fond de la classe, il est temps de rappeler ce qu’était Rage à l’époque. Le titre nous mettait dans la peau du dernier survivant du projet arche, qui se réveille plus de 106 ans après avoir végété dans sa capsule cryogénisée, soit en 2135. Notre héros, totalement muet, y rencontrera tout un tas de personnages dans le trip Mad Max, mais se frottera également à l’autorité, qui semble avoir la main mise, et traquant le moindre survivant de l’arche, dans un monde frappé jadis par un immense astéroïde dévastant complètement le monde que nous connaissons. Concrètement, le début était vachement prenant et intéressant sur la forme, mais il faut bien avouer que dans le fond, Rage se dotera finalement d’une fin totalement inachevée et plutôt amère. On peut donc en conclure que cette fin a sûrement été créée dans le but de faire plus facilement une suite en somme, et c’est ce qui va arriver avec Rage 2, qui débarque le 14 mai prochain.

Mais qu’à cela ne tienne, Rage tire tout son épingle du jeu avec un gameplay très orienté old shcool à l’époque. En clair, Rage premier du nom faisait évoluer le joueur dans un monde semi-ouvert. Notre protagoniste navigue entre diverses villes qui proposent pas mal d’activités entre quêtes principales, annexes, des courses de voitures, du poker, le jeu du couteau et j’en passe. Globalement, c’est relativement complet pour un jeu qui se veut semi-ouvert, où vous pouvez aussi parcourir le Wasteland à bord de votre véhicule, et vous amuser à y défourailler de temps en temps d’autres véhicules ennemis.

On notera aussi des gunfights nerveux et ultra fun. Ces derniers prennent véritablement place dans des missions annexes ou principales, avec une progression sous forme de “donjons”. Nous avons une belle tripotées d’armes, des wingsticks – la marque de fabrique de la licence – des tourelles, mais surtout un ou deux défibrillateurs pour se régénérer, afin de ne pas recommencer le niveau du début si vous mourrez. Même si on retrouve le fameux système de santé lancé par un certain Call of Duty où vous personnage se régénère automatiquement au bout de quelques secondes, ceci est compensé par le fait que l’on peut mourir en quelques balles rapidement si on ne fait pas attention. Le titre nous met également tout le temps sous tension avec les mutants ou les différents gangs qui nous attaquent sans cesse, et se dotant d’une IA vachement crédible pour l’époque.

En bref, le titre oscille entre des mécaniques de jeu moderne et old shool, pour donner un mélange fusionnel franchement plaisant tout le long, en dépit d’une certaine répétitivité sur les “donjons”, qui font office de niveaux pour les différentes missions. Un système d’inventaire pas trop mal foutu est même de la partie, afin de crafter divers objets, stocker certains objets à vendre au marchand pour acheter munitions, améliorations d’armes, recettes de craft et j’en passe. Niveau contenu, Rage proposait pas mal de choses à faire, et les joueurs voulant profiter juste de la trame principale peuvent même le terminer en 8h, sans compter les nombreuses activités annexes qui peuvent doubler la durée sans soucis. Il y a aussi un mode coopération et des courses de voitures en ligne mais vous vous en doutez, les serveurs sont vides aujourd’hui.

On termine enfin avec cette direction artistique et technique, qui a de quoi charmer pour l’époque. Même si l’id tech 5 employé sur Rage s’offrait pas mal de soucis techniques au niveau de l’affichage, mais aussi de son aspect graphique plutôt inégal, le soft a un charme incontestable. Les différents panoramas post-apocalyptiques avec un style graphique grisâtre tout le long sont clairement saisissants, et puis cette ambiance tantôt Mad Max et tantôt stressante avec les mutants fait clairement le café. On est complètement envoûté par ce mélange, et puis ce dépaysement total qui fait du bien. En somme, le design global reste réussi.

En clair, Rage reste un titre relativement agréable à prendre à main aujourd’hui malgré ses mécaniques qui ont un peu vieilli, et on espère que ce retour en arrière sur ce premier opus vous aura plu. Il ne reste plus qu’à voir désormais si Rage 2 sera aussi bon que Rage qualitativement parlant. Pour cela, il faudra le vérifier en long, en large et en travers lors de sa sortie officielle le 14 mai prochain sur PC, PS4 et Xbox One. Et vous, avez-vous apprécié le premier Rage à l’époque ?

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